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La Dépêche d'Abidjan

Prétendre que le président Bédié manœuvre à ce que le PDCI n’ait pas de candidature en 2015 relève d’une ignorance totale de la véritable politique.


Prétendre que le président Bédié manœuvre à ce que le PDCI n’ait pas de candidature en 2015 relève d’une ignorance totale de la véritable politique.
D’abord parce que, si une telle décision devrait être prise, elle serait contraire aux termes mêmes de la formulation de l’alliance qui commande que le mieux placé au premier tour parmi les candidats RHDP soit soutenu par les recalés. Pour que cette assertion s’applique, il faut que la première condition soit remplie. En deux sorties, lors de la célébration du 67ème anniversaire du parti à l’hôtel ivoire, le président a exprimé son vœu de voir le PDCI fêter son centenaire ; à l’occasion d’une réunion du bureau politique à la maison du parti, il a dit que la fin d’une campagne électorale signe les préparatifs de la prochaine échéance. Pourquoi diantre certains voudraient voir ce qu’on ne leur montre pas ?

Pour tout militant de bon sens, l’absence d’un candidat PDCI à la prochaine élection présidentielle n’est pas envisageable. Mais en homme d’expérience, le président ne veut pas se prononcer de façon catégorique et renvoie toujours au Congrès toute décision dans ce sens. Nous écrivons bien souvent, après le président, qu’il y a des réglages à faire dans le fonctionnement du RHDP et nous autres pensons que le président Ouattara reste celui qui peut sauver l’alliance en remettant de l’ordre dans la famille. C’est un véritable défi car cela relève une cure de comportement qui écarte les notions de rattrapage et un changement radical des discours arrogants de certains responsables du RDR tant dans les discours que dans la pratique sur le terrain où nos militants écopent les brimades de certains citoyens sous la protection des Frci ou des autorités administratives représentées par des préfets et sous-préfets.

Pendant les périodes de brouilles à l’occasion des élections législatives et locales, l’on a pu lire les écarts de langage de nos partenaires qui semblent retenir que des exactions dont des responsables de leur parti ont subi sous le régime du président Henri Konan Bédié. Des accusations qui auraient pu être clarifiées si Monsieur Charles Banny avait été à la hauteur de sa tâche de conduire les ivoiriens à la réconciliation et avait pu emmener les anciens présidents à s’affronter dans un dialogue sincère où chacun aurait pu dire ce qu’il reproche à l’autre. Car aussi longtemps que chacun croirait avoir raison, les alliances de circonstance comme celle du RHDP, comme hier dans le cadre du Front républicain et de l’éphémère courtoisie entre le PDCI et le FPI pendant les élections des conseils généraux en 2002.

Le RHDP, pour salutaire qu’il soit, a besoin que la locomotive soit reconnue comme telle et pour l’heure, c’est le RDR qui a gagné avec le PDCI. Et le souhait des militants est que le PDCI gagne en 2015 avec le RDR. Ce qui permettrait au PDCI de faire aussi son rattrapage, car s’il est vrai que l’on doit favoriser la promotion des cadres du nord, bien souvent cela se fait au détriment des cadres PDCI de la même région. Dans tous les cas, cela n’est pas une pratique enseignée par Houphouët dont le RHDP se réclame et il faut prier pour que le PDCI, demain, ne répète pas cette façon de faire. 
C’est dommage que le RDR ne joue pas franc-jeu dans notre alliance et tente soit de recruter dans nos rangs, soit d’intoxiquer les esprits faibles.

Qui aussitôt la désinformation parvenue à leurs oreilles rentrent en rébellion contre la direction de leur parti. Il suffit de dire à certains, « le président Ouattara voulait te nommer ministre, c’est le président Bédié qui a refusé » ; où à d’autres recalés pendant les remaniements, « c’est le président Bédié qui a insisté pour que le président Ouattara ne te maintienne pas ». Heureusement pour le parti, ces marchandages sont suivis de très près et leur commercialisation est difficile à prospérer. Mieux, les tergiversations de ce type qui ont l’allure d’un faux débat ne parvient pas à détourner l’attention des militants. Aussi, les membres des commissions du comité d’organisation du 12ème congrès sont-ils à pied d’œuvre pour la réussite du Congrès.

Là-bas, la préoccupation est faire en sorte que le grand rassemblement attendu soit l’opportunité de préparer le PDCI à triompher des épreuves électorales à venir et réapprendre aux Ivoiriens à vivre ensemble. Encore que la vérité a éclaté au grand jour que le président Bédié a été chassé du pouvoir en 1999 par pure méchanceté et aussi par ignorance de l’esprit républicain. Oui, le soldat, capitaine, commandant, colonel ou général, qui sait ce qu’est une république ne fait pas de coup d’Etat. Le PDCI a toujours eu un programme de société réaliste et une méthode de gestion humaniste sur fond d’actions de développement homogène dans tous les secteurs et dans toutes les régions de Côte d’Ivoire. Les régimes qui l’incarnent au pouvoir ont toujours su emmené les Ivoiriens à partager leur gain avec leurs compatriotes de certaines autres régions mal servies par la nature.

Avant les indépendances, les planteurs d’Abengourou ont joyeusement permis que l’administration réalise des travaux de développement sur l’ensemble du territoire. La boucle du cacao a pris la relève dans le centre-est avant de céder cette fonction au centre-ouest aujourd’hui. Les militants du PDCI doivent avoir le courage d’affirmer les justesses des actions de leur régime. Bien sûr que l’on ne peut gouverner sans avoir suscité des mécontentements et fait des blessures. Mais en près de quarante ans, le régime PDCI a certainement fait moins de tort que certains en dix ans. Aujourd’hui, en l’absence d’un programme clair de gouvernement commun, le PDCI est en train de s’inscrire comme futur comptable à cent pour cent du bilan RHDP.

L’espoir réside toutefois en ce que dès le renouvellement du personnel politique au sein du parti avec les instances nettoyées ou créées et remises en scelle, aucun parti ne pourra résister devant le rouleau compresseur électoral. Il le faut car si le PDCI ne revient pas dans son dynamisme pour reprendre le pouvoir ou tout au moins se rendre plus incontournable qu’aujourd’hui, le parti de Félix Houphouët disparaîtra, et ses traces avec.

Georges Amani
Source: Le Mandat

Mardi 9 Juillet 2013
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