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La Dépêche d'Abidjan

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Projet de société du candidat du Pdci-Rda

20 engagements et 10 defis pour une Cote d Ivoire fraternelle, solidaire et prospère


Projet de société du candidat du Pdci-Rda
Mesdames et Messieurs, Durant quatre décennies, sous l'égide du Président Félix Houphouët-Boigny et sous l'impulsion de sa politique visionnaire, ainsi que sous ma gouvernance, le PDCI-RDA a fait de notre pays la grande vitrine de l'Afrique de l'Ouest. En réussissant à forger dans la paix, la liberté et la solidarité une terre d'espérance et d'hospitalité conformément à la vision que projette notre hymne national, le PDCI-RDA a su incarner les aspirations de la grande majorité des Ivoiriens et des Africains. Ce savoir-faire lui a conféré une longévité qui en fait un parti d'expérience et d'espérance. L'attrait qu'exerce encore aujourd'hui notre pays traduit cet immense espoir que place en lui la communauté nationale et internationale. Malheureusement, sous les coups de boutoirs des ennemis du progrès, l'élan de développement de notre pays s'est arrêté net. L'ampleur de la régression est incommensurable. Dix années durant, avec des miroirs aux alouettes, le FPI a abreuvé les Ivoiriens de promesses sans lendemain. Ayant rejeté les principes fondateurs de la nation, il a opté pour une agressivité ultranationaliste en sacrifiant notre tradition de travail dans la discipline, la paix et le dialogue. Il a choisi la politique de la poudre aux yeux en usant des artifices de toutes sortes pour masquer son incapacité à proposer au peuple de Côte d'Ivoire, une politique d'union, un projet de société viable, un projet économique de progrès social et de développement humain. Par sa mauvaise gouvernance, notre pays a perdu son image de société de progrès et de vitrine africaine de pays émergent. Ainsi, affichant les indicateurs de développement humain les plus médiocres, il se classe dans le peloton des derniers Etats de la planète. Sous mon mandat, le taux de croissance économique de notre pays était en moyenne de 6%. Depuis, ce taux a chuté pour se situer à 1,5% en moyenne. Aujourd'hui, avec un taux de croissance démographique de l'ordre de 3,5%, on peut aisément conclure que le FPI a appauvri la nation et les Ivoiriens. Le taux de pauvreté culmine à 48,9%. Un Ivoirien sur deux vit en dessous du seuil de pauvreté et son espérance de vie, qui était de 58 ans en 1997, est tombée à 45 ans. Au total, le FPI a semé la pauvreté et la mort dans notre pays. Les refondateurs ont échoué partout et en tout. Chers compatriotes, Depuis décembre 1999, la Côte d'Ivoire est sinistrée. Une immense tâche de reconstruction nous attend.

Avec le PDCI-RDA, bâtisseur de la Côte d'Ivoire moderne, je veux relever ce défi. Je veux reconduire le peuple de Côte d'Ivoire vers de nouveaux horizons de liberté et de prospérité. Je veux redonner confiance aux Ivoiriens et faire renaître l'espoir dans le cœur de nos concitoyens et plus particulièrement dans celui des jeunes générations. Je sais que les Ivoiriens, une fois réconciliés et rassemblés, sont capables de rebondir pour poursuivre notre idéal commun et notre ambition exaltante de faire de notre pays, une terre d'espérance promise à l'humanité, une terre de fraternité, de progrès pour tous et de bonheur pour chacun. Le nouveau programme présidentiel que je vous propose s'enracine dans le projet de société de notre grand parti, le PDCI-RDA que j'ai explicité dans mon Discours-Programme d'Août 1995 à Yamoussoukro et dans ma Lettre aux Ivoiriens du 20 septembre 2007. Il s'ouvre sur un programme de gouvernement pour conduire la Côte d'Ivoire aux portes du futur dont il est la clé pour une entrée réussie dans le troisième millénaire. Par ce projet plus ambitieux, j'entends d'abord entreprendre les vastes chantiers de reconstruction et de redressement national et ensuite, recréer les conditions favorables à la remise en marche de " l'Eléphant d'Afrique ". Ce projet est l'expression de ma " profession de foi " en l'avenir de notre pays. Il projette une vision de la Côte d'Ivoire du futur qui traduit les aspirations de toutes les composantes de la société ivoirienne et met en exergue un ensemble d'objectifs à atteindre en l'espace d'une génération. L'image qui se dessine de la Côte d'Ivoire à cet horizon du futur prend la figure symbolique de l'"Eléphant d'Afrique en marche " pour exprimer la sérénité et la détermination de la puissance que notre nation ambitionne de devenir. Cette marche doit renforcer les progrès de la nation sur la voie de l'unité nationale. Elle doit réaffirmer sa fidélité à sa tradition de dialogue et de convivialité intercommunautaire, confirmer son option en faveur d'un libéralisme à visage humain dans une république laïque animée par une société civile et politique solidement ancrée dans la culture d'une démocratie apaisée et participative soutenue. Grâce à la bonne qualité de la gouvernance induite par les valeurs du travail, de la compétence, du mérite et de l'excellence, la Côte d'Ivoire saura surmonter tous les défis. Chers compatriotes, Je vous invite à partager avec moi cette conviction qui se nourrit de l'ambition du PDCI-RDA, mon ambition de toujours, l'ambition de faire de la Côte d'Ivoire, un pays industrialisé en l'espace d'une génération.

Comme vous le savez, nous avons hérité en 1960 d'un pays que le PDCI-RDA et Félix Houphouët-Boigny ont transformé en un Etat fort et respecté dans la sous-région et dans le monde. Le PDCI-RDA a opté, dès l'indépendance de notre pays en 1960, pour le libéralisme économique, la libre entreprise, l'ouverture sur l'extérieur et la coopération internationale sans exclusive, alors que la plupart des leaders africains prenaient le parti des aventures socialo-communistes, aventures qui devaient se solder par des dictatures sanglantes et des échecs retentissants. D'ailleurs, l'histoire a définitivement condamné ces voies de l'utopie. La justesse de nos choix fondateurs a permis à notre pays d'accomplir des avancées remarquables sur la voie du développement économique et social, en particulier au cours de la période dite du " miracle ivoirien ", dont les effets multiplicateurs, avec un taux moyen de croissance économique de 7% l'an en termes réels, ont induit une stabilité politique et une cohésion sociale dans les années 1970 . En dépit des inflexions économiques survenues dans la période 1970-1990, du fait des chocs pétroliers successifs, des sécheresses, de la chute drastique des cours du cacao et du café qui ont entraîné une importante détérioration des termes de l'échange et des revenus de la nation, la Côte d'Ivoire a toujours poursuivi sa marche vers le progrès. A la disparition du Père-fondateur, j'ai accédé au pouvoir dans une ambiance politique délétère, et dans un contexte économique difficile qui a inévitablement conduit à la dévaluation de 50% de notre monnaie commune, le Franc CFA, le 12 janvier 1994. La maîtrise de cette dévaluation, ainsi que les réformes structurelles et sectorielles profondes entreprises par mon gouvernement ont permis de relancer l'économie ivoirienne sur des bases solides. Cette amélioration de l'environnement économique a été soutenue et prolongée par les grandes orientations de politique économique et sociale définies dans mon discours-programme du 26 août 1995 à Yamoussoukro. Nous y mettions en perspective, " le progrès pour tous, le bonheur pour chacun " dans " une nouvelle société aux frontières nouvelles du développement ". Ces orientations ont été traduites en programmes de gouvernement avec pour objectif majeur de faire de la Côte d'Ivoire " un nouveau pays industrialisé en l'espace d'une génération".

