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Lu sur Facebook : « Je comprends Bédié ! »


Le fils de Bedié, Jean Luc est conseiller spécial chargé des Finances au Palais présidentiel. L'autre fils Patrick travail au
sein du département café-cacao du trader Novel commodites SA et aussi importateur de riz en Côte d'Ivoire. La fille, quant à elle, a été nommée DGA de la société des palaces de Cocody (SPDCI) dont l'Hôtel Ivoire et le Golf Hôtel font partie. Le beau frère Guy Koizan (cadet de Henriette Bédié) a été nommé DG de Versus Bank. Bédié lui-même gère directement avec Ouattara, en plus de faire et défaire les hommes qui doivent bosser dans l'administration son administration. Alors que voulez-vous ? Qu'il lâche tous ses privilèges qui font de lui le Nanan, que dis-je le roi du PDCI ? En tout cas il a bien assimilé la leçon que Mabri Toikeusse a faite à Paul Akoto Yao (sous Gbagbo).
De retour de Marcoussis, lorsqu'il fallait proposer des ministres dans le gouvernement Seydou Diarra, Paul Akoto Yao (alors président de l'UDPCI parce qu'il assurait l'intérim du général Robert Guéi) a proposé Albert Mabri Toikeusse et Eric Kahé, tous UDPCI. Profitant des moyens de l'Etat (ministère de la Santé à l'époque), Mabri Toikeusse ne s'empêchait pas d'installer des bases de son parti ou de redynamiser celles existant déjà à l'intérieur du pays où ses fonctions lui permettaient de se rendre en mission. C'était du genre : «faire d'une pierre deux coups» quoi ! Lol. Après avoir réussi à boucler son affaire, Mabri, s'appuyant sur le flou existant au niveau des textes de son parti et bénéficiant du soutien de quelques barons du parti du général Guéi, convoque un congrès (contre le gré de Paul Akoto Yao). Lui-même brigue la présidence du parti, la remporte haut les mains et se pose comme l'interlocuteur direct non seulement des Institutions (notamment le président de la République) mais aussi des différents médiateurs dans la crise ivoirienne. Depuis lors, quand il s'agit de proposer un ou des militants de son parti à un quelconque gouvernement, c'est d'abord lui en premier. Même s'il s'agit de proposer trois noms pour un poste, c'est MABRI 3 fois. Kiakiakiakiakiakia. Cette chance que Innocent Anaky Kobenan qui se fait toujours rouler par ses ministres n'a pas parce que n'ayant aucun bastion à même de fragiliser les Institutions qui recherchent une assise sur toute l'étendue du territoire national. Mabri quant à lui, il a majoritairement l'ouest DAN où son parti égrène des élus.
Lorsqu'il s'est agit de garder un seul cadre de son parti dans le gouvernement Duncan, MABRI a tout simplement choisi de faire virer le ministre Flindé (candidat malheureux à la mairie de Man) que de se retirer lui-même qui a déjà fait plus de 10ans dans les fonctions de ministre (Santé, Transports, Plan.). Plus il demeure ministre (à défaut d'être président), plus il fait et défait les cadres de son parti qu'il nomme dans son département ministériel, plus il contrôle l'appareil de son parti. Mabri craint qu'il soit pris à son propre piège.
Avec Bédié, le schéma n'est pas le même mais c'est tout comme. S'il dégage le plancher, c'est celui qui deviendra président du PDCI qui dealera désormais, dans un régime devenu plus que capitaliste, j'allais même dire plus que matérialiste à souhait, avec Alassane Ouattara, et qui verra son autorité du coup renforcée. Pensez-vous que Bédié, le N'Zuéba, va-t-il accepter d'être éteint, de n'être plus le Julius Nyéréré d'Alassane Ouattara, de ne pas être l'homme à qui ce dernier sera contraint de se référer lorsque la conduite de la Nation se trouve entravée ? Voulez-vous que Bédié, le Sphinx de Daoukro assiste à sa morte lente ? En tout cas, lui-même préfère rester là où il est et mourir là où il est. Et il se donnera tous les moyens pour atteindre cet objectif. Voulez-vous qu'une autre race de dirigeants qui pourraient naitre, marginalise ou même écrase tous ceux qui s'abreuvaient à la cour royale de N'Zuéba et qui étaient devenu ses « bras guerriers » contre les rénovateurs. C'est moins une question de survie politique, de dignité politique, de conquête démocratique avérée du pouvoir, mais c'est question de survie (tout court). Parce que ce PDCI (tel qu'il se présente sous Bédié) ne peut prétendre non seulement inquiéter Ouattara sur ses propres bases en 2015 mais aussi arracher certains de ses bastions conquis par le RDR. Aimé Henri Konan Bédié est bien dans son rôle et il le joue bien. Et le PDCI de KKB continue de se débattre comme un coq qui vient d'être fraichement égorgé et à qui le silence s'imposera aux ultimes «coquericos».
A bientôt !


Saint Claver Oula
Jeudi 27 Juin 2013
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