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Mauvaise conjoncture économique : La Côte d’Ivoire sur le chemin du Ghana

Ce n’est guère un secret que la bulle d’endettement de l’Etat de Côte d’Ivoire s’est dangereusement dégonflée. Malgré la campagne de propagande et de communication menée sur l’endettement «maitrisé» ou «intelligent», la mayonnaise ne prend plus sur la capacité de ce pays à faire face à sa dette publique.


Mauvaise conjoncture économique : La Côte d’Ivoire sur le chemin du Ghana
Pour vrai, l’euro-obligation lancée, en juin dernier, par l’Etat de Côte d’Ivoire a connu une souscription de 2.425 milliards FCFA, soit 57,09% du budget 2014. Cela signifie que cette opération aurait pu financer, à elle seule, plus de la moitié du budget national. N’était-ce pas franchement une aubaine pour le gouvernement de recueillir la totalité des souscriptions ? Etant donné que l’objectif clairement affiché pour lancer l’opération est de financer le budget.
Comprenons-nous bien ! Si je veux emprunter 1000 FCFA et que mes créanciers me proposent, sur la base de la confiance, de me prêter 10.000 FCFA, pourquoi me priver de ce supplément d’apport que je peux utiliser pour régler d’autres problèmes ?
Alors comment un Etat noté avec «une perspective positive», un Etat dont «les investisseurs ont oublié le défaut pour se concentrer sur les efforts du pays et le retour à la stabilité politique» (Kevin Daly, gérant au sein de l’équipe Dette marchés émergents d’Aberdeen AM), un Etat dont la communauté financière internationale ne fait que vanter «les progrès économiques soutenus par un taux de croissance robuste», un Etat dont le premier magistrat se vante d’être une garantie de taille, peut-il se contenter du moins là où le maximum lui est offert et, surtout, qu’il en a farouchement besoin.
L’explication est simple : il faut considérer le choix du gouvernement de ne prendre que 375 milliards FCFA sur les 2.425 milliards FCFA mobilisés comme une incapacité certaine à rembourser le surplus. Voire comme une injonction des gardiens de la finance internationale à ne pas franchir le rubicond du possible. Car, avec 4.400 milliards FCFA de dette extérieure déclarée officiellement (ne prenant pas en compte l’eurobond et les dettes contractées entre temps), la Côte d’Ivoire se serait située officiellement à un niveau non actualisé pré-Ppte de plus de 6000 milliards FCFA, montant que soutiennent tout de même d’autres sources tout aussi officielles.
C’est dans ce contexte que, si le programme est respecté, l’Etat de Côte d’Ivoire va solliciter le marché sous-régional à partir d’aujourd’hui 2 septembre. Alors qu’il a peiné à mobiliser 100 milliards FCFA dans le cadre d’une levée de fonds lancée le 4 aout dernier. Les résultats déclarés donnent 70,37 milliards FCFA obtenus.

LE MAUVAIS EXEMPLE GHANÉEN

On ne cessera de s’interroger sur la propension de la Côte d’Ivoire à aller sur le marché international alors qu’elle n’arrive pas à mobiliser des ressources internes pour couvrir ses dettes. Depuis l’avènement du régime Ouattara, la Côte d’Ivoire est en situation de déficit public ; C’est-à-dire que le pays dépense plus qu’il ne gagne. En un mot, la Côte d’Ivoire vit au-dessus de ces moyens.
Si pour le moment, le régime Ouattara profite du silence coupable de ses parrains de la finance internationale, la lune de miel pourrait ne pas durer longtemps. La preuve par le Ghana présenté, il y a peu comme un modèle de réussite économique.
Avec une croissance économie soutenue de 9% sur les trois dernières années, les soutiens financiers de la communauté internationale, une prévision de valorisation des ressources minières et pétrolières, et l’intérêt des investisseurs (disons les mêmes grands groupes français) pour certains domaines d’activités, le gouvernement ivoirien a cru bon d’augmenter les dépenses publiques d’année en année. Budget 2011 : 3050 milliards FCFA. Budget 2012 : 3160 milliards FCFA. Budget 2013 : 3815 milliards. Budget 2014 : 4248 milliards FCFA. Ces augmentations prennent en compte principalement les dépenses du personnel, les dépenses de la présidence de la République et des autres institutions (à l’exception du budget 2014 marqué par la réduction du budget de l’assemblée nationale), les dépenses de prestige liées au train de vie du gouvernement etc. Et toutes ces dépenses sont financées sur des emprunts auprès des marchés internationaux, sans compter les prêts non concessionnels à l’exemple du prêt Congo.
Quand on met ensemble la masse salariale qui se situe actuellement à 46% (de loin supérieure à la norme sous-régionale qui est de 35%) et le remboursement du service de la dette (34% selon le ministre en charge du Budget, 49% selon le conseil des ministres), on constate que le budget national est déjà profondément entamé. Et c’est ce qui se passe chaque année.
En face, il n’y a pas grand’chose. Les recettes pétrolières et gazières sont en baisse contrairement aux prévisions. Les recettes cacaoyères subissent le yoyo des cours internationaux. Le marché international ne répond pas toujours positivement aux sollicitations de l’Etat. Malgré la pression fiscale, les ressources fiscales s’avèrent insuffisantes (l’assiette fiscale ivoirienne montre que seulement 6.000 entreprises sur les 60.000 répertoriées contribuent à 75% des recettes fiscales). Il y a donc ce manque à gagner structurel qui place la Côte d’Ivoire dans une perspective économique incertaine.
Quatre années de déficit budgétaire, un taux d’endettement en progression, une politique budgétaire louvoyante, la prochaine mission du Fmi promet des étincelles. Surtout que la Côte d’Ivoire va bientôt rentrée dans l’année électorale avec toutes les incertitudes liées à aux élections générales.

J-S LIA
In Notre Voie
liasylve@yahoo.fr

Jeudi 4 Septembre 2014
La Dépêche d'Abidjan



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La Dépêche d'Abidjan | 30/04/2013 | 790 vues
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