Aussi notre stratégie reposait-elle sur 4 bases essentielles : lla modernisation de l'agriculture pour satisfaire notre consommation intérieure et faire de notre pays le grenier de la sous-région et un grand exportateur de produits agricoles; lle développement soutenu du secteur des mines, de l'énergie et de l'industrie pour hisser notre pays au rang de pays minier, pétrolier et industriel et relever le défi du plein emploi; lle développement du secteur des services pour faire de notre pays la plaque tournante des services en Afrique de l'Ouest; ll'extension des échanges extérieurs par l'expansion des exportations pour une participation forte et réussie de notre pays à la mondialisation. Dans cette approche, un train de réformes structurelles a permis : ll'amélioration de l'environnement économique par un programme de privatisation judicieux, grâce à l'amélioration du cadre légal, judiciaire et réglementaire et aussi grâce à la création du CEPICI ; lla promotion de l'investissement privé national et international ; lla concession au secteur privé des " 12 travaux de l'Eléphant d'Afrique " qui a permis de réaliser l'extension de l'aéroport Félix Houphouët-Boigny, d'amorcer les travaux du 3ème pont Riviera- Marcory et les attributions des marchés de l'autoroute Abidjan-Yamoussoukro, de la voie expresse Abidjan-Bassam et de l'abattoir d'Anyama. lle traitement adéquat de la dette extérieure dont le service était d'environ 600 milliards de F CFA par an et qui a permis la réduction de 80% de notre dette commerciale et de notre dette bilatérale respectivement en mai 1997 et en avril 1998. Le stock de la dette extérieure, à fin 1999, s'évaluait à plus de 6000 Milliards de FCFA après remboursement de plus de 2400 Milliards de FCFA. lLe traitement par paiement, titrisation et compensation, en 1993, de la dette intérieure qui s'élevait, à fin 1993, à 1200 milliards de FCFA, accompagné des dispositions pour empêcher la reconstitution des cumuls d'arriérés ultérieurs. Bien que pays à revenu intermédiaire, la Côte d'Ivoire est devenue éligible à l'Initiative de réduction de la dette des pays pauvres très endettés (PPTE) ouverte, jusqu'alors, exclusivement aux pays les moins avancés (PMA). Et ce, grâce à la compétence et à l'expertise de mon gouvernement qui est parvenu à faire admettre des critères plus équitables aux Institutions financières internationales. Le point d'achèvement était fixé au 30 mars 2001, conformément aux accords passés avec la Banque Mondiale en novembre 1999. Le coup d'Etat de décembre 1999 est venu remettre en cause ce programme particulièrement favorable à notre pays. Il ne faut pas oublier que l'effet d'entraînement des succès enregistrés jusqu'en décembre 1999, nous avait permis de réaliser notre rêve d'une croissance à deux chiffres dans deux principaux secteurs de notre économie. Ainsi, l'on notait un taux de croissance de 12,5 % pour le secteur agricole avec une augmentation substantielle des revenus distribués aux paysans et un taux de 13,7 % en 1997, pour le secteur industriel. Ce taux était déjà, dans ce dernier secteur, de 10 % en 1995 et 12 % en 1996. Parce que le développement industriel constitue et constituera pour nous, la grande priorité, des efforts particuliers étaient consentis dans ce secteur. L'ambition de faire de la Côte d'Ivoire, un pays industriel, producteur et exportateur d'énergie, de produits semi-finis, finis et informatiques, avait conduit à la mise en œuvre d'un nouveau Code des investissements ainsi qu'un Code minier et un Code pétrolier plus incitatifs adoptés en 1995. Les taux de réalisation de la transformation des produits de base qui étaient de 13 % en 1993, sont portés à 29 % en 1999 pour le cacao avec pour objectif 50 % en 2000 . Pour le café, le taux de réalisation qui se situait à 9 % en 1993 est passé à 15 % en 1999, avec pour objectif 33 % en 2000. Dans le domaine des mines et de l'énergie, grâce à nos efforts, des investissements privés de l'ordre de 85 milliards de F CFA ont permis de démarrer la production de pétrole et de gaz, notamment sur les gisements Lion et Panthère en 1995, après les gisements Bélier et Espoir. Par ailleurs, la réalisation de la centrale thermique d'AZITO, opérationnelle depuis 1999, a permis d'accroître substantiellement la production et l'exportation de l'énergie ainsi que la baisse du coût de l'énergie domestique, entamées avec les centrales CIPREL I et II. Ces différentes actions avaient porté la capacité totale de production électrique de 2.200 gigawatts en 1993 à 4.000 gigawatts en 1997. En outre, pour accroître la production de gaz butane, l'usine de gaz de pétrole liquéfié, (GPL) extrait du champ LION, avait été inaugurée en décembre 1998. Cet effort était entrepris dans le cadre de notre politique de promotion de l'usage du gaz butane. Cette politique devait, par ailleurs, être soutenue par le projet de pipe-line Abidjan-Bouaké, ainsi que par le projet de distribution sous canalisations du gaz naturel, produit localement.

Comme vous le voyez, toute la politique énergétique de la Côte d'Ivoire est essentiellement l'œuvre du PDCI-RDA. Les résultats de cette politique avaient abouti à l'amélioration des conditions de vie et à la réduction significative du taux de pauvreté de 36,8% en 1995 à 33,6% en 1998. Ces avancées remarquables résultaient des dix engagements traduits en dix chantiers de réformes et d'actions que vous avez soutenus en 1995 et dont la mise en œuvre chargée de promesses a été interrompue par les jaloux et les ennemis de notre réussite. La vanité de leur prétention est aujourd'hui patente. Ils ont provoqué la régression de notre pays en bloquant sa marche en avant. C'est pourquoi, mes chers compatriotes, au regard des succès enregistrés par notre action gouvernementale, je vous demande de renouveler le pacte de fidélité à nos choix fondateurs, en passant avec moi un nouveau contrat de confiance pour renouer avec la réussite économique qui conditionne tous nos succès à venir. Nous devons bâtir la démocratie et la prospérité de notre pays à partir de la paix, préalable à tout développement. Faire le contraire, c'est mettre le monde la tête en bas. Chers Frères et sœurs, Pour l'élection présidentielle prochaine, le PDCI-RDA, le Parti fondateur de la Côte d'Ivoire indépendante, libre et fière, m'a fait l'insigne honneur de me désigner comme son candidat pour ramener la famille politique d'Houphouët-Boigny au pouvoir. J'apprécie le poids des responsabilités liées à cette charge car, je mesure les incertitudes qui menacent notre pays. Je sais, cependant, qu'une Côte d'Ivoire rassemblée, autour de valeurs fortes, est capable, avec l'expérience du PDCI-RDA et la compétence de ses nombreux cadres, de rééditer dans les plus brefs délais, ses performances d'antan. Je reprends donc, devant vous, l'engagement solennel de réaffirmer, encore une fois, ma vision du futur de notre pays. C'est un nouveau contrat de confiance que je veux signer avec le grand peuple de Côte d'Ivoire. Oui ! Je m'engage, avec détermination et foi, conforté par la confiance et le soutien de tous les Ivoiriens, à reconstruire une société démocratique, réconciliée avec elle-même, pacifique et prospère, une société qui fait du dialogue, de la tolérance, du respect des différences et de l'éducation des jeunes, ses valeurs cardinales, une société d'égalité, d'initiatives et de bonheur partagé, résolue, à nouveau, à écrire, par sa créativité, les nouvelles pages glorieuses d'une nation ouverte au progrès. L'état actuel de la Nation ivoirienne est catastrophique. L'élection présidentielle prochaine donne au peuple souverain de Côte d'Ivoire l'occasion de choisir entre la liberté et l'embrigadement, entre la responsabilité et l'infantilisation, la discipline et le désordre, entre la vérité et le mensonge, entre le respect de la vie humaine et les tueries, entre l'intégrité et la corruption, entre la paix et la guerre, bref, entre la démocratie et la dictature, entre l'Etat de droit et la barbarie.

