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  <title>La Dépêche d'Abidjan</title>
  <description><![CDATA[Au coeur de l'Info]]></description>
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  <language>fr</language>
  <dc:date>2020-12-28T08:06:10+01:00</dc:date>
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   <title>Des réactions différentes face aux mêmes crimes</title>
   <pubDate>Wed, 23 Dec 2020 17:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>La Dépêche d'Abidjan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Opinion]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.ladepechedabidjan.info/photo/art/default/52541457-40038052.jpg?v=1608741488" alt="Des réactions différentes face aux mêmes crimes" title="Des réactions différentes face aux mêmes crimes" />
     </div>
     <div>
      Le 14 décembre 2008, George W. Bush, instigateur d’une guerre injustifiée en Irak (Saddam Hussein ne détenait pas d'armes de destruction massives selon l’inspecteur de l’ONU Hans Blix), venait d’achever une visite surprise en Irak. Pendant qu’il échangeait avec les journalistes irakiens, l’un d’entre eux, Mountazer al-Zaïdi, qui était assis au 3e rang et qui travaillait pour la chaîne Sunnite al-Bagadadia, jeta subitement ses deux chaussures sur le président américain .en criant : “C'est le baiser de l'adieu, espèce de chien. vous êtes responsable de la mort de milliers d'Irakiens.”        <br />
              <br />
       Mountazer al-Zaïdi fut certes condamné à un an de prison pour “agression contre un chef d’État en visite officielle”, mais, pour beaucoup dans le monde arabe, c’était un héros. Il fut libéré après 9 mois de prison. Quand on lui demanda ce qu’il pensait de son acte, il répondit : “Ce que je regrette, c’est de n’avoir pas eu à ce moment-là une autre paire de chaussures. Les soldats américains doivent quitter l’Irak immédiatement.”        <br />
              <br />
       Le 14 décembre 2020, Nicolas Sarkozy, assimilé par le parquet national financier (PNF) à “un délinquant chevronné” et responsable avec Dramane Ouattara de la mort de plusieurs milliers d’Ivoiriens en avril 2011 puisque Laurent Gbagbo fut acquitté par la Cour pénale internationale le 15 janvier 2019, était à Abidjan. Il revint sur le lieu de ses crimes alors que 4 ans de prison dont deux avec sursis ont été requis contre lui en France, le 8 décembre. Sarkozy ne fut ni insulté, ni chahuté, encore moins agressé. Il n’y eut aucune manifestation pour protester contre sa visite. Au contraire, il eut droit au tapis rouge et, probablement, à une grosse enveloppe de la part de celui qu’il installa dans le fauteuil présidentiel au mépris du Conseil constitutionnel qui seul est habilité à dire qui a gagné l’élection présidentielle.       <br />
              <br />
       Un même jour (le 14 décembre), les mêmes mensonges et crimes utilisés en Irak et en Côte d’Ivoire pour dégager des insoumis mais deux réactions diamétralement opposées : les Arabes ne se laissent pas faire. Les Africans, eux, ont tendance à subir en silence et à laisser faire. Voici ce que disait à ce sujet le compatriote Namory Fatogoma Dosso, le 19 decembre 2011 : “Les Africains francophones acceptent des choses qu'aucun autre peuple au monde ne peut accepter. Les animaux se battent et défendent mieux leurs droits que les Africains francophones. En Côte d'Ivoire, la France a installé un Burkinabè au pouvoir qui aussitôt a nommé des Français, des burkinabè, des Maliens, des Guinéens, des Sénégalais et autres étrangers à de très hautes fonctions étatiques, laissant les enfants du pays même dans la dèche totale. Aussi à tous les grands postes de l'État, on ne retrouve que des Ouattara et leurs alliés. Aucun peuple au monde ne peut accepter cela si ce n'est des gens colonisés et complètement abrutis par la France. Partout ailleurs dans le monde, les gens instinctivement et sans tarder auraient pris les armes et auraient déjà corrigé cette grande anomalie.”        <br />
              <br />
       Jusqu’à quand l’Afrique noire acceptera-t-elle l’inacceptable ? Pourquoi ses drigeants sont-ils incapables de se comporter comme l’Algérien Abdelaziz Bouteflika qui non seulement présentait la loi française du 23 février 2005 glorifiant la colonisation comme “une cécité mentale confinant au négationnisme et au révisionnisme” mais qualifiait le colonialisme “d’un des plus grands crimes contre l'humanité que l'Histoire a connus” ? Pourquoi les Sénégalais qui écoutaient Sarkozy le 26 juillet 2007 à l’Université Cheikh Anta Diop ne réagirent-ils pas séance tenante à son discours abject et méprisant sur les Africains ?       <br />
              <br />
       Sarkozy retourna sur le lieu de ses crimes en villégiature, se permit d’y fanfaronner sans que le ciel ne lui tombe dessus parce que nous avons pris l’habitude de tout pardonner et de pardonner à ceux qui pillent nos richesses, à ceux qui bombardent nos camps militaires et maisons, à ceux qui tabassent nos enfants dans des soi-disant bavures policières, à ceux qui déportent ou tuent nos résistants. Le pire, c’est que certains Africains comme l’écrivain malgache Jean-Luc Raharimana  estime que “ l'immense majorité des Africains n'attend de la France ni excuse ni repentir” et que, “depuis longtemps, elle a pardonné”. Pardonner, absoudre, tourner la page, voilà tout ce dont nous sommes capables comme si c’était la seule réponse aux souffrances et injustices que nous avons subies au cours de l’Histoire. Or, affirme Kemi Seba, “il y a un moment où, tôt ou tard, il faudra bel et bien se dire que pardonner le mal systématiquement, c'est l'approuver”. Et Martin Luther King, qui fut pasteur de l’Église baptiste et partisan de la non-violence, renchérit : “Accepter passivement un système injuste, c'est en fait collaborer avec ce système. L'opprimé devient par là aussi pécheur que l'oppresseur. Ne pas collaborer au mal est une obligation morale, au même titre que collaborer au bien. L'opprimé ne doit jamais laisser en repos la conscience de l'oppresseur. La religion rappelle à tout homme qu'il est le gardien de son frère. Accepter passivement l'injustice revient à dire à l'oppresseur que ses actes sont moralement bons. C'est une façon d'endormir sa conscience. Dès cet instant, l'opprimé cesse d'être le gardien de son frère. L'acceptation, si elle est souvent la solution de facilité, n'est pas une solution morale : c'est la solution des lâches.        <br />
              <br />
       Le Noir ne se fera jamais respecter par son oppresseur en se soumettant ; il ne fera qu'augmenter son arrogance et son mépris, car on y voit toujours une preuve de l'infériorité du Noir. Le Noir n'obtiendra pas le respect des Blancs du Sud, ni celui de tous les peuples du monde, s'il accepte d'échanger l'avenir de ses enfants contre un peu de tranquillité personnelle dans l'immédiat.&quot; (cf. &quot;Combats pour la liberté&quot;, Payot, 1968)       <br />
              <br />
       Depuis 5 siècles, ceux que Sartre appelait “les ennemis du genre humain” nous font la guerre, cherchant à nous exterminer afin de faire main basse sur nos richesses. Face à eux, notre attitude peut et doit être autre chose que le silence et la passivité.       <br />
              <br />
       <b>Jean-Claude DJÉRÉKÉ</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>Côte d'Ivoire -  Koné Bruno, coordinateur régional du RHDP de la Bagoué : « L’opposition devrait présenter des excuses aux populations »</title>
