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Libre Opinion/Affaire « Il faudrait que nous sachions d'où nous venons ». Le Ministre Kobenan Kouassi Adjoumani rattrapé par son passé
Il me sied de réagir à votre contribution en date du 06 juin 2012 consécutive à la proclamation des résolutions du Bureau Politique du PDCI-RDA tenu le 02 juin 2012. Mais avant tout propos, Monsieur le Ministre, je voudrais vous assurer de mon profond respect et de ma reconnaissance pour deux raisons : d'abord au plan institutionnel, vous êtes Ministre, Député et "Président sortant" de Conseil général de Tanda plus précisément. Il y a aussi que je fus votre ancien élève à Chateaubriand de Dabou (1992-1993). Donc, loin de moi toute volonté de pérorer à votre endroit ou de conjecturer sur vos propos. D'ailleurs, je trouve admirable l'énergie militante dont vous avez toujours su faire preuve au moment même où certains cadres du parti se laissaient débaucher pour des espèces sonnantes et trébuchantes. En clair, si votre intervention ne m'avait pas interpellé à plus d'un titre, je me serais réservé de bon droit de toute réaction.
Cela dit, ce qui m'interpelle ici -vous me comprendrez-, c'est que vous devriez avoir pris part, par votre rang sans doute, à ce Bureau Politique (BP) dont vous semblez dénoncer les clauses. Pourquoi n'avez-vous pas influencé alors les débats en interne ? Ou alors, j'en doute, avez-vous simplement été mis en minorité ? En politique, je ne vous apprends rien, Monsieur le Ministre, c'est un avantage et un principe de savoir avaler la couleuvre quand on est justement mis en minorité. Seulement, il me semble que, dans votre cas, vous souhaiteriez que ce soit l'inverse. Pour preuve, vous souhaiteriez-je suis en train de vous lire-, que : « le brouhaha précédant la réunion du 2 juin soit une simple parenthèse dans la vie du PDCI, et que le débat démocratique devienne l'habitude au lieu d'être l'exception ».
Si je comprends bien, vous souhaitez le dialogue et méprisez en même temps l'engagement qui y a mené ; vous souhaitez le débat politique et semblez ignorer en tant que politicien que c'est la lutte qui la garantie ! Ce que vous prônez, Monsieur le Ministre, c'est de l'absolutisme machiavélique que présente D. Monière en ces termes : « au début du XVIe siècle, avec Le Prince de Machiavel, apparaît la première définition de l'État dans son sens moderne, en même temps qu'est réaffirmé le rôle du prince, individu dont le sens politique, l'habileté, le réalisme et le sens du calcul font un véritable chef, au-dessus des simples mortels, et dont la personne épouse le destin de la nation. La première défense du « grand homme » politique est née, un genre qui s'est maintenu jusqu'à nos jours et dont le principal danger consiste à affirmer qu'un seul homme d'exception est un meilleur guide pour son pays que plusieurs réunis en une assemblée. » (Cf. Cours d'introduction aux théoriques politiques à l'Université de Montréal, moniere_intro_theories_pol).
Je saisi ici l'aspect dialectique ''homme politique/l'assemblée. Pourquoi mépriser à ce point des actes d'une assemblée, d'ailleurs réduite, puisque nous attendions tous un congrès ? D'autre part, sans « ce brouhaha » comme vous dites, y aurait-il eu ce BP qui, pour une fois, n'a pas été un veule rendez-vous de conciliabule. Mais surtout, s'il y a eu « brouhaha », c'est en raison et en réaction à notre échec soit-dit ''collectif'', aux présidentiels et aux législatives. Donc en temps que Délégué Départemental, et sans vous offenser, vous devriez filer plutôt un profil bas devant ces militants qui ont subi et qui continue de subir ici encore d'incompréhensibles déconsidérations. En conséquence, si vous contestez ce cadre légal qu'est ce BP en rejetant ses résolutions ou en les caricaturant de la sorte, de votre rang, nous sommes face à une situation plus que gravissime. Ici encore, il va falloir vous citer : « Disons-le tout net. Notre parti, malgré les revers électoraux subis, n'est pas abandonné sur le quai de la gare quand bien même des militants estiment de nos jours que notre parti est sous-représenté dans les instances de décision. Avant de s'en prendre à Alassane Ouattara et à son parti, il faudrait que nous sachions d'où nous venions ». Mais diantre, quelle est cette génération de politiciens qui échoue chaque fois mais qui a l'air d'avoir réussi ? Oui, qui échoue mais qui converti ses échecs en victoires au grand dam des masses laborieuses et qui va même trouver plaisir à les indexer à tout-vent ? Monsieur le Ministre, à vous de me le dire, dans quel régime dialectique ou politique peut-on perdre sans être sur le quai ?