Chers concitoyens, J'ai foi en la Côte d'Ivoire et je fais confiance au génie de notre peuple. Malgré, l'évolution erratique des cours du pétrole qui pèse sur les perspectives économiques et les fluctuations imprévisibles de nos matières premières, notre pays saura surmonter les incertitudes de l'environnement international en démontrant sa capacité d'adaptation aux exigences de mutations sociales qu'imposent la mondialisation et l'essor prodigieux des technologies de l'information et des biotechnologies. Soucieux de construire une nation unie dans des blocs sous-régionaux et régionaux stables, je veux amener la Côte d'Ivoire à tirer un meilleur avantage de la mondialisation en l'engageant dans la recherche scientifique et technologique, dans la prévention des conflits internes et dans le dialogue entre les communautés, les peuples et les nations pour un monde plus équitable. Mesdames et Messieurs, Les grandes orientations stratégiques de la vision du futur que je vous propose visent à faire de notre pays, en ce 21ème siècle, un nouveau pays industrialisé. Pour réussir ce pari, je dois relever, avec vous, dix défis majeurs. l1.- le défi de l'unité et de la sécurité nationale; Nous devons relever le défi de l'unité, de la réconciliation et de la sécurité nationales en nous attachant à restaurer l'intégrité du territoire national, à rétablir l'autorité de l'Etat, à renforcer la stabilité politique par la mise en œuvre d'une démocratie apaisée en vue de reconstruire l'Etat de droit qui garantit la sécurité des personnes et des biens ainsi que les droits et les libertés. Il nous faut vaincre la peur qui s'est emparée des populations ivoiriennes, en réduisant la distance psychologique entre les habitants de ce pays et entre les principaux acteurs de la vie politique. Il nous faut surmonter les replis identitaires en brisant les murs de la méfiance intercommunautaire et en réussissant la réconciliation nationale, gage de l'harmonie sociale. Il nous faut, enfin, réformer les forces de défense et de sécurité en leur redonnant le sens de leur mission républicaine et en les dotant de moyens adéquats. l2.- le défi de la démocratie et de la bonne gouvernance Nous soumettrons à référendum la révision de la Constitution, afin de consolider les institutions républicaines, en assurant un équilibre entre les différents pouvoirs. L'institution d'un Sénat déjà prévu dans la constitution révisée en 1998, aux côtés de l'Assemblée nationale, permettra au Parlement bicaméral, ainsi constitué, de jouer pleinement son rôle de contre- pouvoir. Le Sénat devait être mis en place après les élections de 2000. Les refondateurs en ont décidé autrement. L'indépendance de la Justice sera effectivement assurée et consolidée. Le Pouvoir exécutif érigera la bonne gouvernance en norme de l'action gouvernementale. Il s'agira également d'anticiper pour prévenir les crises et réduire les incertitudes face au futur. l3.- le défi de la maîtrise démographique La population de la Côte d'Ivoire qui était évaluée à 6,7 millions d'habitants, en 1975, est passée à 14,7 millions d'habitants en 1996, puis à 15,3 millions d'habitants en 1998.

Avec un taux annuel de croissance supérieur à 3% qui fait doubler la population en moins de 20 ans, celle-ci atteindra près de 40 millions d'habitants, dont la moitié aura moins de 15 ans à l'horizon 2025-2030. Nous rechercherons la solution dans le couplage d'une politique de maîtrise de la population par la sensibilisation des familles avec une politique de croissance économique forte et d'intégration humaine et culturelle. l4.- le défi de l'éducation-formation et du développement du capital humain. Le taux brut de scolarisation se situait à 74 % en 1998 contre 67% en 1994. Les refondateurs nous ont ramenés quinze ans en arrière avec un taux de 66% en 2006/2007. Au niveau de l'alphabétisation, les mesures mises en œuvre avaient permis de porter le taux d'alphabétisation des adultes de 39% en 1994, à 44% en 1996, avec un objectif de 60% en l'an 2000. Les différentes actions menées dans le domaine de l'éducation se sont traduites par une augmentation significative du nombre d'élèves avec un chiffre voisin de 2,5 millions en 1998, tous secteurs confondus, dont environ 1,9 millions dans l'enseignement primaire. J'entreprendrai la réforme de la politique d'éducation-formation et de recherche scientifique en vue d'en améliorer la qualité afin de l'adapter à nos besoins immédiats et futurs et aux exigences du monde moderne. Cette politique doit être capable de donner à la fois aux individus les moyens de leur épanouissement et à la société ceux de la maîtrise de son développement. L'éducation demeure pour le PDCI-RDA, la priorité des priorités pour faire de la Côte d'Ivoire une puissance éducative au service de son progrès économique, social et humain. l5.- le défi de la maîtrise scientifique et technologique La promotion de la recherche scientifique et la maîtrise des nouvelles technologies permettront de renforcer la compétitivité de notre économie, d'améliorer la qualité et la quantité de nos produits tout en consolidant notre capacité à maîtriser notre environnement naturel en vue du progrès social et humain. l6.- le défi du développement économique et de la relance de l'emploi Pour rattraper l'important recul de l'économie ivoirienne sous le régime du FPI, il nous faut porter le taux de croissance économique à un taux double du croît démographique pour atteindre rapidement un taux de 7 % et à moyen terme, la croissance à deux chiffres. L'enjeu majeur sera, en définitive, la reprise et la mise en œuvre effectives des chantiers du futur. A cet égard, j'encouragerai un financement plus endogène de notre développement par l'épargne intérieure en renforçant les capacités de mobilisation interne pour être en mesure de satisfaire les besoins importants nés de la crise. l7.- le défi du développement culturel La communauté de destin qui nous unit dans la nation ivoirienne doit consolider notre culture nationale pour en faire un ferment de cohésion par la mise en valeur harmonique et harmonieuse de toutes nos cultures ethniques et de notre histoire commune. La promotion d'une culture nationale est à la fois une exigence de modernisation, un puissant ferment de cohésion nationale et un atout économique. C'est aussi un enjeu de démocratie. C'est pourquoi, j'inscris cette ambition dans le droit fil de l'option libérale du PDCI-RDA. Car, il faut se garder d'étatiser la culture. l8.- le défi du développement social Le progrès social implique la création de la richesse par le travail et une juste répartition des fruits de la croissance. Dans le secteur éducation-formation, il nous faudra tout à la fois réhabiliter l'école, l'université et le droit au savoir et à la formation. Cela ne peut réussir sans la restauration de l'autorité de la famille et du maître et la revalorisation du métier d'enseignant. La relance de la politique de santé publique et la reprise des programmes de santé communautaire garantiront aux Ivoiriens le droit à la santé, la réduction du taux de mortalité infantile, le relèvement de l'espérance de vie. Je m'engage à améliorer le cadre de vie des Ivoiriens par la construction tant en zone urbaine que rurale de logements sociaux et par la sauvegarde d'un environnement sain et protégé. Je constate avec amertume que les retraités qui ont donné à notre pays le meilleur d'eux-mêmes ne bénéficient pas d'une attention à la mesure des services rendus à la nation.

