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Rentrée solennelle du Conseil constitutionnel / Alassane Ouattara : ‘‘La décision de l’ancien président du Conseil Constitutionnel, nous a fait perdre 10 ans(...) et ceci est inacceptable’’

La rentrée solennelle du Conseil constitutionnel a eu lieu le lundi 10 septembre 2012 à la salle des fêtes de l’hôtel Ivoire à Cocody. La cérémonie a vu la présence du président de la République, Alassane Ouattara, qui a déploré que l’ex-président du Conseil constitutionnel, Yao N’dré, ait proclamé Laurent Gbagbo, vainqueur de la présidentielle 2010.


Rentrée solennelle du Conseil constitutionnel / Alassane Ouattara : ‘‘La décision de l’ancien président du Conseil Constitutionnel, nous a fait perdre 10 ans(...) et ceci est inacceptable’’
Le chef de l’Etat a indiqué à l’occasion de cette cérémonie qui est la toute première de cette Institution que le Conseil constitutionnel est un maillon important dans la démocratisation de toute nation et le régulateur du pouvoir public. Cette institution, selon Alassane Ouattara, revêt une importance capitale d’autant plus qu’il a en charge la régularité des candidatures à l’élection présidentielle et législative. « C'est dire son rôle éminemment important, voire irremplaçable, dans l'édification de l'État de Droit. Pour avoir perdu de vue cette réalité cardinale, l’ancien précédent du Conseil constitutionnel avait cru devoir servir aux Ivoiriens une décision de convenance politique qui, par son caractère inique, a coûté à notre cher pays, la plus grave crise de son histoire. Certes, c'est à son honneur d'avoir fini par consacrer la vérité des urnes, mais les conséquences de cette forfaiture hantent encore le quotidien des Ivoiriens. Au moins 3.000 personnes ont perdu la vie. Des milliers de blessés garderont, gravées à jamais dans leur chair et dans leur esprit les séquelles de cette crise. Sans compter qu'il nous a fallu reconstruire l'Administration pillée et l'État délité, remettre les Ivoiriens au travail, puis restaurer la confiance perdue des investisseurs étrangers. Cette décision de l’ancien président du Conseil Constitutionnel nous a fait perdre arithmétiquement dix ans. C’est quasiment une génération sacrifiée et ceci est impardonnable», a déploré le président de la République. Qui a fait remarquer que la décision rendue par Yao N’dré donnant Laurent Gbagbo vainqueur est à la base des récentes attaques contre les positions des Forces républicaines de Côte d’Ivoire. « Souvenez-vous des tentatives de déstabilisation au cours des dernières semaines; les dépositions nous ont confirmé que cette décision très grave continue d’être ancrée dans l’esprit de certains qui croient naïvement qu’ils sont sur le droit chemin pour rétablir ce qu’ils croient avoir été une usurpation du pouvoir pour eux», a-t-il laissé entendre. Avant d’indiquer avoir chargé la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (Cdvr) de ressouder le tissu social fragilisé par la crise postélectorale. Le chef de l’Etat a invité ses hôtes à éviter les erreurs du Conseil Constitutionnel passé. Il a, par ailleurs, exprimé son admiration pour Francis Wodié qui en plus d’être le premier constitutionnaliste est respecté de la grande majorité des Ivoiriens. «Vous êtes un homme droit et un homme de droit. Si la Cour suprême ne m’avait pas écarté, vous serez à votre deuxième mandat car vous êtes mon choix depuis 2000», a souligné Alassane Ouattara. Qui a appelé Francis Wodié et les conseillers à redorer le blason du Conseil constitutionnel. Pour sa part, le professeur Francis Wodié a fait un cours magistral avec comme thème : ‘‘le juge et la loi’’. Il a fait remarquer que le juge a trois fonctions principales. A savoir, dire le droit ; rendre la justice et mener une mission de paix. En ce qui concerne le dernier point, le premier responsable du Conseil constitutionnel estime que le juge doit faire en sorte que les rapports entre les hommes soient pacifiés. Il a comparé le juge à une aiguille devant servir à «raccommoder le tissu social abimé de la Côte d’Ivoire. Il est vrai que l’aiguille peut nous aiguillonner, mais son rôle premier, c’est de raccommoder». Francis Wodié a également exhorté les juges au respect de la loi et du droit. Les présidents des Institutions du Benin, du Niger, du Togo, du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso étaient présents à la rencontre.

T .Abdoulaye in L'Intelligent d'Abidjan


Alassane Ouattara à propos de Yao N’Dré : «Ce qu’il a fait est impardonnable»

Les conséquences de la décision de Paul Yao N’Dré, ancien président du Conseil constitutionnel, de déclarer Laurent Gbagbo vainqueur de la présidentielle de 2010 sont si graves qu’Alassane Ouattara trouve cela «impardonnable».


