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La Dépêche d'Abidjan

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Présence civile et non militaire au 14 juillet / Le ministre ivoirien de la Défense explique : "Lorsqu’un pays ami est fête, il est bon de venir le soutenir et dire aussi toutes les vérités’’

17 pays africains dont 14 sont des ex-colonies françaises, célèbrent cette année le cinquantenaire de leur indépendance. C'est dans ce contexte que 12 chefs d’états africains (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Gabon, Mali, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, Sénégal, Tchad, Togo) sont présents à Paris sur invitation de l'Elysée pour dit-on, une « réunion de famille » et assister au traditionnel défilé du 14 juillet, - hormis la Côte d'Ivoire de Laurent Gbagbo, qui a boudé avant de déléguer son ministre de la Défense et le Malgache Andry Rajoelina, qui n'a pas été invité. Pour comprendre les raisons de l’absence des militaires ivoiriens sur les Champs Elysées, nous avons tendu notre micro au ministre Amani Nguessan Michel.


Photo : DR
Photo : DR
Vous êtes présent à Paris mais sans les troupes ivoiriennes, alors que le Chef de l’état ivoirien avait émis une fin de non recevoir à l’invitation de son homologue français pour la participation de la Côte d’Ivoire au défilé du 14 juillet. Finalement, qu’est-ce qui a motivé cette décision de dernière minute du président Laurent Gbagbo en vous envoyant à Paris ?

L’Etat français a adressé une invitation à l’Etat de Côte d’Ivoire. C’est donc en toute souveraineté que le président de la République a décidé de donner la forme de réponse qui lui convient. Il a donc décidé que les troupes n’allaient pas défiler en France mais par contre que son ministre de la Défense soit là pour assister à ces festivités du 14 juillet en France.

Pourquoi la Côte d’Ivoire boude-t-elle la France ?

En tant qu’Etat souverain, je le répète, nous avons bien voulu donner la forme de réponse que nous avons donnée. Mais en venant ici, c’est aussi une volonté de maintenir les relations qui existent entre l’Etat français et l’Etat de Côte d’Ivoire. Entre amis, lorsque l’un fête, il est bon de venir féliciter, soutenir et venir dire toutes les vérités qui sous-tendent vos relations.

Quelle est cette vérité ?

La vérité qui sous-tend les relations entre Abidjan et Paris, c’est qu’à côté des félicitations, il y a un contentieux. Et le Chef de l’Etat ivoirien ne le cache pas. Mais il lui appartient toujours de définir le contour exact de ce contentieux. Sinon en ma qualité de ministre de la Défense, je voudrais dire simplement, qu’à l’occasion de cette crise, voir l’Etat français détruire nos flottes militaires au sol a été l’objet d’une très grande frustration. On peut en discuter et nous demandons que la discussion soit ouverte.

Parlant de la crise ivoirienne, peut-on savoir l’état des lieux du désarmement des ex-combattants ?

Je voudrais vous rassurer que tout se passe bien. Aujourd’hui nous sommes à l’étape de l’encasernement doublée avec l’étape de démobilisation qui va consacrer la fin du désarmement dans les semaines à venir. Etant entendu que l’opération de déploiement de 8000 policiers et gendarmes est suffisamment avancée. A partir de cet instant, le ministère de la Défense au nom de la Côte d’Ivoire déclarera officiellement la fin du désarmement et nous passerons à une autre phase du processus de sortie de crise telle que prescrite dans les accords politiques de Ouagadougou

Propos recueillis par Philippe Kouhon
Jeudi 15 Juillet 2010
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