Pour corriger cette situation, je mettrai en œuvre une politique de retraite dynamique par la simplification et l'accélération des procédures de liquidation des pensions. Par ailleurs, avec les progrès de la médecine qui allongent l'espérance de vie, les retraités constituent une mine de compétences, d'expérience et d'intelligence à valoriser et à mettre au service de la nation, notamment sur des projets spécifiques générateurs d'emplois. Enfin, je mettrai en place une politique hardie et novatrice de création d'emplois, notamment dans le domaine agricole et des infrastructures économiques, puissants leviers pour résorber le chômage endémique et ouvrir des perspectives d'avenir à notre jeunesse. l9.- le défi de la protection de l'environnement et du cadre de vie La société ivoirienne est en passe de devenir plus urbaine que rurale. Cette évolution nous impose d'intégrer, dans notre développement, la vision environnementale et écologique afin de laisser aux générations futures des villes propres, non polluées, un environnement urbain et rural sain, un littoral bien conservé qui résiste à l'avancée de la mer, une forêt qui nous protège et protège la biodiversité, un milieu aquatique régénéré et assaini. l10.- le défi de l'intégration régionale et le rayonnement de la Côte d'Ivoire. Bâtir "l'Eléphant d'Afrique", c'est affirmer le rôle de la Côte d'Ivoire dans l'intégration sous-régionale et africaine. Il s'agira de s'appuyer sur les cercles concentriques de développement pour renforcer sa position de place financière et de pôle économique majeurs. Je m'emploierai à redonner à la Côte d'Ivoire la place qui est la sienne dans le concert des nations et à faire d'elle la locomotive du développement de la sous-région au service d'une politique dynamique de coopération sous-régionale, régionale et internationale. Ivoiriennes, Ivoiriens, Chers compatriotes, Ces dix défis du futur que je viens d'évoquer ne pourront être relevés que si chacun de nous s'attache à observer les quatre valeurs essentielles qui ont sous-tendu l'éthique politique du PDCI-RDA. Ces valeurs doivent être réactivées pour fonder la nouvelle société ivoirienne que je veux rebâtir dans le respect des droits de l'homme et des libertés collectives et individuelles. Le premier groupe de ces valeurs est la liberté et les droits de l'homme. C'est dans la liberté et par la liberté que sont possibles à la fois le progrès économique, culturel et social, l'épanouissement personnel et familial, la prospérité nationale. Le deuxième comprend la paix et le dialogue. Ma quête de liberté a toujours été inscrite dans la recherche obstinée de la paix par le dialogue, dans le refus de la violence et du principe marxiste de la lutte des classes comme moteur de l'histoire. Le troisième enveloppe la justice et le travail. Ma profonde conviction est que toute promotion individuelle et toute réussite sociale reposent sur l'effort, la probité, le mérite et la justice. Le quatrième ensemble de valeurs embrasse la solidarité, l'hospitalité et l'ouverture. Celui-ci marque notre refus de la logique de l'exclusion et prône une société solidaire, ouverte et hospitalière, combinant les vertus de la démocratie moderne avec celles de nos traditions africaines. Le respect de ces quatre groupes de valeurs apparaît d'autant plus nécessaire que la société ivoirienne sort divisée et traumatisée d'une crise sans précédent dans son histoire. Sa cohésion indispensable passe donc par le pardon mutuel des offenses en vue de la réconciliation nationale. Je veillerai tout particulièrement à la promotion de ce pardon, gage de la démocratie apaisée que je souhaite ancrer dans notre pays. Chers frères et sœurs, Pour l'avènement de cette nouvelle société ivoirienne, je compte mettre en œuvre de profondes réformes à court et à moyen terme dont je trace ici les grands axes. Les réformes politiques et institutionnelles que j'entends entreprendre visent à asseoir une démocratie apaisée et participative avancée où chaque citoyen, à tous les niveaux, pourra participer à l'élaboration des choix et à leur mise en œuvre. Il faut désormais empêcher qu'un seul puisse prendre toute la nation en otage par un pouvoir exécutif exclusif et dictatorial. A cet effet, je soumettrai à révision la Constitution pour instaurer, notamment, la procédure de l'empêchement, le référendum d'initiative populaire et un Sénat. Je réformerai la Justice, clef de voûte de la société. Je mettrai en place le Conseil d'Etat, la Cour des Comptes, le Haut Conseil de la Magistrature et la Cour de Cassation. Enfin, je m'attacherai à réadapter la politique de décentralisation pour rendre nos collectivités décentralisées viables et opérationnelles. Mes premières mesures vont permettre de rétablir la paix et la sécurité, élément premier du pacte social. Nous allons de toute urgence interdire les milices, combattre vigoureusement les organisations criminelles et mettre fin à l'impunité. Les pouvoirs publics assureront, dans les meilleures conditions de sécurité et d'équité, le retour des nombreux déplacés dans leurs lieux de résidence. Une attention particulière sera accordée à la reconstitution des familles, ainsi qu'à la résolution des problèmes récurrents du foncier rural sur toute l'étendue du territoire national. Les victimes de la guerre, qui ont subi des pertes et des dommages, seront indemnisées après une évaluation précise et équitable. Un fonds de solidarité sera mis en place pour aider les familles des Forces de Défense et de Sécurité, victimes de la guerre.

Des aides sociales seront versées aux handicapés de guerre. Un grand programme d'insertion professionnelle sera mis en œuvre, notamment au profit des jeunes et des femmes. Je ferai de la sécurité une de mes grandes priorités par des réformes structurelles pour réaffirmer l'intégrité, le civisme et le professionnalisme des forces de police et de sécurité. Les modalités de leur recrutement, de leur formation et les conditions de travail seront revues, les équipements modernisés et les moyens d'intervention accrus. Les communes, dans le cadre des programmes de sécurité communale, prendront une part accrue dans la lutte contre l'insécurité. L'îlotage des quartiers, l'adressage des rues et des places publiques seront relancés et participeront de cette nouvelle politique de sécurité dans le strict respect des accords de libre circulation et d'établissement de l'UEMOA et de la CEDEAO. La réforme de notre armée s'impose à la nation. Nous y procéderons en deux étapes. Nous renforcerons d'abord la citoyenneté par le service national et une armée de conscription. Ensuite, nous instituerons une armée de métier caractérisée par le professionnalisme et pénétrée de sa mission républicaine. Cette politique impose de moderniser les équipements et le matériel militaires et d'améliorer les conditions matérielles et morales de tous les personnels militaires. Le génie militaire sera renforcé et participera à la reconstruction du pays. Par ailleurs, l'armée sera appelée, ponctuellement et en coordination avec les forces de sécurité intérieure, à prendre une part plus active à la lutte contre l'insécurité sous toutes ses formes. Elle participera également aux mécanismes de prévention et aux missions de maintien de la paix dans la sous- région, en Afrique et ailleurs dans le monde, notamment dans le cadre des opérations des Nations Unies, de l'Union Africaine et de la CEDEAO. Le redressement de l'économie, les mesures sociales envisagées vont induire des investissements lourds. Dans ce cadre, le train de vie de l'Etat devra être rigoureusement adapté à la nouvelle situation par la mise en œuvre d'une politique budgétaire rigoureuse en ce qui concerne les services publics. Il en sera de même des budgets de souveraineté qui devront être ramenés à des proportions raisonnables pour tenir compte des besoins de financement des programmes d'investissements prioritaires. La rigueur dans la gestion des ressources publiques sera un impératif qui commande des audits pertinents et la lutte contre la corruption. Le suivi de cette politique de bonne gouvernance incombera aux Institutions d'Inspection et de Contrôle qui seront dotées de moyens conséquents. Nous redonnerons ses titres de noblesse à notre système judiciaire pour renforcer son indépendance, reconstruire sa crédibilité et son efficacité. A cet effet, des moyens conséquents lui seront alloués pour améliorer son cadre et ses conditions de travail. Nous poursuivrons l'informatisation des greffes pour accélérer les procédures. La décentralisation de notre système judiciaire sera poursuivie et consolidée avec l'érection de nouveaux tribunaux. Pour respecter la personne humaine, l'assainissement et la modernisation de notre système pénitentiaire s'imposent, en tenant compte des normes internationales. De nouveaux établissements pénitenciers seront construits.

L'esprit d'équité commande le respect du principe de l'égalité des chances des citoyens pour l'accès aux emplois, aux services publics, à l'éducation et à la formation. Je procéderai donc à la revalorisation, à la moralisation et à la modernisation de notre administration publique pour restaurer son image et renforcer son efficacité. Dans cette perspective, je veillerai à la réduction des charges récurrentes et à la maîtrise des dépenses publiques. Un rapport annuel sur leur évolution sera exigé des services compétents dans le cadre de la présentation de la Loi des règlements et de la Loi des Finances. Les effectifs seront maîtrisés notamment par une informatisation accrue des services et par le redéploiement rationnel des fonctionnaires de l'Etat au profit des collectivités décentralisées en vue d'une plus grande productivité. Le travail dans notre pays n'est pas assez récompensé. Avec des rémunérations et un pouvoir d'achat insignifiants, comment le travail peut-il être valorisé et respecté ? Contre le chômage et l'oisiveté qui aliènent et retardent les nations, je veux redonner aux Ivoiriens le goût du travail comme moyen d'émancipation, de progrès, d'épanouissement et de prospérité. Je veux faire comprendre que celui qui travaille plus, gagnera plus. La nouvelle politique des salaires de la Fonction publique visera donc la promotion et la récompense de l'excellence. Elle aménagera les rémunérations pour plus d'équité en matière de pouvoir d'achat. Le statut général de la Fonction Publique sera révisé. L'exigence de transparence et d'efficience impose que le Trésor Public soit séparé de la Direction Générale de la Comptabilité Publique pour consolider sa mission de suivi de l'équilibre des opérations financières de l'Etat et renforcer les fonctions de régulation du marché financier, en liaison avec les institutions régionales telles que la BCEAO. Par ailleurs, le Centre d'Information et de Communication Gouvernementale (CICG) sera réorganisé pour mieux faire connaître la politique du Gouvernement et améliorer l'image de la Côte d'Ivoire auprès de nos partenaires intérieurs et extérieurs. Pour disposer de données fiables sur l'état de l'opinion ivoirienne, je recréerai un Institut de Sondage d'Opinion Publique.