Pourtant, par certaines de vos vues antérieures, vous aviez entamé de me convaincre ! Je rappellerai, sans vouloir passer pour une mauvaise langue, ces propos que vous teniez lors d'un atelier à Prikro le 4 février 2012. Je vous cite : « Nous sommes certes aux côtés du président Alassane Ouattara, mais cela n'empêche pas les militants que nous sommes, de procéder, sans complaisance, à une analyse approfondie de nos échecs afin d'en dépister les causes, lors des deux dernières consultations électorales. Sans cet exercice salutaire d'autocritique et d'introspection, nous ne pourrons pas procéder aux orientations nécessaires, afin de renouer avec le succès aux prochaines consultations électorales. La vocation du PDCI RDA est d'occuper toujours la première place, fort de son expérience incomparable dans la gestion des affaires de l'Etat et du développement harmonieux de notre pays. »
En quoi, les récriminations des militants, des jeunes et de KKB, sont-elles différentes de ces propos que vous teniez vous-mêmes ? Monsieur le Ministre, vous ne pouvez pas vous contredire en l'espace de 4 mois ! Mais pour revenir à votre contribution qui fait l'objet de cette réaction, je me suis chargé de voir comment elle a été reçue par presses interposées dans le Patriote et le Nouveau Réveil. Le premier propose comme titre : « Le Ministre Adjoumani aux militants du PDCI ''Sachons d'où nous venons'' » ; le second propose plutôt ceci : « Le Ministre Kobenan Kouassi Adjoumani : Bédié et Ouattara peuvent-ils trahir la mémoire d'Houphouët ?». Deux regards divergents pourrait-on dire ; mais quoi de plus normal pour deux journaux d'obédience différente. Dans la forme, sans verser dans une approche comparatiste, Monsieur le Ministre, vous remarquerez avec moi que le choix du titre du Patriote est de loin plus objectif, quoique chacun ait saisi ce qui lui est favorable. Dans le fond, que semblez-vous dire par l'expression « .sachions d'où nous venions » ? Serait-ce une allusion à la crise post-électorale ? Soit. Un proverbe de chez nous ne dit-il pas que ''quand on a mal tué un animal, on ne le dépèce pas de la même façon '' ? Peut-on gouverner en regardant toujours dans le rétroviseur Gbagbo ? -peut-être puisque certains de ses partisans jurent, dit-on, de se venger ! Mais on n'en fera pas une politique de gouvernance. Ces événements certes douloureux, devraient nous rendre forts, alertes et non nous amener à être démissionnaires et abouliques ; bien au contraire ! Personne n'a intérêt à voir le RDR ou le RHDP gérer le pays à l'aveuglette en profitant de l'inexistence quasi certaine d'opposition véritable. Devant certaines bourdes politiques, chaque citoyen, chaque parti politique a le devoir de réagir. En tout état de cause, en sachant raison garder, il faut aussi avoir en mémoire que le tribunal de l'histoire ne sera pas complaisant pour un camp ou pour un autre. Je pense que Gbagbo et le FPI ont eu ce qu'ils méritent. Ils seront jugés et condamnés pour tous leurs actes, nécessairement. Mais le PDCI et le RDR en tant qu'acteurs, sont-ils exempts de reproches dans ce qui nous est arrivé ? Et peut-on gérer ce nouvel épisode de notre histoire commune en n'exposant pas davantage les perspectives nouvelles d'espérance par la faute de nos avidités ou de combat de leadership et de clan ?