   <pubDate>Fri, 18 Dec 2020 13:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>La Dépêche d'Abidjan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Interviews]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Directeur de Campagne dans la Bagoué, le ministre Koné Bruno tire les leçons de la présidentielle. Il invite l’opposition au dialogue pour la poursuite du développement de la Côte d’Ivoire.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.ladepechedabidjan.info/photo/art/default/52421356-39983529.jpg?v=1608296795" alt="Côte d'Ivoire -  Koné Bruno, coordinateur régional du RHDP de la Bagoué : « L’opposition devrait présenter des excuses aux populations »" title="Côte d'Ivoire -  Koné Bruno, coordinateur régional du RHDP de la Bagoué : « L’opposition devrait présenter des excuses aux populations »" />
     </div>
     <div>
      <b>Vous avez assisté le lundi 14 décembre, à la prestation de serment du Président Alassane Ouattara, en présence de plusieurs chefs d’Etats et d’anciens chefs d’Etat venus d’Afrique et d’Europe. Quels commentaires pouvez-vous faire après avoir vécu ce moment solennel ?</b>       <br />
              <br />
       Deux sentiments, principalement ! D’abord, un sentiment de fierté. Quel Ivoirien ne se sentirait pas fier de voir se tenir une telle cérémonie dans son pays. Elle a été de très belle facture. Le fait que treize chefs d’Etat, des chefs et membres de gouvernements se soient déplacés, montre que la communauté internationale a parfaitement compris le contexte dans lequel s’est déroulée cette élection. Cela montre aussi que cette communauté a parfaitement compris le caractère légal de l’élection du Président Alassane Ouattara, ainsi que sa totale légitimité à diriger la Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens avaient joué leur partition, la communauté internationale vient de jouer la sienne. Nous sommes fiers de la voir afficher ce soutien.       <br />
              <br />
       Le deuxième sentiment, Ensuite, c’est l’impression de gâchis qui se dégage. Pourquoi avoir assisté à tous ces actes de désobéissance civile, à tous ces actes de défiance publique, ces contestations, ces blessés, ces morts, ces dégâts matériels, pour arriver à quelque chose qui, en définitive, était banale ?       <br />
              <br />
       La démonstration faite par le Conseil constitutionnel montre clairement que les élections se sont déroulées dans un cadre totalement légal. Evidemment, nous le disions déjà, mais nos voix ne portaient sans doute pas suffisamment ! Cette démonstration, je l’espère, a fini de convaincre les plus sceptiques et réfractaires à ce processus électoral.       <br />
              <br />
       Dans son discours d’investiture, le Président de la République avait annoncé la nomination d’un ministre de la Réconciliation. C’est chose faite depuis le mardi 15 novembre. Mais, pour bien de personnes, cela montre qu’il s’agit d’un aveu d’échec des actions du Chef de l’Etat, en termes de réconciliation nationale. Quel est votre avis sur la question ?       <br />
              <br />
       En matière politique, un chef d’Etat tient compte de la réalité et de la perception de ses concitoyens. Pour ma part, je continue de penser qu’en Côte d’Ivoire, il ne peut y avoir de problèmes entre communautés. J’observe que les communautés ethniques cohabitent et vivent paisiblement ensemble, loin de vouloir s’agresser de façon quotidienne. Au contraire, on se rend bien compte que, chaque fois qu’il y a des violences, c’est autour des questions électorales. Ce qui montre que le ressort de toutes les manifestations violentes est, avant tout, d’ordre purement politique. Il n’est ni social, ni communautaire, comme on est amené à le penser.       <br />
              <br />
       Le rôle du ministre de la Réconciliation sera, sans doute, de mieux expliquer la position du gouvernement ; mieux faire en sorte que les hommes politiques ivoiriens, du pouvoir et de l’opposition communiquent davantage. Evidemment, si cela peut permettre à nos populations de vivre, au mieux, l’union et la fraternité, la Côte d’Ivoire ne sera qu’honorée !       <br />
              <br />
       <b>C’est Kouadio Konan Bertin (KKB), candidat à la présidentielle qui a été nommé aujourd’hui (ndlr, le mardi 15 décembre). Quel commentaire, M. le ministre ? </b>       <br />
              <br />
       Kouadio Konan Bertin a déjà donné des gages par le fait qu’il a participé à l’élection présidentielle et qu’il a tenu un discours plutôt apaisant et constructif, pendant la campagne électorale. Il y a également, le fait qu’il vient d’un parti d’opposition (le Pdci-Rda). Autant d’éléments qui le placent en bonne position pour être ce lien entre les acteurs du pouvoir et ceux de l’opposition, ainsi qu’entre toutes les communautés vivant en Côte d’Ivoire. Notre souhait est, par conséquent, qu’il réussisse sa mission.        <br />
              <br />
       <b>On parle plutôt de récompense, du fait d’avoir été candidat à la présidentielle !       <br />
       </b>       <br />
       Non, on ne récompense pas un candidat qui a participé à une élection présidentielle. La décision du Chef de l’Etat de nommer un ministre, quel qu’il soit, est souveraine. Le chef de l’Etat a voulu sans doute ici s’appuyer sur une personnalité qui a montré qu’elle était capable d’établir ce pont entre les différentes communautés et de réussir ce challenge de réconciliation qui sonne comme un refrain chez les hommes politiques ivoiriens, refrain souvent repris par les populations qui elles par contre, je le répète, n’ont pas de problème à cohabiter et à vivre ensemble. .       <br />
              <br />
       Vous avez été directeur de campagne dans la région de la Bagoué. Avec l’environnement politique dans lequel a baigné le scrutin présidentiel, pensez-vous avoir atteint vos objectifs ?        <br />
              <br />
       Nos objectifs sont pleinement atteints. Il s’agissait, premièrement, de faire en sorte que l’élection présidentielle se tienne ; deuxièmement, de faire en sorte que notre candidat, Allassane Ouattara, soit élu ; troisièmement, de faire en sorte qu’il soit bien élu au niveau juridico-légal et soit légitimé dans la fonction. On se rend bien compte que tout cela a été réalisé. Mais, la seule fausse note, comme je le déplorais tantôt, c’est ce concert de violences lié aux mots d’ordre de désobéissance civile. Il a, un peu, terni le processus électoral et le scrutin du 31 octobre. Nous le regrettons et nous avons une pensée pieuse pour les victimes. Pour le reste, les objectifs fixés ont été bien atteints. Aussi bien, au niveau local, compte tenu des bons résultats que nous avons enregistrés ; qu’au niveau national, étant donné que ces résultats sont en mesure de confirmer la légitimité du Président réélu, si on tient amplement compte des circonstances dans lesquelles ont eu lieu les élections.       <br />
              <br />
       <b>Justement, n’aviez-vous pas des appréhensions, compte tenu de l’environnement austère qui a régné, avant les échéances électorales ? </b>       <br />
              <br />
       Nous n’avions pas, en tant que tel, d’appréhensions, parce que nous occupons le terrain de la Bagoué depuis plusieurs années. Régulièrement, nous sommes sur le terrain, au contact de la population, nous avons eu le temps d’entendre de l’entendre, par rapport au travail réalisé par le gouvernement, nous avons eu le temps d’entendre les sollicitations de ces populations pour apporter les réponses qui s’imposaient... En réalité, au moment où nous arrivions aux élections, pour nous, en tout cas, tout était sous contrôle ! Notre seule inquiétude, c’était l’environnement délétère dans lequel certains opposants ont conduit l’élection.       <br />
              <br />
       Mais pour ce qui concerne la région de la Bagoué, tout s’est très bien passé. Nous n’avons pas connu un seul incident pendant la précampagne, le déroulement de l’élection, ni après le scrutin. En tout cas dans la région de la Bagoué, tout s’est très bien passé.        <br />
              <br />