Dans le cadre de la planification du développement, je relancerai la Commission Nationale de Prospective créée en 1998 pour étudier les tendances lourdes du développement humain durable et renouer avec la tradition nationale de réflexion prospective et de planification stratégique et opérationnelle. La garantie des libertés d'expression et de l'information pluraliste et libre sera renforcée par la libéralisation de l'espace audiovisuel. TV 2 sera privatisée et la Radio Télévision Ivoirienne (RTI) sera transformée en un office autonome. Une nouvelle loi sur les partis politiques modifiera les conditions de leur création, précisera les modalités de leur financement et définira un statut de chef de l'opposition. La vie associative sera développée pour que chaque citoyen puisse agir sur son destin individuel et social, là où il vit et travaille. Une loi définira un cadre institutionnel pour les Organisations non gouvernementales (ONG). La politique de décentralisation initiée par le PDCI-RDA répond à la nécessité pour les populations de participer à la gestion des affaires publiques de leur ressort. Il s'agit d'une politique de proximité pour réduire les disparités et promouvoir le développement régional en renforçant la démocratie locale. La décentralisation telle que nous l'envisageons se fera à deux niveaux : le niveau communal et le niveau régional. Le maillon essentiel de la région sera mis en place selon les modalités prévues par la loi sur la régionalisation de 1998. Des communes rurales seront instituées. Le régime FPI a créé dans la précipitation, avec des visées électoralistes, plus de 900 communes, 330 sous-préfectures et 90 départements, sans prévoir les moyens matériels et financiers de leur fonctionnement, ni estimer leur viabilité à partir des ressources propres. Il faudra donc réexaminer cette réorganisation territoriale pour en corriger les erreurs et les excès et surtout établir une programmation rigoureuse de leur mise en œuvre et de leur fonctionnement effectif en rapport avec les ressources de l'Etat. En plus des villes d'Abidjan et de Yamoussoukro, Bouaké, Daloa, et Korhogo seront érigées en communautés urbaines ou districts. Nous poursuivrons le transfert de la capitale à Yamoussoukro et reprendrons le projet du Grand Abidjan adopté par mon gouvernement en 1998. Les présidents et maires de ces superstructures de communes seront élus par leurs administrés et non plus nommés par l'Etat. Les communes seront encouragées à créer des associations intercommunales à l'effet de régler les questions d'intérêt commun. Il est indispensable qu'elles mettent davantage en commun leurs ressources. Nous créerons un Fonds de développement des collectivités locales avec la garantie de l'Etat, pour renforcer les mécanismes financiers existants. Ce sera un établissement public à gestion paritaire. La réforme de la fiscalité locale et foncière améliorera le rendement des impôts locaux et permettra progressivement d'effectuer un rééquilibrage entre les ressources locales et les financements de l'Etat. La structuration de l'espace urbain national reposera sur les chefs-lieux de région et un réseau harmonieux de villes moyennes. Les chefs-lieux de région seront des pôles de développement qui feront contrepoids à la croissance de la capitale économique. Pour donner une vigoureuse impulsion à leur développement, nous reprendrons les fêtes tournantes de l'indépendance. Notre politique étrangère et notre action diplomatique seront conduites par des diplomates formés au métier et au professionnalisme avérés. Elle aura pour axe central la sauvegarde, le maintien et la promotion de la paix. Dans sa quête d'un monde plus équitable, la Côte d'Ivoire agira pour une réforme de l'Organisation des Nations Unies où l'Afrique disposera de plusieurs sièges permanents au Conseil de Sécurité assortis des privilèges liés à la qualité de membre permanent. Nous déploierons une politique de coopération économique vigoureuse orientée vers la réalisation de grands chantiers d'infrastructures internationales et communautaires. Il est à noter que le potentiel énergétique de la Côte d'Ivoire, développé par le PDCI-RDA, lui a déjà permis de contribuer substantiellement au développement de la coopération régionale en Afrique de l'Ouest à travers la fourniture d'énergie électrique aux pays voisins. Cette dynamique de l'interconnexion sera poursuivie et élargie. Au titre de mes engagements de réformes économiques, dans le droit fil de notre tradition libérale, je poursuivrai le désengagement progressif de l'Etat du secteur productif pour faire du secteur privé, le principal moteur de la croissance économique.

Pour satisfaire nos besoins de financement du programme d'investissement prioritaire de redressement économique et réaliser les trois grands programmes liés aux chantiers du futur, j'entends faire d'Abidjan la grande place financière de l'Afrique occidentale. A cet égard, je m'emploierai à renforcer la sécurité des Missions diplomatiques et des Institutions financières établies dans notre pays dont la Banque Africaine de Développement (BAD) et œuvrerai à leur retour effectif en Côte d'Ivoire. J'encouragerai la maîtrise des finances publiques. J'initierai une politique de promotion des fonds de pensions de retraites complémentaires, pour la mobilisation de l'épargne intérieure. La promotion des investissements privés sous forme de concessions au secteur privé national et international des grands travaux d'infrastructures économiques sera réactivée. Ainsi après l'achèvement des douze travaux de l'Eléphant d'Afrique, un deuxième programme déjà élaboré sera mis en œuvre. Il concernera prioritairement l'intérieur du pays afin d'assurer un développement national équilibré répondant aux besoins quotidiens des populations. Un troisième s'attachera à la Marina, au Parc des Expositions, à l'extension du Port vers Locodjoro et l'Ile Boulay, au développement du centre pétrolier, à la création d'usines de production d'engrais, au Marché et à l'hôpital du jour du Plateau, aux Grands Hôtels du Centre d'Abidjan, au continuum de Grands Hôtels sur le front maritime bordant l'autoroute de Grand-Bassam. L'autoroute Bingerville - Grand-Bassam, les ponts Plateau-Locodjoro, Bingerville- Grand-Bassam et Jacqueville… Pour l'accroissement de nos exportations, nous simplifierons et rationaliserons les procédures douanières. Nous prendrons des mesures fiscales pour favoriser l'amortissement rapide des biens de capital fixe utilisés directement pour la fabrication des produits d'exportation. Nous réduirons l'imposition du BIC pour la partie du bénéfice réinvestie. Nous développerons le système d'assurance-crédit à l'exportation et des fonds de réserve déduits du revenu imposable pour le remboursement des pertes d'exportations et d'investissements étrangers. Abidjan devra réaffirmer son rôle de principale place financière de la sous-région avec le retour de la BAD et la présence des sièges de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières, du Conseil Régional des Marchés financiers et de l'Epargne ainsi que celle de la Commission Bancaire. La prospérité de notre pays repose sur l'agriculture.

