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UN COUP DE PISTOLET DANS LE CONCERT DORMITIF DES GOR (Gbagbo Ou Rien)

Depuis plusieurs semaines, je lis et j’entends de ces commentaires ! Ils sont aussi désopilants que pitoyables. En voici un bref florilège : « C’est Affi qui est reconnu par le pouvoir Ouattara, Sangaré n’a pas les moyens légaux de sa politique. Si Sangaré tente quelque chose à l’heure de cette ébullition militaro-sociale, Ouattara va l’accuser de velléités insurrectionnelles et décapiter ce qui reste du FPI. Si Sangaré donne un seul mot d’ordre, cela va compromettre la libération de Gbagbo. Nous n’allons pas déboulonner Ouattara, et d’autres vont une fois de plus usurper la victoire de Gbagbo… Etc. ».


UN COUP DE PISTOLET DANS LE CONCERT DORMITIF DES GOR (Gbagbo Ou Rien)
Chers amis, permettez-moi de rire du caractère spécieux de cet argumentaire qui tend à faire croire que le FPI de Sangaré serait entré en clandestinité. Allons donc ! Vous nous en direz tant, mesdames et messieurs !
Quand bien même cela serait, Affi ne détiendrait que la minorité légale, alors que, même dans la « clandestinité », le camp Sangaré devrait se réjouir d’avoir la majorité sociologique, si nous en jugeons par le succès des différents boycotts électoraux. Malgré tout, les sangaristes sont assis au bord de la route, affichant une mine de cimetière, et attendant sagement qu’un deus ex machina vienne leur faire la courte échelle. Ils rechignent même à faire de l’autostop. En effet, en six ans, le pouvoir de Ouattara Dramane Alassane n’a jamais été aussi fragilisé qu’à présent. Les signes appuyant cette assertion sont nombreux.
D’après mes observations, à force d’orgueil, de rancunes cuites et recuites, le FPI voit son profil se brouiller comme une aquarelle sous la pluie tropicale, tandis que ses militants et sympathisants se cherchent dans le miroir. En tout cas, la majorité d’entre eux ne se reconnaît pas du tout dans celui que leur tendent Affi et Sangaré. Et le parti a sombré dans une totale inertie.
Cette léthargie devenue pathologique n’est donc pas congénitale. Ses germes se sont logés, de fil en aiguille, dans les interstices, dans les replis d’une nappe idéologique et stratégique qui était loin d’être lisse. Puis, à un moment donné, une Arlésienne et un Raspoutine de beau-fils firent leur apparition pour gripper totalement la mécanique. Partis du palais présidentiel bombardé d’Abidjan, ces deux-là se sont retrouvés en Europe où ils ont déposé leurs valises, faisant, depuis, la pluie et le beau temps autour du célèbre ergastule érigé dans l’ancienne République batave.
C'est un truisme d'affirmer que ce qui se donne à voir en Côte d’Ivoire sous le pouvoir actuel est triste et navrant. Il est par conséquent vraiment temps que les apparatchiks (et toutes les bonnes volontés) soucieux de l’état de santé lamentable du FPI mettent le holà et recollent très rapidement les morceaux épars de ce parti qui avait signé un bail avec le peuple ivoirien. Il faut qu’il redevienne, en accord avec ses alliés, la grosse caisse qui mène la fanfare de la contestation politique et sociale devant mettre un terme à la dictature qui sévit au bord de la lagune Ébrié. Parce que c’est à cause et pour le règne de Ouattara Dramane Alassane que le président Laurent Gbagbo est maintenu dans les liens de la détention, loin de son pays. La fin de ce règne mettra inéluctablement fin à cette détention arbitraire.
Autrement dit, il est également temps de donner un coup de pistolet dans le concert dormitif du consensus sur le nenni observé dans le camp Sangaré. Un concert alimenté et entretenu par la mélodie flûtée des Gbagbo ou Rien (GOR).
Dans tous les cas, depuis toujours le FPI revendique son appartenance à l’idéologie de gauche. Ce parti doit donc savoir qu’être de gauche, c’est organiser le monde, et non le subir. Il a le devoir de mettre un terme au désordre qui règne actuellement en Côte d’Ivoire. Et puis, ses dirigeants doivent se rappeler ces propos de Che Guevara, la grande figure révolutionnaire marxiste : « On peut douter de tout sauf de notre obligation de nous tenir du côté des opprimés ». Or les Ivoiriens sont opprimés par Ouattara Dramane Alassane.


Jacques Mian d'Anomatuepin
Vendredi 10 Février 2017
La Dépêche d'Abidjan



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