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La Dépêche d'Abidjan

Stéphane Kipré (président de l'Union des Nouvelles Générations) : À l'heure africaine à Paris

Stéphane Kipré, le président de l'Union des Nouvelles Générations, était à Paris au mois de novembre 2009. L'homme, qui a convié la presse à trois reprises à des rencontres, est arrivé à ces rendez-vous avec une moyenne d'environ trois heures de retard.


Au restaurant le Pacha de Marcory, à Aubervilliers, en région parisienne, où un groupe de personnes se réclamant proches de lui a organisé un dîner de presse, vendredi 13 novembre 2009, c'est avec trois heures de retard que le président de l'Union des Nouvelles Générations est arrivé. Le lendemain à Saint Denis, à la salle Wilson, toujours en région parisienne, où il devait animer un meeting, il s'est encore fait attendre avec plus de trois heures de retard. Lundi 16 novembre, conviant une fois de plus la presse à un déjeuner au restaurant Maissai Mara, dans le 19ème arrondissement de Paris, c'est après 4 heures de temps que le président de l'UNG s'est amené.
Interpellé sur les raisons de ces retards, alors qu'il revendique son appartenance à une nouvelle génération d'Africains, Stéphane Kipré fera encore montre de son manque de considération pour les hommes de média. "J'étais à d'autres rendez-vous", prétextera t-il.

La préoccupation ici, c'est de savoir la définition que donne le politicien à l'appellation "nouvelle génération", dont il se veut le chantre. En effet, il est établi que lors de ce séjour parisien, celui-ci n'a nullement traduit par son comportement et par son discours, les aspirations réelles de cette frange d'Africains et d'Ivoiriens qu'il prétend pourtant incarner. De fait, "la nouvelle génération", qui aspire entre autres à un changement de mentalité et de comportement, pour faire avancer l'Afrique, ne saurait s'accommoder des retards et autres tares symptomatiques d'un laisser-aller préjudiciable au développement du continent.

En plus du comportement, il y a le discours. En dépit de l'initiative quoique louable de se rendre en France pour battre campagne pour le candidat de la mouvance présidentielle, qui n'est autre que son beau père, Stéphane Kipré a étalé sa jeunesse en politique et ses limites sur l'appréciation des valeurs du socialisme, une idéologie qui fait pourtant le bonheur de beaucoup de personnes sur terre. " Les pays pauvres n'ont pas besoin de socialisme. Toutes ces grandes théories ne veulent rien dire aujourd'hui", lâchera t-il, avant de déballer un pan de son programme libéral, du reste pas du tout convaincant.
À la question de savoir si le programme de "La Refondation" , projet socialiste initié par le candidat de la mouvance présidentielle, qu'il soutient, n'était pas applicable en Côte d'Ivoire eu égard à ses affirmations, Stéphane Kipré, visiblement embêté, se contredira pour reconnaître que ce projet est effectivement réalisable dans ce pays qu'il présente cependant comme pauvre, malgré ses innombrables richesses.

L'autre sujet de controverse portera sur sa conception de l'Ivoirité qu'il présente à l'instar de beaucoup d'hommes politiques et d'une bonne partie de l'opinion internationale comme un concept d'exclusion et xénophobe. Répondant à un journaliste, il dira sans hésiter que "l'ivoirité est un concept qui a été créé en 1995, pour exclure certains candidats", sans pour autant arriver à en donner la définition.
Faut- il le rappeler, nonobstant sa diabolisation, l'Ivoirité se présente bel et bien comme un facteur d'intégration, qui a pour avantage de consolider la Nation ivoirienne, dont les habitants se retrouvent désormais autours de certaines valeurs culturelles communes. C'est ainsi, qu' au nom de l'Ivoirité, on parlera le Nouchi, on mangera le Garba, on écoutera le Zouglou… en Côte d'Ivoire.
Et ce ne sont pas les concepteurs de " l'identité nationale" en France qui nous contrediront. Stéphane Kipré devra donc revoir sa copie s'il veut être sur la même longueur d'onde que "la nouvelle génération" ivoirienne qui a fait sienne l'Ivoirité, concept culturel et non politique.

Axel Illary
Lundi 7 Décembre 2009
La Dépêche d'Abidjan



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