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La Dépêche d'Abidjan

Routes dégradées : à quand la solution ?

Depuis plusieurs mois, les usagers des routes ivoiriennes murmurent pendant leurs déplacements. Ils se plaignent du mauvais état des voies qui leur cause d’énormes désagréments. L’on se demande bien à quand la réaction des autorités devant cette situation qui perdure.


Routes dégradées : à quand la solution ?
La dégradation des routes en Côte d’Ivoire perdure et commence à agacer les populations. Plutôt que d’avoir de rares voies défectueuses, ce sont elles qui au contraire constituent la norme. Fait incompréhensible, il y a moins de deux ans, après la malheureuse crise politique qu’a connu le pays, le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara a fait de la réhabilitation des routes, surtout à Abidjan, la priorité des priorités dans son plan intitulé programme présidentiel d’urgence (PPU). Ne dit-on pas que la route précède le développement ? 20 milliards ont été injectés dans la réhabilitation de plus de cent kilomètres de route à Abidjan comme à l’intérieur du pays. Ce premier succès du président après son accession au pouvoir a mis les usagers d’accord sur sa capacité à relever bien de défis. Promesse à même été faite aux ivoiriens de voir leur réseau routier remis à neuf au fil des ans.

Une situation devenue plus grave

Malheureusement plus d’un an après, le résultat est catastrophique. La dégradation des voies passe au souvenir tout ce qui a été fait. Par endroit, c’est pire qu’avant. Au point où circuler sur des routes récemment réhabilitées devient un haut risque pour les automobilistes. Des nids de poules se sont développés partout jusqu’à devenir de véritables trous que les automobilistes appellent « nids de chameaux ». Accélérer sa voiture sur certaines voies relève de l’inconscience pour les chauffeurs obligés d’avancer au ralenti. Aucune commune n’est épargnée par cette situation. Plusieurs articles de presse ont récemment attribué la palme d’or à la commune de Yopougon. Mais, ont-ils portés un jugement vraiment juste ? Car des communes revendiquent à coup sûr cette performance péjorative des routes dégradées. Les deux ponts qui relient le Plateau à Treichville n’en sont pas exemptés. Reconnaissons en toute honnêteté qu’en la matière, Abidjan n’est pas la seule ville incriminée. Que dire de la capitale politique Yamoussoukro où des voies cherchent désespérément du trafic pour valoriser leur raison d’être. La patience de plusieurs années ont fini par les lézarder, fissurer et créer des nids de poules évasés tels des bassins, sous l’effet du soleil et des intempéries. Par endroit, la chaussée est simplement recouverte par le sable que charrient les eaux de pluie. Toutes nos villes sont touchées par le phénomène de la dégradation des routes. Les voies les reliant annoncent en chœur le calvaire aux automobilistes à l’approche de ces villes.

Les causes …et les solutions

En applaudissant la restauration des voies de communication en fin d’année 2011, l’on était loin de penser à une joie de courte durée. Malheureusement, le résultat est là, palpable sous nos yeux. Il est maintenant question de savoir ce qui n’a pas marché. La première hypothèse à écarter est l’effet des pneus, tables et autres objets brûlés sur la chaussée pendant les manifestations politiques parce que nous sommes sevrés de ce genre d’activité depuis plusieurs mois. Même si la pluie peut avoir une explication dans cette situation, il est plus raisonnable de jeter un regard sur le matériau utilisé ainsi que les capacités des entreprises choisies pour la tâche. Une dame au volant de sa voiture disait il y a environ deux mois, lors des travaux de réhabilitation d’un nid de poule à la descente du pont Général De Gaule : «ça, c’est pour deux jours seulement ». Peut-on dire que cette dame a tort ? Difficile de l’affirmer car, certains nids de poule ont du mal à disparaitre malgré les multiples réparations qu’ils subissent. Il ne faut surtout pas oublier que la plupart de nos routes ont plus de 30 ans d’existence. Même quand on évalue la durée de vie d’un bitume selon plusieurs facteurs, il faut reconnaître que l’entretien des infrastructures fait défaut dans ce pays. Tout comme les bâtiments publics, les routes sont dans l’abandon. Comment alors retoucher tout ce réseau routier qui faisait jadis la fierté de ce pays ? En ces temps difficiles surtout. La question se pose avec acuité. Et les automobilistes qui sont traqués pour circuler avec les papiers en règle sont soucieux de garder leur véhicule en bon état plutôt que de les voir désagréger par le mauvais état des routes.


Natacha KONÉ
In Le Nouveau Consommateur Hebdo

Mardi 30 Juillet 2013
La Dépêche d'Abidjan



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