Il aurait fallu que Paul Yao N’Dré confirme le verdict des urnes pour que la vie continue tranquillement. Hélas ! Le 3 décembre, l’ancien président du Conseil constitutionnel donne Laurent Gbagbo vainqueur. Le pays bascule dans la violence. Avec en prime plus de 3.000 morts et de nombreux disparus et handicapés. De l’avis de nombre d’observateurs, «Pablo» est le vrai responsable de la tragédie que la Côte d’Ivoire a vécue. Pour Alassane Ouattara, ce qu’il a fait est «impardonnable». «Cette décision du précédent Conseil constitutionnel nous a fait perdre arithmétiquement 10 ans et c’est quasiment une génération sacrifiée. Ceci est impardonnable», s’est-il offusqué à la rentrée solennelle du Conseil, hier, à Abidjan. La première du genre depuis la création de l’institution en 1994. Même s’il reconnaît que c’est à l’honneur de Yao N’Dré «d’avoir fini par consacrer la vérité des urnes», le chef de l’Etat insiste sur «les conséquences de cette forfaiture (qui) hantent encore le quotidien des Ivoiriens». «Aujourd’hui encore, certaines personnes continuent de croire, et c’est ce qui est encore plus grave dans les conséquences de cette décision, à tort mais de bonne foi, que la première décision du Conseil constitutionnel était la bonne et s’installent dans une défiance à l’égard des autorités légitimes du pays», a-t-il regretté. Le chef de l’Exécutif a rappelé aux gardiens de la Constitution que leur rôle est de veiller à l’édification d’un Etat de droit en régulant le fonctionnement des pouvoirs. «Pour avoir perdu de vue cette réalité cardinale, le précédent Conseil constitutionnel a cru devoir servir aux Ivoiriens une décision truquée, mensongère, de convenance politique qui, par son caractère inique, a coûté à notre cher pays la plus grave crise de son histoire», s’est-il souvenu. Le numéro un ivoirien a témoigné toute son admiration à Francis Wodié, le président du Conseil, sur qui il avait déjà porté son choix depuis 2000 s’il était élu. Il lui a demandé, ainsi qu’aux conseillers, de redorer l’image de l’institution car elle a été «discréditée» par leurs prédécesseurs. Il les a invités à accomplir leur mission en toute impartialité. De son avis, «mieux que tous les mots et tous les discours, cette période de l’histoire de la Côte d’Ivoire devrait constituer pour tous les juristes constitutionnels la boussole qui leur montrera le chemin à suivre et celui à éviter… la balise morale qui leur interdira les expériences hasardeuses et dangereuses et dont les conséquences sont désastreuses». Il a exprimé sa foi en un Conseil responsable et réconcilié avec les Ivoiriens.

Bamba K. Inza in Nord-Sud


Quel sort pour Yao N’Dré ?

Au nom de la réconciliation, Alassane Ouattara n’a pas voulu lui faire payer son entorse au processus démocratique. Mais, au finish, il faudrait tout au moins que Paul Yao N’Dré vienne répondre de ses actes devant la justice ivoirienne. Car, comme la plupart de l’opinion nationale et internationale en convient, c’est à partir de la forfaiture de Yao N’Dré que tout a commencé à dégringoler. Outrepassant ses prérogatives, il a annulé des voix pour permettre à son mentor de passer. Paul Yao N’Dré a manqué de courage et, a contribué pour beaucoup aux actes de barbaries qui ont suivi sa proclamation des résultats du scrutin présidentiel. Pis, c’est sur la base de la première décision qu’il a rendue en décembre 2010 que des partisans de Laurent Gbagbo continuent de tuer des innocents. Ils veulent déstabiliser le président Alassane Ouattara qui n’est pas à leurs yeux le vrai gagnant de la présidentielle. Il faut donc, comme la justice l’a fait pour Justin Katinan Koné, demander l’extradition de Paul Yao N’Dré, pour qu’il vienne répondre de ses actes. Son fameux ‘’nous sommes tous responsables de ce qui est arrivé: le président actuel, le président parti, (Laurent Gbagbo), les citoyens, les médias, tout le monde est responsable’’ qu’il a sorti le 22 avril 2011 ne suffira pas. Pis Paul Yao N’Dré donne l’impression qu’on l’a forcé à proclamer à nouveau les résultats du vote. Toute chose qui donne du courage à ses camarades. Il aurait dû faire acte de contrition pour continuer de respirer l’air frais à Accra.

MD in in Nord-Sud
Mardi 11 Septembre 2012
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