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La Dépêche d'Abidjan

Voici l’identité des apatrides potentiels d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire


La lutte politique ne peut être saine, noble, que si nous ne nous évertuons qu’à rechercher la vérité, dans le but de dévoiler tous les plans machiavéliques des acteurs politiques désireux de se maintenir coûte que coûte au pouvoir en 2015, au détriment des intér êts du peuple ivoirien. Après le contentieux électoral, qui a permis à Alassane Ouattara, ses partisans, et la Communauté internationale, de prendre, jusqu’à ce jour, des décisions exceptionnelles dans un pays où les Institutions ont été volontairement fragilisées, au moyen de la guerre, les projets de loi sur la nationalité ivoirienne, sur le foncier, et sur les apatrides ne répondent, avant tout, qu’à des intérêts purement politiques. La crise au PDCI relative au respect ou non des textes qui régissent ce parti politique n’a fait que confirmer le fait que le RHDP (le rassemblement des partis politiques ivoiriens proches de l’UMP, de la droite française) opposé au président Laurent Gbagbo n’était pas allé aux élections, en vue de se soumettre, réellement, au verdict des urnes. Le contentieux électoral ivoirien fut savamment préparé pour se débarrasser de leur adversaire politique socialiste Laurent Gbagbo, emprisonné, grâce à l’appui de la France, à la Haye. Si les militants du RHDP ne peuvent choisir librement leurs représentants, l’on peut affirmer, sans risque de se tromper, que la démocratie est pour leurs leaders un vain mot; la discipline du parti ne laisse aucun espace à des man œuvres politiques innovatrices susceptibles de donner un nouveau souffle aussi bien à leur famille politique qu’à la Côte d’Ivoire. Que les Ivoiriens d’origine, d’adoption, les étrangers résidents dans notre pays sachent donc que l’adoption par le Parlement ivoirien des projets de loi sur la nationalité ivoirienne, sur le foncier, sur les dits apatrides est, au-delà de la joie suscitée dans le cœur de la minorité de personnes soucieuses de jouir des droits fondamentaux de tous les citoyens ivoiriens, une autre stratégie politique dont le but est de manipuler, cette fois-ci, le verdict des urnes. Le RHDP est conscient de la libération évidente et imminente du président Laurent Gbagbo, qui rend incertaine leur installation, au moyen des armes, par la Communauté internationale et la France en 2015. Face à ce redoutable adversaire politique qu’est le président élu de la C ôte d’Ivoire, selon MEDIAPART [Blog]: son Excellence Laurent Gbagbo, les projets de lois adoptés, de manière précipitée, par le régime d’Abidjan dévoile la préoccupation principale d’Alassane Ouattara, le leader politique du RDR, qui compte se passer aussi bien du soutien de ses partisans ivoiriens, que de celui de ses alliés du PDCIRDA, en ouvrant grandement les portes de la Côte d’Ivoire à une entrée massive des dits apatrides.

L’existence « d’apatrides » méconnus jusqu’à ce jour par les Ivoiriens est une information à l’origine d’une guerre des chiffres vue à la baisse, qui ne reflète pas la véritable personnalité d’Alassane Ouattara, un leader qui ne recule devant rien pour assouvir ses ambitions politiques et satisfaire les intérêts de ses partenaires occidentaux. Celui qui était sur le point de raser Abidjan, de faire mourir les Ivoiriens et les étrangers vivant sur notre sol, en invitant la Communauté internationale à imposer un embargo sur les médicaments, sur le cacao (notre principale ressource économique). Celui qui a favorisé la fermeture de nos banques, et a persécuté nos populations au moyen des armes est le même hier et aujourd’hui. Celui qui a introduit en Côte d’Ivoire une nouvelle doctrine politique: « le rattrapage ethnique », inspirée par l’idéologie des régimes totalitaires qui inventent l’ennemi, suscitent les crises, afin d’exister, et d’avoir des motifs pour agir, avait dans sa besace cette dernière potion magique; faire apparaître du néant des millions d’apatrides, en vue de livrer la Côte d’Ivoire et l’Afrique pieds et mains liés à la Communauté internationale, et à la France. Les actes politiques d’Alassane Ouattara apparemment favorables au développement du Burkina Faso au détriment de celui de la Côte d’Ivoire ont pour but de diviser, d’opposer ces deux peuples, en créant, en eux et dans leur environnement immédiat, avec la bénédiction de l’ONU, les conditions favorables à l’éclosion de cette haine qui ne laisse aucune place au dialogue, à l’amitié. C’est en effet sur le territoire du Burkina Faso que nous retrouvons logiquement ces potentiels apatrides d’Alassane Ouattara, à partir d’une analyse objective des faits historiques. Allons à l’essentiel du projet de loi sur la nationalité ivoirienne que le régime d’Abidjan voudrait octroyer aux « apatrides » qui deviendront « automatiquement » propriétaires des terres ivoiriennes qu’ils occupent ou occuperont, grâce au projet de Loi sur le foncier. Ne nous focalisons pas sur la date de résidence en Côte d’Ivoire des apatrides ou des étrangers puisque la période allant de 1961 à 1972 ou celle coloniale ignoraient encore les données d’une administration informatisée, et constituent, par conséquent, pour Alassane Ouattara une voie royale, qui conduit à toutes sortes de falsification: des registres administratifs à la libre circulation des hommes et de la main d’ œuvre sollicitée par les colons français résidents en Côte d’Ivoire. Comment en fait vérifier les preuves concrètes d’un apatride qui vivait depuis 1961 dans les réserves mondiales ivoiriennes ou dans la jungle de la région de Man? L’élément essentiel qui nous taraude est, en fait, l’identité de l’apatride, terme qui désigne, selon la Convention relative aux apatrides adoptée le 28 septembre 1954, toute personne qu’aucun État ne considère comme son ressortissant par application de sa législation.