       <b>La Bagoué, un cas d’école ? </b>       <br />
              <br />
       Du tout, nous n’avons pas cette prétention, mais nous pouvons humblement dire que dans la mission politique qui nous a été confiée, nous n’avons pas d’autres choix que d’être sur le terrain et au contact des populations, de les écouter ; et surtout de leur apporter ce qu’elles souhaitent et attendent du gouvernement. Dans le cas de la Bagoué (je crois qu’elle concerne la majorité des régions ivoiriennes), ce que la population souhaite, c’est l’amélioration de ses conditions de vie. De ce fait, lorsque nous apportons l’eau, l’électricité, des voies de circulation de bonne qualité, l’école dans de bonne condition, des centres de santé, etc., il y a clairement une amélioration de son quotidien, auquel, il faut ajouter tout ce qui est production agricole, artisanale, industrielle qui lui permet de vivre décemment, sans être obligé de se rendre à Abidjan et dans les autres grandes agglomérations.        <br />
              <br />
       <b>Vous avez été le directeur de campagne du candidat du Rhdp dans cette la région. Quelles leçons peut-on tirer de ce processus électoral ?</b>       <br />
              <br />
       Cette élection, pour ce qui concerne la région de la Bagoué, s’est bien déroulée. Et auparavant, nous avons eu droit à une campagne électorale de haute facture, avec des populations enthousiastes et gonflées à bloc pour une victoire éclatante du RHDP et des collaborateurs eux-mêmes encore plus motivés. J’en profite pour remercier toute l’équipe de campagne qui a fait du très bon boulot et qui est restée soudée et engagée jusqu’au bout. De ce processus, je tire personnellement deux grands enseignements :       <br />
              <br />
       - Premièrement : je retiens que, comme dit le dicton, « l’union fait la force ». J’ai observé une mobilisation et une contribution exceptionnelle des cadres de la Bagoué dans cette campagne électorale. Ce qui nous a donné de l’énergie durant les trois semaines passées sur place en comptant la semaine de pré-campagne. Nous sortions pratiquement tous les matins à 9h et rentrions au-delà 20h, pour ensuite nous soumettre aux réunions internes et aux sollicitations privées des militants et des populations. L’effort fourni a été intense, le programme établi a été totalement exécuté et les populations nous ont vraiment fait honneur avec un taux de participation et un taux de suffrages pour notre candidat très honorables, parmi les plus élevés au plan national.       <br />
              <br />
       - Deuxièmement : je retiens que nos populations sont reconnaissantes des efforts du Président de la République dans notre région. Partout où nous sommes passés, nous avons entendu des témoignages poignants des populations sur les actions de développements réalisées ou en cours dans leurs localités. Personnellement, je mesure le chemin parcouru depuis dix ans quand je parcours la région et que j’observe la réalité du terrain et l’évolution dans les demandes des populations, qui dénotent un réel changement positif au plan humain et sociétal.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>       <br />
       Dans les pays comme le Burkina Faso et le Ghana, les élections se passent en toute quiétude. Or, la Côte d’Ivoire, considérée comme une locomotive du développement dans l’espace Uemoa-Cedeao, a du mal à retrouver ses repères quand il s’agit d’élection. A votre avis, qu’est-ce qui coince ? </b>       <br />
              <br />
       Le cas récent du Ghana fait mentir quelque peu votre assertion mais, peu importe. Pour ce que nous savons et en dépit des concessions faites par le gouvernement pour une élection apaisée et ouverte, notre opposition avait un autre agenda. Nous avons assisté à des comportements aux antipodes de la démocratie, qui tendaient plutôt à empêcher l’élection ou à intimider les électeurs. Cependant, nous avons noté que la majorité, je dirai même la très grande majorité des populations, ne s’est pas sentie concernée par les appels à la désobéissance civile et quand elle n’a pas été empêchée, a tout fait pour exercer son droit de vote. Je tiens pour preuve le taux de participation au plan national, en dépit des menaces et des intimidations avant, pendant et après l’élection. Et pour ma part, ce comportement de l’opposition, en réalité victime de sa mauvaise organisation et de son manque de stratégie politique, ne peut en aucun cas porter atteinte à l’honorabilité de notre pays et de ses dirigeants. La communauté internationale s’est tenue fermement aux côtés de la majorité des Ivoiriens jusqu’à la prestation de serment du 14 décembre et la Côte d’Ivoire, sous le leadership du Président Alassane Ouattara, demeurera une locomotive du développement de la sous-région. Nous avons la chance d’avoir un Président charismatique, méthodique, qui connait très bien ce pays, qui a une vision claire de là où il souhaite le mener, et qui se donne les moyens d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixé.       <br />
              <br />
       <b>A la suite du scrutin présidentiel, émaillé de violences, après l’appel à la désobéissance civile de l’opposition, le Président Alassane Ouattara, n’a pas attendu pour tendre la main à cette opposition. Quel sens, donnez-vous à cet acte hautement politique et républicain ?       <br />
       </b>       <br />
       Le Président Alassane Ouattara est resté égal à lui-même. Il est resté cet homme sensible, rassembleur et sans rancune envers ses pourfendeurs et adversaires, y compris les plus irréductibles. Par-dessus tout, il voit l’intérêt de son pays et de son peuple. En 2011, il était également dans la même posture, de dialogue et de main tendue, quand la violence des attaques des opposants (de commissariats, de camps militaires, aux frontières, etc.) a fini par le freiner. Soucieux du bonheur de son peuple, et comme le Président Houphouët-Boigny, qui disait préférer l’injustice au désordre, il continuera sans doute à tendre la main à l’opposition, tout en restant ferme quant au respect des lois, la protection de nos concitoyens et la défense de notre système de production et de notre économie.       <br />
              <br />
       <b>Après la rencontre du Président Alassane Ouattara et son aîné Henri Konan Bédié, le 11 novembre, l’opposition a posé des préalables pour la suite des discussions entre les deux hommes politiques. Qu’en pensez-vous ?</b>       <br />
              <br />
       Certains semblent oublier qu’une élection s’est tenue conformément à notre Loi fondamentale, qu’un vainqueur a été déclaré et que désormais, le Président élu a prêté serment et est pleinement en activité. Cette opposition, qui n’est pas allée à l’élection présidentielle, est très mal placée pour poser des préalables. En plus, elle a échoué dans sa volonté de susciter une insurrection et de renverser l’ordre institutionnel. Je pense que l’opposition, si elle était responsable et républicaine, devrait plutôt présenter des excuses aux Ivoiriens et aux populations vivant en Côte d’Ivoire pour tous les manquements qui ont conduit à des destructions de biens publics et privés, à des blessés, dont certains graves et hélas, à de nombreuses pertes en vies humaines.        <br />
              <br />
       <b>Avez-vous le sentiment que le processus de paix entre le parti au pouvoir et l’opposition est bien engagé au point d’accoucher d’une paix durable, à l’issue des discussions ?</b>       <br />
              <br />
