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La Dépêche d'Abidjan

Un chauffeur de taxi abattu par des hommes en tenue


N’Bow Sabourou, ressortissant sénégalais, né il y a 61 ans, à Thiès, localité de son pays et chauffeur de taxi, a tragiquement été rayé de la surface de la terre.
Abattu à l’arme à feu, à Port-Bouët. C’était le lundi 30 juillet 2012. En nous référant aux informations qui nous sont rapportées, il revient qu’au volant de son taxi-compteur de marque Toyota, de type Corolla, immatriculé 281 EY 01, il embarque deux dames au Forum des marchés, à Adjamé. L’une couturière et l’autre commerçante, répondant respectivement aux initiales de F.T et R.G, elles demandent à être conduites à Port-Bouët. Le parcours se passe jusque-là bien. Mais au grand carrefour de Koumassi, les choses se passent autrement. Et c’est là que se joue le destin de N’Bow Sabourou.

En effet, à ce niveau, avancent toujours les témoignages, à la suite d’une mauvaise manœuvre, le chauffeur de taxi percute à l’arrière un véhicule personnel. Et là, au lieu de s’arrêter, il donne plutôt un coup d’accélérateur à son véhicule qui va à présent à vive allure. En dépit de ses passagères lui demandant de surseoir à l’option de fuite, le chauffeur de taxi persiste.

Il est poursuivi par le véhicule qu’il vient de cogner. Il vire alors sa destination qui est la gare des taxis érigée au niveau du centre-pilote, à Port-Bouët et fonce en direction de Vridi. Pendant ce temps, les deux dames appellent au secours. Ces appels de détresse parviennent à un équipage d’hommes en tenue. Ces derniers, sans doute convaincus d’avoir affaire à un malfaiteur qui a enlevé des dames, prennent le chauffeur de taxi en chasse. Apeuré, le vieux N’Bow Sabourou prospère dans sa fuite. Mais il est rattrapé par les hommes en tenue, à hauteur de la Sir, à Vridi. Et sans autre forme de procès, toujours selon nos sources, il est éjecté de son taxi immobilisé et sommairement abattu de trois coups de feu.

Pourquoi Sabourou ne s’est-il pas arrêté pour présenter des excuses au propriétaire du véhicule qu’il a percuté et éviter ainsi un terrible sort ? Mais comment également comprendre son exécution sommaire alors qu’il avait été neutralisé et donc pas dangereux ? En tout état de cause, la police qui s’est rendue sur place pour le constat d’usage, a ouvert une enquête pour faire la lumière sur cette affaire. En attendant, le corps de N’Bow Sabourou, touché à l’abdomen et à la cage thoracique, séjourne dans l’un des casiers de la morgue de l’hôpital de Port-Bouët.



Madeleine TANOU in Soir Info
Jeudi 2 Août 2012
La Dépêche d'Abidjan



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