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Show-Biz La grande Fièvre « Wôyô » s'empare d'Abidjan


Show-Biz La grande Fièvre « Wôyô » s'empare d'Abidjan
Abidjan, la capitale ivoirienne vit actuellement au rythme d'un phénomène qui, certes, n'est pas nouveau mais connaît en ce moment une régénérescence fabuleuse : Le Wôyô. Ce rythme issu des milieux défavorisés et pratiqués en majeure partie par les jeunes est en passe de devenir la forme privilégiée de mercantilisme des promoteurs culturels.
Considéré par les professionnels comme la racine du Zouglou dont l'audience et la notoriété mondiale ne sont plus à contester, le Wôyô s'exécute à travers des instruments rudimentaires : Le Tambour, les Grelots, les castagnettes. Sur le tronçon menant à Agban à partir de la station Mobil des Deux Plateaux, boulevard Latrille, un espace de détente fait à présent les beaux jours des Abidjanais friands du rythme Wôyô. Le Maquis Bleu Marine, en un temps record, est devenu le temple du Wôyô dans la Commune la plus huppée de la capitale.
Du mercredi au Dimanche de " ambiance facile '' aux couleurs Zougloutiques est quotidiennement servie aux nombreux noctambules en quête de délectation. Plusieurs faiseurs d'ambiance rivalisent de talent et tout le monde y trouve pour son compte. L'alcool coule à flots au grand bonheur du gérant qui ne cache pas son enthousiasme pour cette nouvelle forme de marketing ; le sexe aussi est de la partie.
Comme le Bleu Marine, les maquis qui sacrifient aujourd'hui leurs espaces au rythme Wôyô ne se comptent plus à Abidjan. Yopougon, Abobo, Port-bouët, Treichville, Koumassi, Marcory, tous vibrent au rythme des soirées Wôyô qui sont organisées à ciel ouvert. Pour ainsi dire, que cette forme d'expression musicale gagne de plus en plus de terrain sur toute l'étendue de la capitale abidjanaise. Mais les maquis ne sont pas les seuls lieux d'expression du Wôyô.
Ces jeunes talents, on les retrouve aussi bien dans les cérémonies de réjouissance (Mariages, baptêmes, anniversaires.. que dans les commémorations funéraires, sans y être parfois invités ; parce que, comme on le dit dans le milieu « un bon artiste Zouglou doit savoir faire danser, faire rire et faire pleurer ». Au cours des cérémonies funéraires par exemple, l'artiste, au rythme d'une orchestration appropriée, use de sa grande capacité à manier la parole pour susciter des émotions fortes. Dans tous les cas, l'artiste reste toujours déterminé par le même objectif : « émouvoir pour recevoir ». EMOUVOIR l'assistance par des paroles élogieuses pour RECEVOIR quelques billets de banque.
Selon les témoignages recueillis auprès de certains Zouglouphiles, en occurrence les Sénateurs, les Kozolozos. les prestations des jeunes talents dans les grands espaces sont liés à un besoin de producteurs. « Quand nous intervenons dans les maquis, c'est vrai, nous avons un besoin immédiat d'argent pour subvenir à nos besoins les plus vitaux, mais le plus important pour les jeunes artistes que nous sommes, c'est de tomber sous le charme d'une personne susceptible de nous produire », a indiqué Badé, un jeune talent, l'un des plus doués de sa génération basé à Marcory.
Au nombre de ces « créateurs » d'ambiance, se dénombrent également des célébrités évoluant dans le Zouglou de haut niveau. Ces artistes qui se transforment pour la circonstance en Wôyô le font par passion et parfois à la demande des gérants de maquis qui y mettent les moyens à cet effet. C'est ce qui justifie certainement le véritable enthousiasme autour de ce nouveau phénomène.
Si cette forme de prestation musicale prend de l'ampleur, c'est certainement parce que les charges liées à un " de groupe Wôyô sont beaucoup plus supportables que la prise en charge d'un orchestre ou la production d'un artiste confirmé en play-back. C'est ce que nous indique ici M. Joseph Kobenan alias Torro de Bagdad, mécène de grands événements. « Les jeunes artistes Wôyô sont un trésor culturel pour la Côte d'Ivoire. Ce sont les véritables dépositaires de la musique Zouglou. Plein de talent et d'imagination, ils nous reviennent beaucoup moins chers que les artistes dits confirmés. Nous travaillons avec ces jeunes parce qu'ils sont plus rentables ».
Dans tous les cas, il serait encore plus raisonnable pour ces gros bonnets du show biz ivoirien de permettre à ces jeunes talents d'achever leur rêve : Réaliser une discographie.

Léon SAKI in Lebanco.net
Jeudi 22 Novembre 2012
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