       J’ose surtout croire en la bonne foi de cette opposition qui n’a pas d’autre choix, au risque de se discréditer définitivement aux yeux des Ivoiriens et de la communauté internationale. La Nation toute entière observe nos opposants et saura apprécier leur attitude car les Ivoiriens, dans leur grande majorité, veulent la paix, l’entente, la sécurité, le développement, des emplois pour les jeunes, l’autonomisation de la femme, en un mot, l’amélioration de leurs conditions de vie. La Côte d’Ivoire est un pays de paix. Le Président Alassane Ouattara fait tout son possible pour préserver cette paix. Il appartient à tous les Ivoiriens en général et à l’opposition politique en particulier, d’œuvrer dans le sens du maintien de cette paix. Je voudrais donc, de ma modeste tribune ici, appeler l’opposition à saisir la main tendue du Président Alassane Ouattara, dans l’intérêt de nos populations et dans celui de notre cher pays.       <br />
              <br />
       <b>Selon vous, quelles sont les concessions qui doivent être faites de part et d’autres des parties prenantes au dialogue, pour le retour d’une paix définitive en Côte d’Ivoire ?</b>       <br />
              <br />
       Pour ma part, sur ce point, le Président Ouattara a déjà fait beaucoup. Tendre la main à ses adversaires politiques après les avoir battus aux élections et après que leurs actions aient entrainé des dégâts matériels aussi importants et la mort d’innocentes personnes, est déjà en soi, un effort appréciable. Ajoutons à cela, tous les appels à la discussion un an avant l’élection Présidentielle, la libération de certains prisonniers, la création d’un ministère en charge de la Cohésion sociale, la création effective d’un ministère dédié à la Réconciliation Nationale, etc. A trop tirer sur la corde, elle peut finir par se casser, évitons donc d’aller trop loin dans la surenchère. Personnellement, je fais entièrement confiance au Président Ouattara et je sais que s’il est encore possible de faire des concessions dans l’intérêt de notre pays et de nos populations, il n’hésitera pas à le faire. Mais de grâce, sachons raison garder.       <br />
              <br />
       <b>Après la présidentielle, les autres scrutins dont les législatives pointent le nez. Au sein de votre parti, dans la région de la Bagoué, comment vous appréhendez cet autre challenge ?</b>       <br />
              <br />
       En effet, après l’élection présidentielle, nous aurons bientôt les élections législatives qui, elles-aussi, créent de la tension à travers l’affrontement d’acteurs qui se côtoient au quotidien et qui dans certains cas, sont de la même équipe politique. Les enjeux sont énormes, car l’Assemblée nationale est un levier essentiel de la gestion du pouvoir d’Etat. Ces élections sont donc d’une importance capitale pour notre parti et aussi pour notre région. Nous avons l’obligation ici de confirmer les bons résultats de l’élection présidentielle. Voilà pourquoi, nous avions, avant même la décision de la Direction exécutive, enregistré les intentions de candidatures au sein de notre parti au niveau régional. Nous travaillons pour aplanir les divergences et avoir des candidatures consensuelles et des candidats en mesure d’assurer la victoire du RHDP dans notre région.       <br />
              <br />
       <b>Après le scrutin présidentiel qui a enregistré des manifestations dans certaines localités, que faut-il faire pour réussir des élections totalement apaisées ?</b>       <br />
              <br />
       L’élection Présidentielle et les élections législatives se déroulent dans des contextes totalement différents, avec des enjeux qui ne sont pas les mêmes. Ici, au-delà de la taille relativement réduite des circonscriptions, les acteurs se connaissent bien et se présentent face à des populations qui les connaissent bien. Gare donc à celui par qui le désordre arrivera !        <br />
              <br />
       <b>Parlons de votre parti, champion toute catégorie en matière de développement. Quels sont les nouveaux challenges auxquels les Ivoiriens doivent s’attendre, pour cette autre mandature du Président Alassane Ouattara ?</b>       <br />
              <br />
       Vous avez raison, en 9 ans, notre pays a connu des résultats jugés extraordinaires au plan économique et les traces de ce développement sont visibles dans toutes les régions du pays. Les experts au plan international saluent eux-aussi cette performance qui est montrée en exemple partout. Nous en sommes fiers mais sommes conscients qu’il reste encore du chemin à parcourir afin que l’ensemble des populations vivant en Côte d’Ivoire profitent davantage des fruits de cette croissance. C’est le sens du projet de société du Président Alassane Ouattara pour les cinq prochaines années, la Côte d’Ivoire solidaire. Ce projet s’appuie sur cinq piliers qui permettront d’aller encore plus loin dans la production de richesses et la répartition de cette richesse ; Le pilier 1 ‘’Sécurité, Paix et Cohésion sociale’’ indique clairement que la base de tout développement économique et humain part d’un environnement de paix et de sécurité. Il fait appel à l’union des fils et filles de ce pays, invités à ramer dans la même direction. Le pilier 2 ’’Création de richesse, source d’emplois’’ invite au travail et à la production, à travers la réforme structurelle de notre économie par la transformation locale de la plupart de nos matières premières et la création massive d’emplois, en particulier pour les jeunes. Le pilier 3 ‘’le Renforcement du rôle des régions’’ fera en sorte de décentraliser la production de richesse en s’appuyant sur les atouts des régions, tout en veillant à une plus juste répartition spatiale des fruits de la croissance générée. Les populations ivoiriennes, partout où elles sont installées, méritent en effet de connaitre une amélioration sensible de leur vie. Le pilier 4 ‘’le renforcement du rôle et de l’action de l’Administration’’ met davantage l’Etat au centre du processus de transformation de notre pays. Ce pilier plaide pour une Administration plus engagée et plus performante, afin qu’elle soit davantage au service de nos concitoyens. Le dernier pilier, ‘’l’Homme au centre de l’action de l’Etat’’ est une bonne synthèse de la volonté du Président Alassane Ouattara de faire de l’Homme le début et la finalité de son action politique. Ce pilier privilégiera notamment le développement du capital humain, à travers l’éducation, la santé et la réalisation d’infrastructures essentielles. Nous avons donc cinq années supplémentaires pour créer davantage de richesse, renforcer l’inclusivité de la croissance produite, réduire encore plus le taux de pauvreté, renforcer la place de notre pays au plan international, construire encore plus d’infrastructures, renforcer la démocratie, améliorer la vie de l’ivoirien, etc. Je suis personnellement optimiste pour mon pays et heureux pour mes compatriotes ivoiriens.       <br />
              <br />
       <b>Source :</b><a class="link" href="http://www.fratmat.info/article/210100/politique/rhdp/apres-la-presidentielle-bruno-kone-lopposition-devrait-presenter-des-excuses-aux-populations-"> fratmat.info</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.ladepechedabidjan.info/photo/art/imagette/52421356-39983529.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.ladepechedabidjan.info/Cote-d-Ivoire-Kone-Bruno-coordinateur-regional-du-RHDP-de-la-Bagoue-L-opposition-devrait-presenter-des-excuses-aux_a27756.html</link>
  </item>

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   <title>Côte d'Ivoire - Magloire Affoutchi (Président de l'UNP-CI) : "La mairie, les impôts, le Burida doivent cesser de fatiguer les patrons des bars, boîtes et maquis"</title>
