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La Dépêche d'Abidjan

Ouattara, la fin d'un mythe construit sur du mensonge

Prendre les rênes du pays n’est pas chose difficile, mais c’est gérer le pouvoir qui est chose difficile. Ouattara, depuis toujours, depuis son apparition sur la scène politique ivoirienne, n’a pas caché son intention de gouverner la Côte-d’Ivoire en dépit des injonctions de feu Houphouët Boigny. Et cela, peu importe la manière d’arriver au pouvoir.


Ouattara, la fin d'un mythe construit sur du mensonge
Aidé par la France impérialiste et par les Etats-Unis, les gendarmes du monde, Ouattara accède au pouvoir par la manière la plus fracassante. Il enjambe 3000 corps et s’installe dans le fauteuil présidentiel après avoir chassé Laurent Gbagbo démocratiquement élu.

L’on croyait que le mythique économiste, celui dont le métier est de chercher l’argent, allait opérer le miracle tant attendu. D’abord, résoudre le problème de la France confrontée à la crise financière mondiale en lui apportant suffisamment d’argent et ensuite le problème des ivoiriens qui voyait en ce président atypique l’homme qui allait les sauver du naufrage. Mais que non ! Chaque partie n’a que les yeux pour pleurer. C’est la désillusion totale. La situation est plus catastrophique qu’avant. On serait même tenté de dire comme l’autre : ‘’ le vrai bonheur on ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu’’. La France de Nicolas Sarkozy a fait plus de tort que de bien en propulsant son poulain Ouattara au pouvoir. Depuis son arrivée aux affaires, rien ne bouge concrètement. Les problèmes des ivoiriens ne font qu’accroître. Il n’y a que ceux qui ne respirent et ne mangent que par lui qui sont heureux. Sinon toute autre élégance n’est que du bluff.

N’importe qui à la place de Ouattara aurait fait mieux que lui. Avoir l’entièreté du territoire et avoir le soutien de la communauté internationale pour donner ce résultat médiocre, c’est faire preuve d’incompétence notoire. Laurent Gbagbo, n’étant pas sous-préfet de qui que ce soit aurait fait mieux. C’est pour l’empêcher de travailler qu’on lui a flanqué une rébellion depuis 2002. Comment peut- on frapper un enfant et l’empêcher de pleurer en même temps. C’est ce que Ouattara et ses soutiens internationaux ont fait à Laurent Gbagbo. A l’instar d’un prophète venu accomplir une mission, Laurent Gbagbo porte fièrement sa croix. Le temps, l’ennemi de l’homme est en train de faire ses effets. Il n’y a que les aveugles et des gens de mauvaise foi comme Tirburce Koffi qui peuvent comparer l’incomparable en disant qu’en deux ans Ouattara a fait mieux que Gbagbo en dix ans. C’est mesquin et insidieux de sa part. J’invite donc Tirburce Koffi qui dit avoir un esprit dynamique à être objectif dans ses analyses. Il rendrait service à son nouveau mentor même s’il est en quête de poste juteux. Bref, c’était une parenthèse.

La réalité est têtue mais c’est la réalité. Tout le monde s’accorde y compris les différentes chancelleries en Côte-d’Ivoire à dire que rien ne va dans le pays. La réconciliation est au point mort, l’insécurité est grandissante. Mais Ouattara refuse de voir les choses de cette façon. Il va d’opération de charme en opération de charme pour tenter de redorer son image plus que jamais ternie. L’homme fort d’Abidjan manipule les chiffres pour dire que la Côte-d’Ivoire connaît une croissance économique. En réalité, ce sont des chiffres virtuels pour séduire les personnes qui se laissent facilement manipuler. La Côte-d’Ivoire en chantier n’est qu’un slogan. Le pays travaille pour vous n’est que de la tautologie pour se faire accepter par un peule qui vous renie. Tout cela est du bluff. Les Ivoiriens dans leur ensemble ne sont pas naïfs.

A la vérité, le quotidien des ivoiriens n’a pas changé d’un iota. Le chômage est galopant, le pouvoir d’achat s’est réduit considérablement comme une peau de chagrin, le rattrapage ethnique et l’impunité du côté du pouvoir sont érigés en programme de gouvernement. Monsieur Ouattara est un dictateur hors du commun. La peur du jeu démocratique le hante au point où il continue de traquer ses opposants pour les jeter en prison. Tous ceux qui peuvent critiquer sa gestion scandaleuse sont contraints en exil.

Malgré cette dictature rampante, le pouvoir ethnocentriste D’Abidjan est incapable de transformer la Côte-d’Ivoire en un eldorado. Les FRCI, version Ouattara, font la loi partout. Certains se sont érigés en coupeur de route pendant que d’autres pillent les richesses du pays au vu et au su de tous.

La Côte-d’Ivoire allait tout droit dans le mur. Aucun investisseur sérieux n’était prêt à venir jeter son argent dans un pays sans tête ni queue. Fort heureusement, certains pays amis, soucieux et au fait des vraies réalités, ont crié leur holà en faisant des rapports objectifs, en dénonçant la dictature de Ouattara qui poussait ce pays dans un gouffre. Aujourd’hui sa supercherie est découverte. Ces soutiens extérieurs sont fatigués de le soutenir et de toujours faire du faux au détriment des ivoiriens.

La preuve, leur pression a eu raison de lui. Les responsables politiques du FPI ont été libérés. Le dialogue pouvoir-FPI qui était une vue de l’esprit est aujourd’hui une réalité. Sentant le danger venir, chacun des hommes forts du régime Ouattara cherche une porte de sortie. C’est ainsi que Ouattara multiplie ses voyages à l’extérieur du pays à la recherche d’un hypothétique soutien. Quant à Soro Guillaume, l’homme qui a entraîné la chienlit dans ce pays, il joue maintenant au bon samaritain en se rendant à Gagnoa, le fief de Laurent Gbagbo. Le tout puissant ministre de l’intérieur, Ahmed Bakayoko semble sonner ces derniers temps. Ces discours de mépris et de condescendance ont pris du plomb dans l’aile. En un mot, ce pouvoir installé par la violence est en disgrâce.

A dire vrai, il fallait que Ouattara gouvernât un peu pour que tout le monde se rendît compte qui il est en réalité afin que le pays connaisse la paix une bonne fois pour toute. Avec cette gestion négative du pouvoir, personne n’est prêt à sacrifier sa vie pour lui. Les ivoiriens y compris ses propres sympathisants et la communauté internationale sont rassasiés de cette gestion scandaleuse. Voici le chercheur d’argent qui est dans les cordes, en train de négocier encore pour qu’on efface des dettes après avoir obtenu le PPTE.

La vérité finit toujours par triompher du mensonge. Ouattara ne peut plus cacher le soleil avec sa main. A l’épreuve de la gestion du pouvoir, il a étalé ses carences et montrer ses limites. Oui, c’est la fin de celui qui se ventait d’être le meilleur président, qui se prenait pour un dinosaure incontournable de la vie politique ivoirienne. Ouattara, comme un château de carte est en train de s’écrouler. C’est la fin d’un mythe construit sur du mensonge. Ces apparitions aux côtés de François Hollande, lors des jeux de la francophonie n’est que le signe d’une personne qui se noie et qui s’accroche à une bouée de sauvetage. C’est la fin d’un cycle. Démocrates de tout bord, le moment est venu de faire tomber le grand Timonier, le grand dictateur de tous les temps. La liberté est à nos portes.

G. OURA Kouakou
ourandrin@yahoo.fr
Dimanche 10 Novembre 2013
La Dépêche d'Abidjan



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