Où retrouvons-nous, en réalité, ces personnes ignorées par l’application de la législation des États du Mali, de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso, conformément à cette Convention? Ces personnes, nous les découvrons surtout au Burkina Faso, parce que du 1er janvier 1933 au mois de septembre 1947, l’espace économique voltaïque, actuel Burkina Faso, fut démantelé, et les cercles de BoboDioulasso, Dédougou, Gaoua, Ouagadougou, Batié, furent, par décret du 13 juillet 1937 rattachés à la Côte d’Ivoire. Il est utile de souligner que ces cercles étaient cependant séparés de la Côte d’Ivoire, dans ses limites actuelles. Ils bénéficiaient d’un statut autonome et formaient la « Région de la Haute Côte d’Ivoire ». Les personnes nées du 13 juillet 1937 au mois de septembre 1947 sur le sol de la Haute Côte d’Ivoire étaient logiquement appelés Ivoiriens de la Haute Côte d’Ivoire. Sur ces derniers s’appliquaient la législation de ce statut autonome. Elles n’étaient, en définitive, ni des Ivoiriens parce que séparées de la Côte d’Ivoire actuelle appelée, durant cette période, basse Côte d’Ivoire ni des Voltaïques parce que ce territoire était démantelé durant la période de leur naissance. Une fois la Haute Volta reconstituée grâce au refus des chefs Mossi de voir leurs cercles rattachés au territoire de la Côte d’Ivoire actuelle, les personnes nées sur le territoire de la Haute Côte d’Ivoire, du 13 juillet 1937 au mois de septembre 1947, sont entrées dans un flou juridique, administratif, car la législation ivoirienne et voltaïque ne pouvaient, à cette époque, s’appliquer à leurs habitants qui bénéficiaient d’un statut autonome. Après la disparition de cette région autonome, sommes-nous en droit d’affirmer que les Ivoiriens de la Haute Côte d’Ivoire sont des apatrides? Non, si nous nous en tenons à une clause de la m ême Convention du 28 septembre 1954, qui affirme que le terme apatride ne s’applique pas aux personnes qui jouissent déjà des droits des ressortissants des pays où ils sont résidents. Après la réunification de la Haute Volta par la Loi du 4 septembre 1947 qui a donné à ce territoire ses limites, ses frontières du 5 septembre 1932, les voltaïques, les Mossi, les résidents de la Haute Côte d’Ivoire, fiers de leurs origines, après avoir lutté âprement afin d’être rattachés à la Haute Volta (Burkina Faso actuel) ont logiquement obtenu des documents de la Haute Volta et sont, dans leur majorité, des Burkinabé. Si le terme apatride est évoqué avant les élections de 2015 en Côte d’Ivoire, les Ivoiriens doivent s’attendre à voir des personnes d’origine Burkinabé nés sur le territoire de la Haute Côte d’Ivoire, de 1937 au mois de septembre 1947, brandir des documents administratifs susceptibles de faire d’eux des apatrides. Nos recherches prouveront en effet qu’ils n’ont aucun document dans l’administration du Burkina Faso si, d’un commun accord, les Chefs d’État Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire et Compaoré du Burkina Faso effacent des registres administratifs du Bukina Faso les noms des citoyens de la Haute Côte d’Ivoire. Si Alassane Ouattara a besoin de 5 millions de Burkinabé pour remporter les élections de 2015, le président Burkinabé Compaoré pourrait discrètement s’atteler à mettre à sa disposition ces personnes que l’on récompensera, en leur octroyant la nationalité ivoirienne et des titres fonciers dans les zones cacaoyères, afin que le Burkina Faso qui ne produit pas du cacao continue d’être un grand producteur mondial de cette culture industrielle qui prendra la place du coton. Il ne s’agit plus, dans un tel contexte politique, de nous livrer à une guerre des chiffres à la baisse mais plutôt à la hausse, car il nous est donné de constater amèrement que les projets de loi sur la nationalité ivoirienne, sur le foncier et sur les apatrides résidents en C ôte d’Ivoire, rendront simplement légale l’annexion de la Côte d’Ivoire par le Burkina Faso. Avec le soutien de ces apatrides fidèles, Alassane Ouattara est assuré de remporter haut les mains les élections de 2015 face au président Laurent Gbagbo qui peut être libéré, une fois ratifié ce projet de Loi par Allassane Ouattara, le Chef de l’Etat installé par la Communauté internationale et par la France, avec la bénédiction de l’ONU et de l’ONUCI prête à ouvrir le feu, en vertu d’un Droit international qui s’efforce à maintenir dans les fers les Africains. Avec un tel découpage électoral, Alassane Ouattara prépare aussi l’accès au pouvoir en Côte d’Ivoire de la descendance du président Burkinabé Compaoré marié à une Ivoirienne, puisque ce bétail électoral formé de millions d’apatrides leur seront à jamais redevables. Alassane Ouattara voit gros et loin, n’est-il pas le descendant d’un empereur africain? Il ne s’enferme pas dans son palais, il va plut ôt au devant de ses sujets, dans le but de reconstituer son empire, car il se sent à l’aise dans toute cette zone de l’Afrique de l’Ouest…

Isaac Pierre BANGORET (Ecrivain)
Mardi 27 Août 2013
La Dépêche d'Abidjan



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