   <pubDate>Thu, 17 Dec 2020 18:17:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>La Dépêche d'Abidjan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Arts et Cuture]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Cinq mois après l'ouverture des bars, boites de nuit, maquis, les choses ne sont toujours pas roses pour les acteurs du milieu. Monsieur Affoutchi Magloire, qui est le président de l'Union nationale des Patrons, boites de nuit, et maquis de Côte d'Ivoire, nous fait l'etat des lieux de la situation dans cette interview.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.ladepechedabidjan.info/photo/art/default/52401285-39972546.jpg?v=1608228068" alt="Côte d'Ivoire - Magloire Affoutchi (Président de l'UNP-CI) : "La mairie, les impôts, le Burida doivent cesser de fatiguer les patrons des bars, boîtes et maquis"" title="Côte d'Ivoire - Magloire Affoutchi (Président de l'UNP-CI) : "La mairie, les impôts, le Burida doivent cesser de fatiguer les patrons des bars, boîtes et maquis"" />
     </div>
     <div>
      <b>Quel état des lieux faites-vous après cinq mois d'activité ?       <br />
       </b>       <br />
       Je voudrais, avant tout propos, vous féliciter personnellement pour votre distinction pour la seconde fois comme l'un des meilleurs journalistes contributeurs de votre organe de presse qui nous soutient beaucoup dans notre lutte. Votre passion pour ce métier est en train de payer. Soyez-en félicité.        <br />
              <br />
       Cela dit, pour revenir à votre question, je peux vous avouer que l'année 2020 n'a pas été du tout bonne pour les acteurs de notre milieu d'activité. Après six mois d'inactivité à cause du Covid-19, cela fait cinq mois que le gouvernement a demandé la réouverture de nos espaces, mais c'est toujours difficile parce que tous les jours la police municipale nous fatigue, et les clients ne sortent pas les soirs à cause de la peur causée par le climat socio politique.  Il y en a qui n'ont pas encore repris. D'autres ont carrément abandonné. Notre chiffre d'affaires a considérablement baissé.       <br />
       C'est difficile. C'est pourquoi nous demandons aux Ivoiriens épris de paix de faire en sorte qu'on retrouve cette paix disparue.       <br />
              <br />
       <b>On appris récemment que les acteurs de votre milieu d'activité ont reçu l'aide du gouvernement. Vous confirmez cette information ?</b>       <br />
              <br />
       Oui, je confirme l'information. Et à travers votre canal, je voudrais dire merci au nom de l'UNP, à l'ensemble du gouvernement avec à sa tête monsieur le premier ministre Hamed Bakayoko, au Président de la République, mais surtout à notre ministre de tutelle M.Siandou Fofana du Tourisme, celui de l'emploi des jeunes Mamadou Touré qui ont pesé de tout leur poids pour que nos doléances soient attendues.        <br />
              <br />
       Pendant cinq mois, nous avons eu des rencontres et des discussions avec nos autorités. Dieu merci, depuis quelques jours, certains des acteurs ont commencé à être payés. Ça va lentement mais sûrement. À l'UNP, beaucoup de nos membres ont été payés et nous disons merci au chef de l'État et au gouvernement pour cet acte.       <br />
              <br />
       <b>À l'UNP, vos nombreux chantiers ont-ils été entamés ?       <br />
       </b>       <br />
       Nous sommes encore dans la phase de sensibilisation mais ça va se faire. C'est pourquoi nous appelons les patrons de bars, boites, maquis, sérieux à se joindre à l'UNP pour qu'ensemble nous puissions défendre nos intérêts contre la mairie qui nous impose des taxes insupportables, les impôts, le Burida etc. Nous sommes ouverts à tous. Nous devons démontrer que notre secteur d'activité n'est pas celui de la prostitution, et rétablir la dignité de nos serveurs, nos hôtesses etc..       <br />
       Nous sommes en train d'installer nos sections partout. Bientôt nous irons dans plusieurs autres villes de l'intérieur, après avoir installé celles d'Abidjan et quelques villes de l'intérieur du pays où nous sommes sollicités. C'est dans l'Union que nous serons forts. Vous savez, pendant que certains vont investir ailleurs dans d'autres pays, nous prenons les risques de mettre cent millions de Francs pour créer un bar, une boite, un maquis et employer des jeunes. Nous méritons d'être encouragés. C'est pourquoi la mairie, les impôts, le Burida doivent cesser de nous fatiguer et de nous décourager à longueur de journée.       <br />
              <br />
       <b>Qu'en est-il de votre gros partenaire que vous avez rencontré ?</b>       <br />
              <br />
       Il est là, mais quand une société met 7 milliards de FCFA dans la boisson, il faut qu'il y ait la paix dans l'environnement économique pour qu'il en tire des bénéfices. Mais comme vous le constatez la situation actuelle ne permet pas de faire des  affaires. Donc ils ont tous peur de s'engager.       <br />
              <br />
       <b>Votre mot de la fin. </b>       <br />
              <br />
       Je demande à tous nos membres de rester à l'écoute pour des mots d'ordre, parce que l'UNP et le MOPEN auront bientôt une grande caravane pour promouvoir la Paix dans les communes d'Abidjan, et sensibiliser nos membres, nos employés. Mais nous demandons surtout des comportements de Paix aux Ivoiriens pour que la Côte d'Ivoire puisse retrouver sa place de pays de Paix, et que les activités puissent reprendre de plus belle.       <br />
              <br />
       <b>Réalisée par José TETI, Correspondant permanent à Abidjan</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.ladepechedabidjan.info/photo/art/imagette/52401285-39972546.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.ladepechedabidjan.info/Cote-d-Ivoire-Magloire-Affoutchi-President-de-l-UNP-CI-La-mairie-les-impots-le-Burida-doivent-cesser-de-fatiguer-les_a27755.html</link>
  </item>

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   <title>Côte d'Ivoire - Fustiger une justice à deux vitesses n’est point un crime</title>
   <pubDate>Sat, 12 Dec 2020 19:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>La Dépêche d'Abidjan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Opinion]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.ladepechedabidjan.info/photo/art/default/52272953-39907449.jpg?v=1607800049" alt="Côte d'Ivoire - Fustiger une justice à deux vitesses n’est point un crime" title="Côte d'Ivoire - Fustiger une justice à deux vitesses n’est point un crime" />
     </div>
     <div>
      Le 2 décembre 2020, Yodé et Siro sont convoqués à la Brigade de recherche de la gendarmerie pour enquête judiciaire. Le lendemain, ils sont condamnés à 12 mois de prison avec sursis et à 5 millions de francs CFA d’amende par une justice qui non seulement est soumise à l’exécutif mais épargne les coupeurs de têtes et ceux qui enlèvent et assassinent les enfants tout en faisant preuve de sévérité vis-à-vis de quiconque ose dénoncer les tares et abus du régime Ouattara.       <br />
              <br />
       Ces condamnations sont contestables pour trois raisons. La première, c’est que notre Constitution garantit la liberté d’opinion et d’expression. Deuxièmement, ce qu’ont dit les deux zougloumen dans leur chanson n’est que la stricte vérité. Enfin, de Konan Bédié à Alassane Ouattara, tous les régimes ont fait les frais du franc-parler et de l’impertinence des deux artistes.       <br />
              <br />
       Le dictateur-menteur, qui se targue d’être l’ami de la France, il est surprenant qu'il ne sache pas que Charles de Gaulle, lorsqu’il lui fut demandé s’il était opportun d’arrêter Jean-Paul Sartre qui soutenait les manifestations étudiantes de mai 1968, répondit : “On n’arrête pas Voltaire.” Si Ouattara avait un peu de culture, s’il connaissait l’histoire et la politique françaises, il ne commettrait ni le sacrilège ni la bêtise de s’en prendre à deux chanteurs perçus à juste titre en Côte d'Ivoire comme “ la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche” (Aimé Césaire).       <br />
              <br />
