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Malgré son acquittement Gbagbo, toujours un os dans la gorge de la CPI

Le président Laurent Gbagbo constitue de constituer un véritable os dans la gorge de la cour pénale internationale (CPI). Cela, en dépit de son acquittement le 15 janvier 2019 par la chambre de première instance de cette juridiction. Et surtout après sa libération sous quelques conditions ridicules. Pour preuve, cette cour de justice néo-colonialiste ne sait plus sur quel pied danser dans l’affaire Laurent Gbagbo.


En effet, là où Cuno Tarfusser, le président de la première chambre de la CPI et ses confrères ont prononcé un non-lieu et une libération immédiate de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, la chambre d’appel a rendu une décision inédite. À savoir celle d’imposer une liberté restrictive aux deux Ivoiriens. Et ce, en les maintenant en Europe, pour un hypothétique appel de Fatou Bensouda, à la décision de la chambre de première instance. C’est ainsi que le royaume de la Belgique a accepté d’accueillir Laurent Gbagbo à Bruxelles et Charles Blé Goudé est resté en Hollande, faute de pays d’accueil. Cependant, le visa de séjour de trois mois accordé au président Laurent Gbagbo par les autorités Belges, est arrivé à expiration, depuis plusieurs jours. Et le juge nigérian Chile Eboe-Osuji, président de la CPI et de la chambre d’appel de cette cour restent muets sur cette situation. Par ailleurs, certaines sources indiquent que, vu la vacuité de son dossier et la raclée qu’elle a subie devant la première chambre, Fatou Bensouda n’aurait plus l’intention de faire appel de la décision rendue par le juge italien Jacob Cuno Tarfusser, le 15 janvier dernier. « Aujourd'hui, le 15 janvier 2019, la chambre de première instance I de la Cour pénale internationale (CPI), à la majorité, Mme la juge Herrera Carbuccia joignant une opinion dissidente, a acquitté M. Laurent Gbagbo et M. Charles Blé Goudé de toutes les charges de crimes contre l'humanité prétendument perpétrés en Côte d'Ivoire en 2010 et 2011. Une décision dûment motivée sera rendue par écrit en temps voulu. En conséquence, la Chambre a ordonné la mise en liberté de M. Gbagbo et M. Blé Goudé. Messieurs les juges Cuno Tarfusser (juge président) et Geoffrey Henderson, formant la majorité de la Chambre, ont noté le conflit politique violent ayant eu lieu dans le contexte de l'élection présidentielle de 2010, à Abidjan et dans d'autres parties du pays. Cependant, la majorité a considéré que le procureur n'a pas fourni des preuves suffisantes en vue de démontrer la responsabilité de M. Gbagbo et de M. Blé Goudé pour les incidents faisant l'objet de l'examen de la chambre. En particulier, après un examen rigoureux des éléments de preuve, la chambre a conclu, à la majorité, que le procureur n'a pas démontré plusieurs éléments essentiels constitutifs des crimes reprochés, y compris l'existence d'un ’’plan commun’’ visant à maintenir M. Gbagbo au pouvoir, qui aurait compris la commission de crimes contre des civils ’’en application ou dans la poursuite de la politique d'un État ou d'une organisation’’ ; et l'existence de schémas de violence à partir desquels il pourrait être déduit qu'il existait une politique d'attaque contre la population civile. De plus, la chambre a conclu, à la majorité, que le procureur n'a pas démontré que des discours publics de M. Gbagbo ou M. Blé Goudé auraient permis d'ordonner, solliciter ou encourager les crimes allégués (…) ».
Toute chose qui amène certains observateurs à s’interroger sur l’opportunité et la chance d’aboutissement de l’appel de Bensouda. « Par quelle alchimie l’appel de la procureure gambienne pourrait-il aboutir ? D’autant plus que l’ajout de nouveaux éléments de preuves est proscrit dans le dossier d’accusation ».
Ainsi, face à cette situation, l’on est tenté d’affirmer que Laurent Gbagbo est un véritable os dans la gorge de la CPI. Pour d’autres analystes, la seule solution qui s’impose à la CPI pour se sortir de ce bourbier, c’est de confirmer la décision de Cuno Tarfusser et en permettant au président Laurent Gbagbo et à Charles Blé Goudé de regagner la Côte d’Ivoire, où ils sont attendus par les Ivoiriens. En attendant que la sagesse et le professionnalisme visitent le juge nigérian Chile Eboe-Osuji et ses collègues de la chambre d’appel de la CPI, le président Laurent Gbagbo met à profit son séjour bruxellois. En effet, le fondateur du FPI continue de multiplier les audiences. La toute dernière audience est celle qu’il a accordée, mardi 7 mai dernier, à Maurice Kacou Guikahué du PDCI.

De notre correspondant à Abidjan
Modeste Gbopo
Mardi 7 Mai 2019
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