C'est pourquoi une de mes priorités majeures sera de sortir le paysan de la pauvreté et de la misère notamment par un encadrement technique rapproché, des mécanismes adéquats de financement de la production et des prix rémunérateurs. Dès lors, la modernisation du secteur de l'agriculture, générateur de richesses et d'emplois, sera l'axe central de ma politique agricole. J'accorderai une place de choix à l'autosuffisance alimentaire et à l'agro-industrie. Pour faciliter la mise en œuvre de cette politique, cinq innovations majeures seront nécessaires. 1.-Nous garantirons la sécurité foncière par l'application effective du nouveau code foncier rural et du Plan foncier rural. 2.- Nous assurerons le financement du secteur agricole par des mécanismes de crédits sectoriels et de fonds sociaux agricoles. Nous inciterons la création de caisses locales de crédit agricole. 3.- Nous encouragerons l'agriculture intensive par la mécanisation et l'utilisation de nouvelles méthodes culturales. Nous mettrons à disposition des plants et semences sélectionnés, des engrais et fertilisants pour améliorer la productivité des surfaces cultivées et mettre fin progressivement à l'agriculture itinérante sur brûlis, grande consommatrice d'espaces et notamment de forêts. A cet égard, la recherche scientifique au service du développement agricole bénéficiera d'un financement permanent et portera sur les tous les aspects de la production agricole. Nous entendons consacrer 1 % du budget dans un premier temps, puis du PIB à la recherche-développement. 4.- Nous procéderons à la maîtrise de l'eau sur l'ensemble du territoire, pour son utilisation à des fins agricoles, pastorales et halieutiques. Dans ce cadre, des retenues d'eau, des barrages agropastoraux, des étangs piscicoles, des canaux d'irrigation seront construits. 5.-Nous réformerons les filières et organisations professionnelles agricoles, notamment les nouvelles structures de gestion nées de la libéralisation des filières café-cacao par leur refonte totale. Celle-ci devra déboucher sur un nouveau mécanisme de stabilisation des prix essentiellement contrôlé par les producteurs et les autres acteurs de la filière. Notre potentiel minier et énergétique, sous l'impulsion de mon gouvernement, s'est enrichi de prometteuses découvertes (fer, nickel, gaz, pétrole, or). Il importe d'examiner, à nouveau, les opportunités d'exploitation de ces ressources, en évaluant rigoureusement la faisabilité et la rentabilité des opérations à engager. L'objectif essentiel est de faire du secteur des mines et de l'énergie l'une des nouvelles locomotives du développement national. Notre stratégie minière et énergétique repose sur cinq axes majeurs: 1.- assurer l'autonomie énergétique et accroître l'exportation dans la sous-région de l'énergie électrique, du pétrole raffiné et du gaz; 2.-Augmenter notre capacité de production, de transport et de distribution dans le cadre national et celui de l'interconnexion des réseaux d'électricité et de gaz; 3.- Renforcer la compétitivité de l'économie en réduisant le coût de l'énergie; 4.- Développer une industrie lourde (pétrochimie, sidérurgie…) 5.-Développer les énergies nouvelles et renouvelables.

Les gisements de nickel de Biankouma-Foungbesso et de manganèse de Lauzoua seront mis en exploitation. Les gisements de fer du mont Klahoyo seront exploités dans le cadre de la réactualisation du projet régional prenant en compte les mines de fer de Guinée et qui nécessitera la construction d'un chemin de fer jusqu'à San Pedro. Le gaz servira aux besoins des ménages alimentés directement par canalisations et de carburant pour les véhicules. Des sources alternatives d'énergie, notamment l'énergie solaire, seront également développées. Une agence nationale des énergies nouvelles et renouvelables sera créée. La capacité de raffinage de la SIR (Société Ivoirienne de Raffinage) sera fortement accrue, l'objectif étant d'atteindre, à moyen terme, 10 millions de tonnes de pétrole raffiné par an, en attendant la construction et la mise en service d'autres raffineries. Le défi de l'industrialisation accélérée est à notre portée. La Côte d'Ivoire présente un bassin pétrolier de 53.000 km² essentiellement offshore. Les ressources attendues permettront de jeter les bases d'une industrie chimique. Les stratégies à mettre en œuvre viseront la réduction progressive de la fiscalité, la promotion des investissements directs étrangers, la valorisation de la recherche-développement, le développement du concept de qualité et la promotion de la petite et moyenne entreprise. Un effort particulier portera sur l'édification de zones industrielles spécialisées et franches, le développement de sociétés spécialisées, la réduction des délais à l'exportation et à l'importation, la réduction des coûts de facteurs notamment de l'électricité et du gaz à usage industriel. Le secteur privé sera encouragé à s'associer à l'effort de recherche-développement. Des exonérations fiscales seront accordées aux industriels qui feront un effort particulier pour développer des applications nouvelles. En ce qui concerne la promotion de la petite et moyenne entreprise, l'assistance à la gestion des promoteurs sera renforcée et systématisée, le code des investissements sera réadapté pour prendre en compte la spécificité des PME. Je susciterai la création d'une Banque de développement industriel auprès des opérateurs privés pour améliorer le système de financement des PMI/PME. Je mettrai en place un fonds de garantie. Il nous faudra également renforcer la Bourse de sous-traitance (BSTP), les centres de gestion agréés (CGA) et redynamiser l'Institut Ivoirien des Entreprises (INIE) et le Fonds Ivoirien de Développement de l'Entreprise nationale (FIDEN). L'adoption de textes incitatifs encouragera les grosses entreprises à recourir à la sous-traitance. Pour attirer les entreprises exportatrices, des zones industrielles régionales seront mises en place de même que des zones franches notamment à Abidjan, Grand-Bassam, Grand-Lahou, San Pedro et Yamoussoukro. La promotion du secteur tertiaire fera de notre pays, le " Hub " de l'Afrique de l'Ouest, c'est-à-dire un pôle des services de la sous région. Nous nous attacherons à promouvoir l'installation des jeunes Ivoiriens dans la distribution et le commerce. Nous poursuivrons le développement des télécommunications, de l'informatique et des technologies de l'information afin de favoriser davantage la connexion de la Côte d'Ivoire au réseau mondial. Le Plan transport ajoutera à moyen terme 5.000 km de routes bitumées nouvelles aux 6500 km bitumées existantes que nous réhabiliterons et renforcerons pour un maillage complet du pays. Un système de péage sur les principaux axes bitumés permettra le financement des investissements et de l'entretien routiers. Le transport urbain sera diversifié avec un réseau de train urbain, de métro aérien, de tramway et de bateaux-bus. Nous relancerons la modernisation et le développement ferroviaire en direction des pays limitrophes. Nous stimulerons le transport maritime et fluvial, le transport aérien national et international pour faire d'Abidjan le " Hub " de l'Afrique de l'Ouest. Le potentiel touristique de la Côte d'Ivoire sera mieux exploité pour en faire un pôle de développement. Le Gouvernement incitera des opérateurs privés à bâtir un continuum d'infrastructures touristiques sur la façade maritime de l'autoroute Abidjan- Grand-Bassam. Des villages touristiques seront également construits à l'intérieur du pays et sur les plages d'Assouindé, San Pedro, Monogaga et Grand- Béréby. Un effort significatif sera consenti pour réduire le coût de la destination Côte d'Ivoire et réaliser l'objectif des 500 000 touristes par an Nous maintiendrons notre tradition de politique sociale hardie et initierons une politique de protection environnementale courageuse. L'objectif majeur est la valorisation des ressources humaines, première richesse de notre pays, pour réussir le saut qualitatif pour entrer pleinement dans le troisième millénaire et nous inscrire comme une nation qui gagne. Les axes majeurs de cette politique sociale hardie viseront : 1.- Le développement de notre système de santé pour le rendre accessible à tous, éradiquer les grandes endémies, et faire d'Abidjan un centre sous régional de soins de haut niveau notamment dans le cadre du traitement du cancer et des maladies cardio-vasculaires. Dans ce cadre, les questions relatives aux infrastructures sanitaires et à leur gestion feront l'objet d'une redéfinition des rôles respectifs de l'Etat, de la Région et du secteur privé. A l'issue d'états Généraux de la santé, la loi relative à l'organisation du système de santé sera révisée, une nouvelle Loi-programme sera proposée au Parlement. Il sera pris en compte notamment les critères de sélection des cliniques privées. Les infrastructures de bases pour asseoir un développement durable dans chaque région seront développées. 300 nouveaux centres de santé seront annuellement construits, équipés et dotés en personnels. 2.- Le redressement et la remobilisation de l'éducation et de la formation de base avec pour objectif premier une scolarisation à 80% dans les cinq prochaines années pour atteindre 100% dans 10 ans contre 65% actuellement. Dans cette perspective, les questions de surpeuplement des classes, d'insécurité dans les écoles et à l'Université, la dégradation des investissements, le manque de matériel nécessiteront un dialogue national pour redéfinir un nouveau partenariat Etat/Région/Ecoles Publique et Privée en vue de redonner à la jeunesse ivoirienne une éducation et une formation de qualité et reconstruire son image. A l'issue de ces Etats généraux, une Loi sur l'Education Nationale sera proposée au Parlement. Il sera pris en compte notamment les critères de sélections des écoles privées. Un accent particulier sera mis sur les zones marginalisées et sur la scolarisation des filles. La réhabilitation et la construction de nouvelles infrastructures scolaires contribueront à améliorer les capacités d'accueil et l'environnement scolaires.