       Siro et Yodé, qui n’ont tué personne, ne méritaient pas d’être convoqués à la gendarmerie ; ils n’ont commis aucun crime en critiquant les dérives du régime. Dire ce que l’on pense d’un individu qui, non content d’avoir pressuré et martyrisé notre peuple pendant 10 ans, viola notre Constitution en briguant un 3è mandat, interpeller un procureur qui pratique une justice à deux vitesses, n’est pas un crime. Les vrais criminels, ce sont les miliciens et microbes qui agressent, tailladent et décapitent sans être inquiétés.        <br />
              <br />
       Les deux chanteurs n’ont eu de cesse de dénoncer l’injustice et le tribalisme parce que, pour eux, “l’art n’est pas une réjouissance solitaire [mais] un moyen d’émouvoir le plus grand nombre d’hommes en leur offrant une image privilégiée des souffrances et des joies communes”, parce qu’ils partagent l’idée selon laquelle l’artiste “ne peut se mettre au service de ceux qui font l’histoire [mais] il est au service de ceux qui la subissent”, parce qu’ils “croient que “la noblesse de [leur] métier s’enracinera toujours dans deux engagements difficiles à maintenir : le refus de mentir sur ce que l’on sait et la résistance à l’oppression” (Albert Camus, discours du 10 décembre 1957 à l’Hôtel de Ville de Stockholm). Yodé et Siro auraient trahi le Zouglou qui est une musique de revendication et de contestation s’ils avaient oublié de rappeler, lors de leur concert du 29 novembre 2020 à Yopougon, que le président du RDR ne respecte pas la loi, que Richard Adou est le procureur d’un seul camp, qu’un mort, c’est un mort et qu’il ne sert à rien de “chercher les petits Baoulés dans les villages pendant que les gens sont ici avec des machettes et qu’ils sont bien identifiés”.        <br />
              <br />
       Il y a quelques jours, la France encourageait Dramane Ouattara à dialoguer avec le Conseil national de transition. À mon avis, ce qu'attendent les autorités françaises, c'est moins un dialogue que la reconnaissance par Bédié et ses camarades de la fausse élection organisée le 31 octobre par leur marionnette ; elles veulent que nous nous soumettions à la dictature de Ouattara, que nous laissions ce dernier continuer à appauvrir les Ivoiriens et que nous regardions les entreprises françaises s’enrichir sur notre dos sans réagir. Yodé et Siro refusent la soumission et la résignation. Pour eux, ce qu’il convient de faire en pareille circonstance, c’est dire ‘non” à l’inacceptable, résister à l’oppression, se dresser contre les prédateurs de nos libertés individuelles et collectives.       <br />
       <b>       <br />
       Jean-Claude DJÉRÉKÉ</b>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.ladepechedabidjan.info/photo/art/imagette/52272953-39907449.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.ladepechedabidjan.info/Cote-d-Ivoire-Fustiger-une-justice-a-deux-vitesses-n-est-point-un-crime_a27750.html</link>
  </item>

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   <title>L'éco, symbole d'une souveraineté monétaire retrouvée, remplace le Franc CFA</title>
   <pubDate>Sat, 12 Dec 2020 18:08:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>La Dépêche d'Abidjan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Économie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   La France a ratifié le 10 décembre 2020 l'accord monétaire conclu il y a un an, avec les pays de l'UEMOA. L’Eco remplace le franc CFA, mais maintient une parité fixe avec l’Euro.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.ladepechedabidjan.info/photo/art/default/52270996-39906878.jpg?v=1607794168" alt="L'éco, symbole d'une souveraineté monétaire retrouvée, remplace le Franc CFA" title="L'éco, symbole d'une souveraineté monétaire retrouvée, remplace le Franc CFA" />
     </div>
     <div>
      C'est d'abord un changement de nom. L’Eco remplace le franc CFA, qui signifiait initialement, &quot;Colonies françaises d'Afrique&quot; devenu depuis 1961 &quot;Communauté Financière Africaine&quot;. Ce changement de nom est donc le symbole d’une souveraineté monétaire retrouvée, mais on est encore très loin d'une monnaie commune aux 15 pays de la Communauté Economique des Etats d'Afrique de l'Ouest CEDEAO.       <br />
              <br />
       <b>Symbole de la souveraineté monétaire</b>       <br />
              <br />
       Avec cet accord actant la fin du franc CFA, la France ne siègera plus au conseil de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO). Jusqu'à présent, le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque de France participaient aux deux réunions annuelles, dont l'une se déroulait à Paris.       <br />
       Deuxième changement de taille, les pays de la région ne devront plus déposer la moitié de leurs réserves de change auprès du Trésor français, obligation qui était perçue comme une dépendance humiliante vis-à-vis de la France par les détracteurs du franc CFA.       <br />
              <br />
       En revanche, la France continuera de jouer son rôle de garant pour cette monnaie en maintenant une parité fixe avec l'euro (1 euro = 655,96 francs CFA), y compris en cas de dépréciation de la devise européenne.       <br />
       &quot;C’est d’abord une demande des États africains eux-mêmes, garantir la convertibilité de la monnaie, permet lorsqu’il y a des situations instables dans beaucoup de pays de continuer à soutenir d’une certaine façon l’économie&quot;  affirmait à RFI le député rapporteur du projet de ratification Jean-François Mbaye. &quot;C’est une responsabilité financière énorme que la France va endosser, sachant que les réserves ne seront plus sur le compte d’opérations du Trésor public français.&quot;  ajoute Jean-François Mbaye député LREM.       <br />
       Cette parité monétaire avec l'euro permet toutefois aux entreprises européennes de bénéficier d’une stabilité monétaire pour leurs échanges économiques et monétaires avec le continent.        <br />
       <a class="link" href="http://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/economie-africaine/l-eco-symbole-d-une-souverainete-monetaire-retrouvee-remplace-le-franc-cfa_4215853.html">Lire la suite</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.ladepechedabidjan.info/photo/art/imagette/52270996-39906878.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.ladepechedabidjan.info/L-eco-symbole-d-une-souverainete-monetaire-retrouvee-remplace-le-Franc-CFA_a27749.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>La colonisation des esprits comme enjeu</title>
   <pubDate>Fri, 11 Dec 2020 16:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>La Dépêche d'Abidjan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Opinion]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Steve Biko l’avait bien compris en disant : « la plus grande arme de l’oppresseur c’est les pensées de l’oppressé ». Afin de continuer la colonisation; les ex puissances colonisatrices ont opté pour une occupation idéologique à travers leurs instruments médiatiques dont essentiellement : RFI, TV5 pour la France et BBC World pour l’Angleterre et Vox of America VOA et CNN pour les USA.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.ladepechedabidjan.info/photo/art/default/52242103-39895189.jpg?v=1607701293" alt="La colonisation des esprits comme enjeu" title="La colonisation des esprits comme enjeu" />
     </div>
     <div>
      Londres dépense 600 millions d’euros pour la BBC World Service et 96 millions d’Africains l’écoutent, probablement la  plus grande audience.       <br />
       Paris dépense 273 millions d’euros pour la RFI  qui est écoutée par 40 millions d’Africains. Elle dépense 80 millions d’euros pour France 24 et plus de  60 millions d’euros pour TV5.       <br />
