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Nigeria: "Boko Haram n'avait sans doute pas rêvé une telle promotion"

L'emballement médiatique autour de l'enlèvement de 200 jeunes filles, en particulier de la part de dirigeants, comme François Hollande ou Michelle Obama est choquante et dangereuse, explique Bertrand Monnet, spécialiste du management des risques criminels.


La très forte mobilisation internationale autour des 200 lycéennes enlevées au Nigeria est-elle contre productive? François Hollande a annoncé depuis Bakou ce lundi avoir demandé aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne de participer samedi à Paris à un sommet visant à coordonner la lutte contre le groupe islamiste Boko Haram. Ce weekend, C'est Michelle Obama qui a posté une photo d'elle tenant un panneau avec le hashtag #BringBackOurGirls (rendez-nous nos filles). Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, celui du Royaume-Uni, David Cameron, ont également annoncé officiellement vouloir envoyer de l'aide aux autorités du Nigeria. Une débauche de communication contre productive, estime Bertrand Monnet*, professeur titulaire de la Chaire Management des risques criminels à l'Edhec.

Que pensez-vous de la multiplication des déclarations de dirigeants de plusieurs pays à propos de l'enlèvement des 200 otages au Nigeria?

Je trouve ces prises de position extrêmement surprenantes, choquantes et dangereuses. Les dirigeants français sont pourtant entourés d'experts rompus à la gestion des crises d'otages. Ceux-ci savent que plus on communique sur un enlèvement, plus on donne de la valeur aux captifs et plus on les met en danger. Cela m'étonne d'autant plus que la France a été confrontée à ce type de situation de multiples fois et qu'elle a toujours su gérer avec efficacité ces crises, c'est-à-dire avec le maximum de discrétion possible. La presse française a elle-même joué le jeu en acceptant la discrétion sur les affaires d'otages.
L'emballement des réseaux sociaux peut encore être excusé, même s'il est, lui aussi, contreproductif: il s'agit d'individus inconscients du service qu'ils rendent à Boko Haram. Mais la mise en scène du tweet de la première dame des Etats-Unis ou les déclarations du président français sont incompréhensibles et scandaleuses. Boko Haram n'avait sans doute pas rêvé une telle promotion. Comment des responsables publics peuvent-ils s'être jetés dans un piège aussi grossier ?
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Mardi 13 Mai 2014
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