L'Etat et les collectivités territoriales construiront de nouvelles classes au rythme annuel moyen de 2000. Chaque préfecture sera dotée d'au moins un lycée et chaque sous-préfecture d'un collège. Les internats seront rétablis et mieux gérés, avec une priorité pour les internats de jeunes filles afin de les protéger contre les abus de toute nature qui hypothèquent le déroulement normal de leur formation. L'application rigoureuse de la loi sur la protection des petites filles fera l'objet d'un suivi particulier. 3.- L'accélération de l'alphabétisation pour mieux lutter contre la pauvreté permettra de prendre en charge, par an, 100 0000 personnes. 4.- La promotion accrue de la formation technique et professionnelle devra conduire à la réhabilitation des centres et lycées professionnels existants et à la construction de nouveaux établissements au rythme moyen de 12 par an. Un accent particulier sera porté sur la construction de collèges et lycées agricoles. 5.- Je ferai de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique un pôle d'excellence en Afrique. Je créerai 5 nouvelles universités régionales et de dix Grandes Ecoles spécialisées. J'apporterai un appui conséquent à la recherche scientifique. Je réhabiliterai et étendrai les capacités d'accueil des universités et unités d'enseignement supérieur existantes ainsi que des cités universitaires. Le projet de Cité des arts, des sciences et des techniques de Yamoussoukro dont l'étude de faisabilité était achevée depuis 1999 sera réactivé. Celui de la recherche-développement en informatique de Grand-Bassam sera repris et finalisé. Le projet de Cité des arts, des sciences et des techniques de Yamoussoukro dont l'étude de faisabilité était achevée depuis 1999 sera réactivé. Celui de la recherche-développement en informatique de Grand-Bassam sera repris et finalisé. Le rétablissement de la discipline et d'un climat apaisé pour le travail, le respect de la liberté d'association et d'expression devront accompagner ces efforts consentis par l'Etat. Des mesures incitatives permettront le développement contrôlé des universités privées laïques et confessionnelles. Les rémunérations, les profils de carrière et le cadre de travail des personnels enseignants-chercheurs seront améliorés. De meilleures conditions de vie de l'étudiant seront offertes. Un système de prêts d'études et la création d'une mutuelle des étudiants avec le concours de l'Etat viendront en complément des bourses et aides déjà en vigueur. Des prix annuels de la recherche scientifique et technologique dans tous les domaines de la connaissance seront institués, budgétisés et attribués à nos meilleurs chercheurs. Nous entendons consacrer 1 % du budget dans un premier temps, puis 1 % du PIB au financement de la recherche-développement. La distribution des prix d'excellence aux meilleurs élèves seront reprises. 6.- L'amélioration de l'habitat facilitera l'accès aux logements pour tous et la lutte contre la prolifération des bidonvilles. J'entreprendrai un vaste programme de construction de logements économiques et sociaux pour satisfaire la demande qui s'établit actuellement à 50 000 logements par an. Dans ce cadre urbanistique, les plans directeurs de nos villes seront respectés et améliorés. Les villes devront opter pour un projet de densification urbaine qui leur permettra de maîtriser, à terme, la dimension de leur territoire et les infrastructures publiques d'accompagnement notamment les voies d'accès et les problèmes d'alimentation en électricité et en eau potable. Pour la protection civile, nos chefs-lieux de préfectures devront être dotés de centres d'accueil pour sinistrés et pour victimes de catastrophes naturelles. 7.- La promotion d'une politique environnementale courageuse est un impératif de sécurité nationale et de protection civile. Nous inviterons chaque grande ville à s'imposer l'obligation de garantir aux populations l'hygiène publique, à se doter d'une décharge publique et d'un système du " tout à l'égout " pour son assainissement. Elle devra également prendre part à la lutte contre le réchauffement climatique et la pollution. Le gouvernement interdira la production des emballages plastiques et les remplacera par des emballages biodégradables.

Nous reprendrons notre politique de reboisement pour la reconstitution du patrimoine forestier national sans oublier la protection de nos massifs forestiers, de nos parcs nationaux, des plans d'eau, de notre littéral et de nos eaux territoriales. 8.- La revalorisation du monde rural suppose l'amélioration de l'habitat rural, de l'accès à l'eau potable et à l'électricité. L'électrification rurale sera poursuivie au rythme de 250 localités par an. Nous reprendrons le projet de développement de l'énergie solaire. Nous poursuivrons la politique de modernisation de l'habitat rural avec le concours du secteur privé et en améliorant et sécurisant les revenus des paysans. 9.- La réalisation du plein emploi reposera sur la flexibilité qu'autorise le code du travail en vue d'une plus grande compétitivité de l'économie garante de l'emploi salarié. L'emploi et l'auto-emploi comme moyens privilégiés pour lutter contre la pauvreté résulteront de la croissance et de mesures spécifiques. Des programmes de promotion de l'emploi des jeunes seront financés par les fonds sociaux nationaux sur de nouvelles bases. Le programme de création de micro-entreprises et le programme d'insertion des jeunes ruraux seront poursuivis avec des financements plus importants pour les projets individuels et collectifs. Il en est de même pour l'opération 'plantations clefs en mains' qui est un ambitieux programme d'installation des jeunes agriculteurs. Nous envisageons de mettre en place également un vaste programme d'aides aux entreprises sinistrées, à 1 500 jeunes pour la création de leur entreprise et à 2000 PME par an. Tout cela devra se faire en coordination avec les collectivités décentralisées. Les non scolarisés bénéficiaires de fonds sociaux seront alphabétisés, et recevront tout comme les jeunes déscolarisés, des formations qualifiantes de courte durée dans le but d'assurer leur polyvalence, leur adaptabilité et leur mobilité sur le marché de l'emploi. Les diplômés sans emploi bénéficieront de formation complémentaire en cas de besoin pour concevoir des microprojets et créer des entreprises ou des micro-entreprises. 10.- La lutte contre la pauvreté passe par la prise en compte des populations les plus vulnérables. Elle suppose également la lutte contre la cherté de la vie et l'amélioration du pouvoir d'achat. Nous nous y emploierons en œuvrant à une meilleure rémunération du travail, à la maîtrise de l'inflation et à la mise en place de mécanismes de solidarité dont les modalités seront définies à travers un dialogue social national. 11.- Le progrès de notre société passe par la promotion de la femme. Celle-ci suppose la suppression des inégalités liées au genre. Le Code de la famille sera révisé, un système de quota de 30% de femmes dans toutes les instances de prise de décision politiques et administratives ainsi que dans les entreprises publiques sera institué, l'objectif final étant la parité. Nous inciterons les entreprises privées à suivre cette voie. 12.- Les Ivoiriens de la diaspora constituent une force d'investissement et une mine de savoir-faire et d'expertise que l'Etat devra prendre en compte dans ses projets de développement. Nous insisterons sur l'impartialité de nos ambassades dans le traitement de nos compatriotes à l'étranger en offrant à tous l'égalité d'accès à nos services consulaires sans discrimination politique, ethnique ou religieuse. Une politique sociale d'assistance devra également être mise en place pour l'assistance d'urgence aux malades, aux démunis et pour le rapatriement des corps des indigents. Sous ce rapport, un recensement systématique des Ivoiriens de l'Etranger devra être entrepris en vue de l'encadrement et la protection de leurs droits humains et dignité.