       Et Carter Woodson, le met bien en évidence et dit : “ si vous  pouvez  contrôler les pensées de quelqu’un, vous n’avez pas besoin de vous inquiéter de ses actes ; si vous  pouvez  faire accepter une personne qu’e..lle est inférieure, vous n’avez pas besoin de l’obliger  à accepter son statut d’infériorité, il le cherchera lui-même… ».       <br />
              <br />
       Alors pourquoi Londres, paris et Washington dépensent des centaines de millions d’euros pour informer ‘’ le monde entier’’ et l’Afrique en particulier ? Est-ce  parce qu’ils sont ‘’ démocratiques’’ et  qu’ils veulent  informer «  objectivement »les Africains  ce qui se passe sur leur continent ?       <br />
       La réponse est simple ; c’est le contrôle de nos pensées,  le maintien de la dépendance. C’est le néocolonialisme à peine caché.       <br />
              <br />
       La mission véritable  de ces medias est de dénaturer notre propre  compréhension, de déformer notre vision des réalités et du monde ; en faisant croire aux  Africains qu’ils ne sont pas capables d’y arriver sans l’occident. C’est  de préparer les Africains à être des éternels assistés, des indigènes à civiliser.       <br />
              <br />
       C’est aussi pour définir le cadre de notre vision pour l’Afrique, en limitant l’Afrique à quelques stéréotypes : guerre, corruption, misère, famine, SIDA,...       <br />
       Tout ce qu’ils trouvent de bien en Afrique, c’est la beauté de son état sauvage. Elle est plus montrée pour les safaris mémorables du Kenya et les tribus bushmen de Namibie,… et vous savez bien qu’il n’y a pas que cela de positif en Afrique.       <br />
       Au final, cette vision contribue à défendre  les intérêts de ceux qui les financent. Normal, me direz-vous.  Certainement.       <br />
              <br />
       Ce qui n’est pas du tout normal, c’est que les élites africaines semblent attendre que  RFI, BBC, CNN et autres, les informent « objectivement », de ce qui se passe à Abidjan, à Kinshasa, à Luanda,… or ce n’est pas le cas, cette objectivité est inexistante. Les exemples de manipulation des faits sont nombreux.       <br />
       Le problème  n’est pas l’existence de ces médias. Certains parlent même de médias de propagande. Le problème c’est l’absence de contre poids réel sur le continent africain  capable de rivaliser avec eux.       <br />
              <br />
       Il est suicidaire d’attendre de ceux qui ont colonisé l’Afrique en annihilant sa richesse socioculturelle, de la mettre d’un coup en évidence.       <br />
       Quelques  initiatives, surtout avec internet, essayent de diffuser   la réalité africaine et son histoire ; afin de mettre en évidence le génie africain,  c’est par exemple  la panapress(1), une agence  de presse panafricaine, mais c’est encore insuffisant.       <br />
              <br />
       Les  Africains, plus particulièrement l’élite : les  intellectuels, les dirigeants, … doivent unir leurs ressources pour créer une vrai structure médiatique qui  pourra rivaliser avec ces médias occidentaux. Et l’Afrique a les moyens de le faire, et c’est  possible. Ce n’est pas un choix mais bien un devoir.       <br />
       Comme l’a bien dit Madiba : « tout semble impossible jusqu’ à ce qu’on le fasse »       <br />
               <br />
       <b>Souleymane Uhuru       <br />
       (1) www.panapress.com</b>       <br />
       <b>Source :</b><a class="link" href="http://www.jambonews.net/actualites/20150108-la-colonisation-des-esprits-comme-enjeu/"> jambonews.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.ladepechedabidjan.info/photo/art/imagette/52242103-39895189.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.ladepechedabidjan.info/La-colonisation-des-esprits-comme-enjeu_a27748.html</link>
  </item>

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   <title>Franc CFA : la France adopte la réforme sur la monnaie communautaire (officiel)</title>
   <pubDate>Fri, 11 Dec 2020 14:58:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>La Dépêche d'Abidjan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Économie]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Adopté le 20 mai 2020 par le conseil des ministres du gouvernement français, le projet de loi sur la réforme du FCFA vient d’être validé par les parlementaires.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.ladepechedabidjan.info/photo/art/default/52239594-39893699.jpg?v=1607696559" alt="Franc CFA : la France adopte la réforme sur la monnaie communautaire (officiel)" title="Franc CFA : la France adopte la réforme sur la monnaie communautaire (officiel)" />
     </div>
     <div>
      Les députés français ont donné, jeudi 10 décembre, le feu vert à cette nouvelle législation sur la monnaie commune aux  8 pays de l’Afrique de l’ouest. Désormais, le Franc CFA  va devenir “ÉCO”, en maintenant la parité fixe avec l’Euro, ainsi que la fin de la centralisation des réserves de change des Etats d’Afrique de l’ouest auprès du Trésor français.       <br />
              <br />
       Dans son allocution à l’Assemblée nationale, le député Jean Paul Lecoq du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, a vivement critiqué l’adoption de ce projet de loi. Le parlementaire, très remonté contre les autorités françaises, a soutenu que ce débat devait se faire avec l’ensemble des parties prenantes.       <br />
              <br />
       Selon Jean Paul Lecoq, la réforme n’a pas été faite pour changer quoi que ce soit, sur le fonds, et sa méthode confirme la condescendance de la France vis-à-vis des pays en question. « Un changement de monnaie, si on respecte le peuple concerné, aurait dû être un chantier démocratique, transparent et ouvert », s’est-il désolé.       <br />
       <a class="link" href="http://www.financialafrik.com/2020/12/11/franc-cfa-la-france-adopte-la-reforme-sur-la-monnaie-communautaire-officiel/">Lire la suite sur financialafrik.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/N4lBOTXijLE" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.ladepechedabidjan.info/Franc-CFA-la-France-adopte-la-reforme-sur-la-monnaie-communautaire-officiel_a27747.html</link>
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   <title>PSG - Basaksehir : football et racisme, des précédents nombreux mais des sanctions minimes</title>
   <pubDate>Wed, 09 Dec 2020 13:10:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>La Dépêche d'Abidjan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Sports]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   PSG - Istanbul Basaksehir, match de Ligue des champions, a été interrompu mardi 8 décembre pour des accusations de racisme visant un arbitre.     <div>
      Les incidents racistes dans les stades de football, qui concernent pour la plupart des spectateurs, aboutissent rarement à de lourdes sanctions malgré l'indignation qu'ils suscitent.       <br />
              <br />
       Aucun, cependant, n'a connu la résonance de PSG - Istanbul Basaksehir, interrompu mardi pour des accusations de racisme visant un arbitre.       <br />
              <br />
       <b>Jets de bananes</b>       <br />
              <br />
       En 2014, le club espagnol de Villarreal avait été sanctionné d'une amende de 12000 euros pour le jet d'une banane en direction du défenseur brésilien Dani Alves, qui jouait alors au FC Barcelone et avait réagi en en mangeant un morceau.       <br />
              <br />
       Un acte qu'a aussi subi l'attaquant gabonais d'Arsenal Pierre-Emerick Aubameyang lors d'un match contre Tottenham fin 2018. Avant la crise sanitaire, les cris de singe s'élevaient encore parfois des tribunes italiennes.       <br />
              <br />
       <b>L'affaire Terry-Ferdinand</b>       <br />
              <br />
