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La Dépêche d'Abidjan

Tribunal de Yopougon/ Pour attaque à la machette contre des chauffeurs : Huit (08) mois de prison ferme pour quatre syndicalistes de la Fesynogcci


Photo : DR
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Traduits devant le parquet du tribunal de Première Instance de Yopougon depuis le 20 août 2010, quatre éléments de la Fédération des syndicats de la nouvelle génération des chauffeurs de Côte d’Ivoire (Fesynogci) ont été reconnus coupables des faits d’attaque à la machette, de coups et blessures volontaires. Ils ont écopé de huit (8) mois de prison ferme à l’issue de l’audience correctionnelle dont le verdict est tombé le jeudi 09 septembre 2010.

Diaby Almamy, Ali Sassoua, Diarrassouba Mohamed et Sako Saibou, alias Dragon tous membres de la Fesynogcci de Sangaré Abdoulaye dit Pitchol resteront à Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) pendant encore huit (8) mois. Après près de deux semaines de détention préventive, ils ont été condamnés à cette peine par le Tribunal de Yopougon en son audience du jeudi 09 septembre 2010. Les faits pour lesquels ces quatre syndicalistes ont été condamnés remontent au mercredi 18 août 2010. Ce jour, Dabou-gare sis à la gare routière de Yopougon a été le théâtre de violents affrontements entre des chauffeurs et des éléments armés de machettes, de couteaux et de gourdins se réclamant de la Fesynogcci de Sangaré Abdoulaye dit Pitchol. Suite à cette violence en pleine gare routière qui a fait une dizaine de blessés dont deux cas très graves, le parquet dudit tribunal, sur plainte de l’Union des syndicats de transporteurs et chauffeurs de Yopougon pilotée par Sangaré ali, a diligenté une instruction judiciaire qui a débouché sur un procès. Les mis en cause ont pris à parti les chauffeurs qui projetaient d’organiser une manifestation de soutien au maire Gbamnan Djidan qui a pris l’arrêté n°66 du 11 août pour mettre fin au ‘’règne’’ de Pitchol sur la commune de Yopougon. En fait, Gbamanan Djidan avait arrêté le principe du système de rotation des syndicats du milieu exerçant sur le périmètre communal. « Cette nouvelle disposition n’a pas été du goût de M. Sangaré Pitchol qui était le responsable de l’ancien système de rotation depuis 10 ans. Il y a un groupuscule aux ordres d’un syndicaliste terroriste qu’est Sangaré Pitchol qui s’oppose à cette disposition municipale. C’est Sangaré Pitchol qui a commandité cette attaque digne du terrorisme et lui-même doit subir la rigueur de la loi », a expliqué Eric Diabaté. Joint au téléphone, le leader de la Fesynogci qui s’estime victime d’une conspiration ourdie contre sa personne indique qu’un appel à interjeter n’est pas à écarter
M.G
Lundi 13 Septembre 2010
La Dépêche d'Abidjan



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