En ce qui concerne la politique d'insertion et de leur retour au pays, nous aiderons à la création de mutuelle et des cadres favorables à la valorisation de leurs épargnes afin d'organiser leur contribution au développement national. 13.- La promotion des centres sportifs au niveau national, régional et communal favorisera le sport de haute compétition et la pratique du sport de masse dans différentes disciplines. Le sport devra être promu comme un grand facteur de la formation de la jeunesse, de l'amélioration de la santé des populations et de promotion sociale. Le sport étant devenu une véritable industrie, sa professionnalisation est une exigence à laquelle il conviendra de se conformer. Nous y apporterons un appui par la création d'un Fonds de développement de la formation sportive. Aucun sport ne sera laissé pour compte. Les infrastructures et les équipements sportifs seront réhabilités et développés. A cet égard, nous reprendrons et réaliserons le stade olympique de 80 000 places que nous avons prévu. 14.- Le processus de reconstruction nationale, de rétablissement d'un Etat républicain et démocratique est inséparable de la promotion d'une culture nationale ouverte. C'est une exigence pour donner un supplément d'âme à la nation. A cet effet, j'entends doter la Culture de ressources financières substantielles en lui allouant 1 % du budget de l'Etat. Ce qui revient à multiplier par dix le budget actuel. Ainsi les fonds à la création culturelle, notamment le Fonds d'intervention pour l'action culturelle et le Fonds d'aide au cinéma, seront réaménagés et dotés de ressources plus importantes. Une politique active de décentralisation culturelle mettra la culture à la portée du plus grand nombre de citoyens. En plus de la technopole de Yamoussoukro que nous avons déjà mentionnée, deux grands programmes de construction d'infrastructures culturelles seront réalisés de façon prioritaire. Le Palais de la culture d'Abidjan sera intégré dans une zone d'aménagement culturel qui comprendra une Maison des musiques africaines, une salle de spectacles et un Musée des arts et des traditions populaires. Le deuxième programme concernera la création de maisons régionales de la culture grâce à une association de l'Etat et des collectivités territoriales. Le projet de Centre artisanal de Grand-Bassam, dont l'étude de faisabilité était déjà achevée en 1999, sera actualisé et réalisé. Ces grands travaux ne sont pas exclusifs des programmes d'équipements culturels de proximité qui seront réalisés avec le concours du secteur privé et des partenaires au développement. Une véritable politique de développement des industries de la culture, des télévisions privées et de la production audio visuelle sera mise en œuvre. Ainsi pour assurer une présence rayonnante de la Côte d'Ivoire à l'extérieur, un accent sera mis sur les exportations de biens culturels. La chanson et la musique ivoiriennes qui ont un réel succès à l'étranger, seront mieux diffusées. Il en est de même des livres, notamment des livres scolaires, de la mode et de la gastronomie. Notre capitale économique doit redevenir ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être, la capitale africaine des arts et de la culture. En plus du Marché des Arts et des Spectacles Africains (MASA), du Salon international du livre et le Salon des industries culturelles, sera créé un Salon africain des arts plastiques. Le projet de Festival Mondial des Afro-Musiques sera réalisé et institutionnalisé selon une périodicité triennale ou quadriennale. C'est la culture, à travers sa capacité de création artistique, d'assimilation des influences, qui donne à un pays sa singularité. C'est elle qui nous aidera à affirmer la spécificité ivoirienne à travers l'expression de la diversité de ses composantes et le dialogue international des cultures pour un monde plus pacifique et plus solidaire.

Mesdames et Messieurs, Militantes, Militants du PDCI-RDA, Avant de conclure, je voudrais à présent rappeler les 20 mesures fortes de notre programme qui représentent en quelque sorte, les " 20 engagements " que je prends devant la nation entière: 1/ le Toilettage de la Constitution afin d'asseoir une démocratie avancée, représentative et participative. 2/ la Réorganisation des institutions de la République. 3/ la Consolidation de l'Etat de droit, des libertés individuelles et collectives, de la Justice et de la bonne gouvernance. 4/ la Réforme de l'armée et de la sécurité. 5/ la Formation d'un gouvernement d'ouverture. 6/ le Renforcement de la liberté d'entreprendre, de l'ouverture sur l'extérieur et du rôle du secteur privé en tant que moteur de la croissance. 7/ le Développement des entreprises nationales et particulièrement des PME/PMI. 8/ la Réalisation d'un taux de croissance économique double du croît démographique. 9/ la Relance forte de l'intégration régionale UEMOA/CEDEAO, et faire de la Côte d'ivoire un " hub " économique et financier. 10/ la Promotion des mamelles de la croissance économique avec notamment la relance d'une agriculture intensive, mécanisée, irriguée, et mieux rémunérée. 11/ la Relance des grands travaux d'infrastructure, sous forme de BOT et BOO notamment. 12/ la Lutte résolue contre la pauvreté et le coût de la vie. 13/ le maintien de l'Education et de la formation comme la priorité des priorités avec la mise en œuvre d'un nouveau programme de réforme et l'allocation à la recherche scientifique de 1% du budget de l'Etat dans un premier temps, et ensuite 1% du PIB. 14/ le Lancement d'un nouveau programme de réforme de la santé 15/ la Relance des autres infrastructures sociales (eau, électricité, pistes rurales …). 16/ la Promotion particulière des jeunes et des femmes. 17/ l'Allocation à la Culture de 1% du budget de l'Etat dans un premier temps, et ensuite 1% du PIB. 18/ la Relance des grandes manifestations culturelles (MASA, KPALEZO…). 19/ la Relance du fonds de développement et de formation culturels. 20/ la Mise en œuvre d'une diplomatie dynamique aux plans régional et international à travers une politique de dialogue et de bon voisinage en vue de recouvrer le leadership régional perdu. Mes chers compatriotes, La promotion des valeurs inscrites dans notre devise nationale, " union-discipline-travail ", fonde la nouvelle société qu'avec vous je veux construire. Parce que le travail crée la richesse, l'emploi, la prospérité et le bien-être, le culte du travail bien fait dans la discipline, la persévérance dans l'effort, le mérite personnel, l'excellence et la créativité, sont les ressorts indispensables à la sortie de crise et au redressement de notre pays.

Notre nation doit être aux avant-postes de la défense des libertés et des droits de l'homme consignés dans notre constitution pour édifier l'Etat de droit dont rêvent les Ivoiriens soucieux du respect de la dignité de la personne humaine. Le renforcement de la démocratie apaisée pour la promotion de notre cohésion nationale en vue de reconstruire la confiance, l'espoir et la prospérité devra être le socle de notre contrat social. Le pardon des offenses, l'esprit civique, le refus de la corruption et de la facilité, le culte de la paix, de la discipline et de la solidarité dans la recherche de l'excellence devront être la base du comportement de l'Ivoirien nouveau dans la nouvelle société ivoirienne que je me propose de bâtir avec l'ensemble de mes compatriotes. Le progrès de notre pays et son développement durable requièrent de tous, jeunes et vieux, hommes et femmes, le respect de la chaine des générations dans le partage des responsabilités. Une fois élu, je mettrai en place dans le cadre de la recherche de la paix un gouvernement dynamique et compétent qui aura à mettre en œuvre mon programme de gouvernement sur la base des idéaux de notre projet de société pour conduire la Côte d'Ivoire dans le cercle vertueux des nations industrialisées. Nous saurons trouver, comme par le passé, les moyens de financement de notre programme d'investissement prioritaire pour remettre l'Eléphant d'Afrique en marche et redonner espoir aux Ivoiriens. Mesdames et Messieurs, Chers compatriotes, La tâche est immense. Elle est exaltante. Elle est à notre portée. Votre aide et votre soutien me sont indispensables. Je pense à la grande famille politique de Félix Houphouët-Boigny et au-delà, à toutes les femmes et à tous les hommes de bonne volonté. Quand il s'agit de la Côte d'Ivoire, il n'y a pas de camp. Ensemble, nous devons réussir. Ensemble, gagnons ce pari. Unis, nous le pouvons, si nous le voulons et le décidons. Faisons donc renaître l'espoir. Faisons renaître la Côte d'Ivoire de l'espérance, la Côte d'Ivoire fraternelle, solidaire et prospère en vue du progrès pour tous et du bonheur pour chacun. Je l'ai dit et je le ferai ! En avant pour la Paix, le Progrès et la Prospérité ! Vive la Côte d'Ivoire !

HENRI KONAN BEDIE
Samedi 9 Janvier 2010
La Dépêche d'Abidjan



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