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La Dépêche d'Abidjan

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Port-Bouet/ Refusant un mariage forcé : Une fillette de 10 ans fuit le domicile «conjugal»


Photo : DR
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La scène qui s’est déroulée le mercredi 14 avril 2010 dans un quartier de la commune de Port-Bouet a suscité des réactions des plus variées lorsqu’elle a pris fin. Ce jour en effet, des passants et des riverains effarés découvrent une gamine qui résiste de toutes ses forces à une dame qui veut l’entraîner avec elle. La jeune fille visiblement, ressentait une terreur qui la poussait à s’agripper vivement aux objets ou même aux passants afin de ne pas suivre la dame en question qui de son côté ne ménageait ni coups ni efforts pour remporter ce bras de fer. Les cris et le désespoir visible de la fillette poussent les passants et les riverains à intervenir dans cette affaire afin, de s’enquérir de la cause de ce remue-ménage qui trouble la quiétude du quartier en cet après-midi de forte chaleur. Ils s’aperçoivent très vite que les deux protagonistes ne sont pas des Ivoiriens. La petite fille ne parlant pas un traître mot de français, c’est tout naturellement la dame qui instruit la foule des curieux qui s’étaient alors rassemblés sur les lieux, sur les raisons de ce tapage. Elle informe tout un chacun qu’il s’agit de sa nièce et que cette dernière a fait une fugue et qu’elle la recherchait depuis deux jours. Ce serait un de ces cousins qui l’ayant aperçue a donné l’alerte. Toutes ces indications intriguent certains temoins. Ils veulent entendre la version de la fillette, mais celle-ci ne s’exprime que dans une des langues du Burkina Faso. Qu’à cela ne tienne, une femme burkinabé habitant le quartier est aussitôt dépêchée sur les lieux. C’est elle qui donnera le fin mot de cette intrigue. Il ressort donc des explications de l’interprète que, la fillette d’une dizaine d’années a été mariée au Burkina Faso par un de ces compatriotes vivant en Côte d’Ivoire. Compatriote beaucoup plus âgé qu’elle. Ce dernier après avoir engagé les frais inhérents au mariage est retourné en Côte d’Ivoire pour se préparer à recevoir sa « dulcinée ». Celle-ci dès son arrivée a profité d’un moment d’inattention pour prendre la poudre d’escampette, au grand dam de sa famille maternelle à qui injonction a été donnée de la retrouver illico presto. Acculée, la bonne dame fini par reconnaître les faits et tente de se justifier. Selon elle, des frais auraient été déjà engagés par l’époux et l’honneur de la famille (de la fillette) est en jeu. « D’ailleurs, le monsieur en question n’est pas si vieux. Il approche la quarantaine », assure-t-elle pour gagner quelques sympathies. Quarante ans contre dix ans, le calcul a été vite fait par la foule en colère. La police est aussitôt appelée par un témoin. « Il faut punir cette ignominie », a-t-il lancé indigné. Quant à la victime, elle affirme s’être enfuie car, elle a peur que le « vieux là », lui fasse du mal. Ainsi donc, cette innocente sait dans son subconscient que ce mariage a quelque chose de malsain, c’est pourquoi elle n’en veut pas. Arrivés sur les lieux, les éléments du 45ème Arrondissement ont embarqué tout ce beau monde pour explication au poste de police. La seule chose à regretter dans cette triste affaire, c’est l’opinion de certaines jeunes filles ivoiriennes à l’attitude assez dévergondée qui assuraient que la fillette devrait regagner son foyer puisque son « mari n’aurait que 40 ans, avec les moyens de l’entretenir». Tous les défenseurs des droits de l’homme surtout des femmes et des filles ont visiblement beaucoup d’efforts à faire notamment au niveau de la sensibilisation des populations en matière d’abus de tout genre.

Olivier Guédé

Gagnoa / Le représentant de l’AIP attaqué
La police abat le chef de gang


Le responsable du bureau régional de l’Agence ivoirienne de presse (AIP) à Gagnoa a vécu une nuit trouble, le dimanche 18 avril 2010. Alors que la ville était bercée dans le noir, pour cause de délestage, vers 22 heures un bruit à son portail attire son attention. Après s’y être rendu il n’a constaté de présence humaine. Son chien qui par habitude aboie sans relâche quand il y a une présence étrangère est sans voix. Ce qui le trouble davantage quand 15 minutes plus tard, selon le témoignage qu’il a rendu au téléphone hier lundi, il aperçoit au niveau de la vitre de sa cuisine la présence d’un intrus. Ce dernier reste sans voix quand le maître des lieux, lui demande son identité. Alors le responsable du bureau régional de l’AIP joint un agent de la police. Celui-ci, à son tour, demande les services de la police judiciaire (PJ) qui ne met pas du temps pour se rendre au domicile de celui-ci. L’étrange personnage, fracasse la porte de la chambre des enfants et s’y introduit. Les policiers de la PJ parviennent à neutraliser le quidam lorsqu’ils entrent en action. Mais, ce dernier avait deux acolytes selon les policiers. N’ayant pu être arrêtés, ils auront plus de chance que leur ami aux mains de la PJ. Car, des coups de feu se sont fait entendre après que les policiers se soient retirés. Abattu dans les environs de la justice, l’homme qui était « en possession d’une arme à feu » aurait fait de la « résistance ». Au petit matin du lundi 19 avril, les commissaires du 1er et 2è Arrondissements et le procureur de la République se sont rendus sur le lieu.

Koné Saydoo

Avec notre partenaire L'Intelligent d'Abidjan
Mardi 20 Avril 2010
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