       En 2012, le défenseur de Chelsea John Terry est condamné à quatre matches de suspension et une amende de 220000 livres (270000 euros) pour des insultes envers le joueur des Queens Park Rangers (QPR) Anton Ferdinand, une affaire qui lui avait fait perdre son brassard de capitaine de la sélection anglaise.       <br />
              <br />
       Mais la Fédération anglaise, tout en reconnaissant que Terry avait voulu insulter Ferdinand, avait écarté tout soupçon de racisme touchant le défenseur anglais. Terry avait nié avoir proféré une insulte raciste comme les images télévisées pouvaient le suggérer.       <br />
              <br />
       <b>Moussa Marega quitte la pelouse</b>       <br />
              <br />
       En février 2020, l'attaquant franco-malien de Porto Moussa Marega décide de quitter la pelouse du Vitoria Guimaraes après des cris racistes de spectateurs. L'affaire fait réagir jusqu'au Premier ministre portugais Antonio Costa.       <br />
              <br />
       &quot;Je ne pouvais pas rester sur cette pelouse (...) Ce n'était plus possible&quot;, a raconté le joueur sur RMC, disant avoir vécu &quot;une grosse humiliation&quot;. Huit mois plus tard, le Vitoria Guimaraes a écopé d'une amende et trois matches à huis clos.       <br />
              <br />
       Trois ans plus tôt, un autre joueur avait quitté la pelouse après des cris racistes, en Italie, ce qui lui avait d'ailleurs valu un deuxième carton jaune: le milieu de terrain ghanéen de Pescara Sulley Muntari, à Cagliari. Son match de suspension lui avait néanmoins été retiré après coup.       <br />
       <a class="link" href="http://www.midilibre.fr/2020/12/09/football-et-racisme-des-precedents-nombreux-des-sanctions-minimes-9247641.php">Lire la suite sur midilibre.fr</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <link>https://www.ladepechedabidjan.info/PSG-Basaksehir-football-et-racisme-des-precedents-nombreux-mais-des-sanctions-minimes_a27744.html</link>
  </item>

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   <title>La France discréditée un peu plus par son silence sur les crimes de Dramane Ouattara</title>
   <pubDate>Tue, 08 Dec 2020 14:45:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>La Dépêche d'Abidjan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Opinion]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Début juillet 2020, Yodé et Siro mettaient sur le marché du disque un album intitulé “Héritage” dont le titre-phare, “Président, on dit quoi ?”, veut attirer l’attention sur le fait que “le pays a besoin de tous ses enfants pour la vraie réconciliation, qu’on ne se réconcilie pas en mettant les gens en prison et qu’il faut se méfier d’un peuple qui ne parle plus”.     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.ladepechedabidjan.info/photo/art/default/52148371-39846021.jpg?v=1607436632" alt="La France discréditée un peu plus par son silence sur les crimes de Dramane Ouattara" title="La France discréditée un peu plus par son silence sur les crimes de Dramane Ouattara" />
     </div>
     <div>
      Depuis ce temps-là, tout le monde savait que les deux monstres du Zouglou étaient dans le collimateur de Ouattara allergique à la moindre critique et qu’ils pouvaient être arrêtés à tout moment. Il y avait comme une épée de Damoclès suspendue au-dessus de leurs têtes. Il n'est donc pas surprenant qu'ils aient été inculpés, le 3 décembre 2020, pour “outrage à magistrat, trouble à l’ordre public et diffusion d’informations mensongères à relent racial et tribal”.        <br />
              <br />
       Ce qui surprend, en revanche, c’est le silence de la France et des autres pays occidentaux qui se vantent d’être de grandes démocraties et qui hier défendaient férocement Ouattara accusé par Henri Konan Bédié de fraude sur la nationalité ivoirienne. Ce silence est une honte comme le colonialisme à propos duquel Jean-Paul Sartre en visite à Alger en 1956 déclarait : “Le colonialisme est notre honte, il se moque de nos lois ou les caricature ; il nous infecte de son racisme…; il tente de se défendre en suscitant un fascisme jusque chez nous, en France. Notre rôle, c’est de l’aider à mourir. Non seulement en Algérie, mais partout où il existe.”        <br />
              <br />
       Ce qui surprend, c’est aussi le fait que Macron, Le Drian, les intellectuels, medias et guides religieux français se soient émus de la décapitation de l’enseignant Samuel Paty mais qu'ils se montrent indifférents à celle de l’Ivoirien Toussaint Koffi N’Guessan par des miliciens proches de Ouattara.        <br />
              <br />
       Ce qui surprend, c’est enfin la dénonciation du troisième mandat d’Alpha Condé et la justification de celui de Ouattara par le gouvernement français comme s’il y avait, d’un côté, les bons violeurs de la Constitution et les mauvais violeurs, de l’autre.        <br />
              <br />
       Comment peut-on être contre et pour une chose en même temps ? Comment peut-on se revendiquer de l’humanisme et refuser de reconnaître l’humanité des Africains ? La Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée à Paris le 10 décembre 1948, ne concernerait-elle que les Blancs ?        <br />
              <br />
       Devant un tel deux poids, deux mesures, devant une indignation aussi sélective, on ne peut que donner raison à Sartre qui écrivait ceci : “Notre humanisme n’était qu’une idéologie menteuse, l’exquise justification du pillage ; ses tendresses et sa préciosité cautionnaient nos agressions. Il s’agit d’un humanisme raciste puisque l’Européen n’a pu se faire homme qu’en fabriquant des esclaves et des monstres. Nous sommes les ennemis du genre humain.” (cf. sa préface à ‘Les Damnés de la Terre’ de Frantz Fanon).       <br />
              <br />
       60 ans après la publication de cette préface, nous pouvons constater que ces “ennemis du genre humain” n’ont point changé. Et ce n’est pas demain qu’ils changeront en renonçant à leurs agressions et mensonges. C’est nous qui devons changer notre rapport à eux et notre façon de voir le monde. C’est à nous qu’incombe la tâche de nous organiser et d’agir autrement car ce qui est important, aujourd’hui, ce n’est ni de discuter avec celui qui entretient et protège les tueurs et coupeurs de têtes en Côte d’Ivoire pour l'aider à s'en sortir, ni de cotiser pour Siro et Yodé, ni de chanter le Te Deum pour deux passeports auxquels Laurent Gbagbo a bien droit et qui arrivent seulement après le 31 octobre 2020. L’important est d’arrêter rapidement ce régime dictatorial qui a déjà fait trop de mal à notre pays. Pour cela, il nous faut non seulement boycotter les produits et entreprises français mais reprendre les manifestations de désobéissance civile, être 2 à 3 millions de personnes dans les rues d’Abidjan pour paralyser la ville jusqu’à la chute du régime. Car, si nous restons inactifs, chacun de nous risque de connaître le même destin que Pulchérie-Édith Gbalet, Pascal Affi N’Guessan et Maurice Kakou Guikahué.        <br />
              <br />
       <b>Jean-Claude DJÉRÉKÉ</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <link>https://www.ladepechedabidjan.info/La-France-discreditee-un-peu-plus-par-son-silence-sur-les-crimes-de-Dramane-Ouattara_a27743.html</link>
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  <item>
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   <title>Évitons d'être naïfs devant les réalités du monde</title>
   <pubDate>Tue, 08 Dec 2020 13:40:00 +0100</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>La Dépêche d'Abidjan</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Espace Kamite]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
        <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/3dB1SsPSUoM" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </description>
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