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Nicolas Sarkozy justifie les erreurs de son quinquennat

Hier, Nicolas Sarkozy était l’invité de l’émission « Des paroles et des actes » sur France 2. Présenté comme l’outsider de la présidentielle par David Pujadas, le candidat UMP a justifié son bilan et s’est excusé sur les erreurs de son quinquennat.


Nicolas Sarkozy justifie les erreurs de son quinquennat
« Cette fois-ci, j’ai une famille, une famille solide, et je sais où je pourrai la fêter cette victoire : avec ceux que j’aime, avec ma femme et mes enfants et peut-être quelques amis ». Voilà comment le chef de l’Etat a précisé, si victoire il y avait, la façon dont il fêterait son élection à la présidentielle. Un mea culpa pour celui qui le 6 mai 2007 avait célébré en grandes pompes sa victoire au Fouquet’s. L’objectif du chef de l’Etat était sans conteste : répondre aux critiques sur sa personnalité et dégommer son image de « président des riches ». Il a alors attaqué son adversaire principal, le PS. Il a ainsi rappelé l’amitié de François Mitterrand avec André Rousselet à qui il avait accordé la licence de Canal +, avancé que DSK et Anne Sinclair ne vivaient pas « dans une pauvreté absolue » ou encore qu’il ne voyait pas en Laurent Fabius, invité à débattre hier avec Sarkozy en seconde partie d’émission, « l’incarnation d’une France pauvre ». Taclé sur son séjour sur le « Paloma », le yacht de son ami Bolloré, il s’est défendu d’un : « je peux passer trois jours sur le bateau de M. Bolloré je ne lui dois rien, il ne me doit rien ! ». Il s’est même énervé de cette étiquette de "président des riches" qui lui colle à la peau en dénonçant « un procès en sorcellerie » et une « imposture ».

« Trop d’étrangers sur notre territoire »

Egalement accusé de vouloir rallier à sa cause les électeurs frontistes, Nicolas Sarkozy a ironisé. « Si Mme Le Pen dit qu’elle préfère le soleil à la pluie, je partage son opinion ! ». Il a pourtant annoncé vouloir diviser par deux le nombre d’immigrés en France et réduire l’accès des étrangers aux droits sociaux. « Il y a trop d’étrangers sur notre territoire. Notre système d’intégration fonctionne de plus en plus mal parce que nous ne pouvons plus leur trouver un logement un emploi, une école », a-t-il estimé. Assez irrité de sa défaite annoncée dans les derniers sondages, le président sortant a rappelé l’échec d’Edouard Balladur face à Jacques Chirac en 1995 et l’élimination du « pauvre M. Jospin » pourtant annoncé vainqueur en 2002. « La France est un peuple libre, frondeur, qui déteste qu’on lui dise ce qu’il doit faire », a-t-il scandé.

Un débat musclé avec Laurent Fabius

C’est en deuxième partie d’émission que le chef de l’Etat a du davantage sortir les griffes pour répondre aux accusations lancées par l’ancien Premier ministre Laurent Fabius. Alors que l’ancien Premier ministre dénonce les propos « désagréables voir violents » de Nicolas Sarkozy à l’égard de François Hollande, ce dernier lâche : « en 2001, vous avez dit : ‘Franchement, vous imaginez François Hollande président, on rêve !’ Vous trouvez que c’est aimable ? ». Mal à l’aise, Laurent Fabius admet que « ce n’était pas [son] candidat ». Mais il renchérit et lance une formule bien préparée : « votre bilan, c’est votre boulet ». « Pourquoi voudriez-vous que ce qui n’a pas marché avec vous pendant cinq ans, tout d’un coup se mette à fonctionner ? ». Sourire nerveux, Nicolas Sarkozy regrette à son tour « des jugements aussi cruels et brutaux ».

Une émission de justification

Ce matin, François Hollande est revenu, au micro d’Europe 1, sur le mea culpa de Nicolas Sarkozy et le Fouquet’s. « Je respecte la vie privée, y compris celle du président de la République. Mais je ne pense pas qu’il ait besoin de l’exhiber », a lancé le candidat PS à la présidentielle. « A un moment, les Français veulent qu'on parle d'eux et pas simplement de celui qui prétend être leur prochain président », a poursuivi François Hollande et d'insister : « Je ne sais pas si [Nicolas Sarkozy] a reconnu ses fautes, il nous a en tout cas expliqué ce qu'était à ce moment-là sa situation personnelle. Ça fait partie de ce qu'est le ressort d'une personnalité, l'explication d'un moment, mais je ne suis pas sûr que ça fasse partie d'une campagne présidentielle ». Pour Hollande, la prestation de Sarkozy sur l’émission « Des paroles et des actes » n’a été « qu’une émission de justification ». Il s’est enfin énervé sur l’argument de l’expérience lancé par le chef de l’Etat. « L’argument de ‘je suis président, donc je dois le rester’ n’a aucun sens dans une démocratie, car dans une démocratie, tout se rejoue au terme d’un mandat » s’est agacé le candidat socialiste. Et d’ajouter : « c’est un curieux argument qu’il emploi. En gros, pour être président il faudrait déjà l’avoir été ».

elle.fr
Dimanche 8 Avril 2012
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