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La Dépêche d'Abidjan

LA LIBERTÉ D'INFORMER








Quel journalisme pour ce 21eme siècle? (2/2)


Quel journalisme pour ce 21eme siècle? (2/2)
« Face à la révolution silencieuse qui bouleverse l’espace médiatique mondial, il est temps de renoncer à cette entité mythologique qu'on appelait journalisme et d'admettre l'existence de journalismes différenciés », n’hésitent pas à affirmer certains analystes. Il est vrai que de nouveaux profils, tel que le journalisme en ligne, se font jour, en effet, sur le terrain de la profession avec leurs modes de production et de diffusion. Et sans doute cette nouvelle génération apportera-t-elle sa part de diversification au métier.

Mais, comment se retrouver dans les foisonnantes informations dont les auteurs, à l’image de ceux d’internet, ne sont pas tous des professionnels alors que sans cette condition nécessaire l'information devient aléatoire? En un mot, comment discerner la bonne graine de l'ivraie? Les acquis fondamentaux de la profession n’en seront-ils détériorés? N'est-il pas à craindre, eu égard par exemple à l'aspect fugace des textes numériques, que la gigantesque foire aux informations ouverte par les nouveaux supports n'appauvrisse l'écriture et n'affaiblisse la pratique professionnelle? En somme, la profession n’en sera-t-elle pas négativement affectée jusque dans sa culture?

Car ce qui est en jeu, c’est la fonction même de la presse : donner des repères, éveiller les consciences et éclairer l’opinion publique. A commencer par la collecte de l'information, celle-ci étant dans son état initial une matière brute souvent aussi emmêlée que difficile à appréhender. Surtout à une époque où tout va si vite et dans un univers caractérisé par de grandes mutations économiques, techniques, technologiques, sociales et culturelles.
Assurément, plus que jamais, les faits doivent être objectivement et méthodiquement collectés, vérifiés, triés, situés, hiérarchisés et traités pour être non seulement compréhensibles mais aussi conformes à la réalité. Et à cet effet, la pratique journalistique, en plus des connaissances, du savoir-faire et des techniques qu’elle requiert, doit reposer sur des règles, une éthique et une déontologie. Cependant, il ne s'agit pas, dans un monde en constante évolution, de se calfeutrer dans l'immobilisme ou le conformisme. Il faut plutôt savoir s'adapter aux changements en remettant en question, au besoin, tout ce qui mérite de l'être sans renier pour autant les principes originels ni détruire les fondements séculaires qui font la valeur du métier.

Après tout, les nouvelles technologies de l'information et de la communication ne sont que des moyens…au service de la profession. C’est aussi vrai que le progrès n’est pas une donnée de la technique.

Karamoko Tahirou
Mardi 14 Janvier 2014
La Dépêche d'Abidjan



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La Dépêche D'Abidjan | 04/05/2011 | 2268 vues
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