C'est pourquoi, nous avons le devoir aujourd'hui de ne pas laisser asseoir un régime d'exception et de maintien de crise fut-il par un RHDP cohérent en échange d'un profit du pouvoir. Nous proposons plutôt de la juguler ; et aucun effort ne devrait être de trop. Dans ce sens, si le Président Ouattara a pris le commandement de l'armée, pourquoi ne prendrait-il la réconciliation pour alléger la charge au pauvre Banny ? Pourquoi de son côté, le Président Bédié ne s'engagerait-il pas à prendre en main cette réconciliation, en allant par exemple rendre une visite de courtoisie à son autre jeune frère à la Haye ?
En clair, je pense que la réconciliation est possible, mais que personne, au RDR, au FPI encore moins au PDCI, notre parti, n'en veut ; et c'est ce qui m'inquiète davantage à la lecture de votre contribution. Mais pour être réaliste, à qui pourrait profiter un climat de paix ? A notre pays, donc à nous tous, directement ou indirectement ; à l'espoir secret nourrit par tous les ivoiriens d'être fils d'un pays libre et développé. La Côte d'Ivoire n'en sortirait que grandie. C'est pourquoi j'estime pour ma part que nous, jeunes, devrions de plus en plus vous parler ouvertement Monsieur le Ministre.
Mais dans les dédales de votre argumentaire justement, j'ai surtout compris que c'est ce qui vous irrite : à savoir l'engagement de la jeunesse et du Président KKB. Je vous cite à son propos au même atelier de Prikro : « (.) Dans ce cadre, j'interpelle mon jeune frère KKB, afin qu'il arrête d'être à la une de tous les journaux de la place. C'est un bon militant certes, mais ses critiques quelques fois excessives, ne doivent pas lui faire oublier le soutien qu'il a toujours apporté au Président Bédié. Oubli-t-il la chicote qu'il avait administrée à certains militants qui faisaient fausse route en vilipendant Bédié ? Et que dire des confidences qu'il m'a faites à propos de notre chef : « grand frère sache que tous ceux qui s'attaquent au président Bédié finissent toujours mal ». Alors, cher petit frère, je ne pense pas un seul instant que tu puisses te livrer à une quelconque confrontation avec le modèle que tu as choisis et dont tous les ivoiriens louent les mérites de patience et de sagesse. Je ne souhaite pas non plus que tu sois voué aux gémonies en t'opposant à ton propre principe qui est de ne jamais s'attaquer au Président Bédié. C'est le conseil d'un grand frère qui t'estime bien et qui ne souhaite pas que tu t'égares en t'éloignant de tes propres principes.» (Sic).
Inutile de rappeler que deux semaines après ces propos, le Président de la JPDCI a été bastonné à Bonon. Je rappelle pour mémoire que ni le PDCI encore moins l'allié RDR vertement accusé, n'a condamné cet acte odieux. Dans ces propos, vous liez la demande d'autocritique formulée par KKB à une attaque contre le Président Bédié. Vous rappeliez le principe de la chicote qu'il aurait instauré lui-même -le tout inscrit dans une menace larvée. Aussi, dénonciez-vous le fait qu'il soit selon vous « à la une de tous les journaux de la place ». Vous considériez pour ce faire qu'il est « bon militant » mais mauvais critique aux « critiques excessives » -j'ajoute que quand ces critiques se dirigeaient contre Gbagbo et la refondation, oui, il était le ''bon militant'' ! En vérité, dites-moi, Monsieur le Ministre, pourquoi haïssons-nous tant la remise en cause en Afrique pour nous étonner chaque fois de nos échecs politiques ? L'Afrique n'est pas maudite, voyez-vous ! Elle est en attente de politiciens rompus aux amarres de la simplicité, du don de soi et justement capables de remise en cause.
C'est pourquoi vous semblez avoir raison sur certains points, indirectement. En premier lieu, sur la posture de facilité dans laquelle certains réflexes de cadres engouffrent le PDCI-RDA. Comme conséquence, plus personne ne veux travailler -chacun voulant sa part de gâteau. Et pour cause, depuis 1999, le PDCI-RDA a été familiarisé à servir dans les gouvernements qui se sont succédés. Piégé par cette donne, le parti ne pouvait engager de véritables batailles politiques objectives. En se fondant sur ses idéaux propres : paix, dialogue, fraternité, hospitalité pour avoir su hier, ''ramener la paix dans la dignité" avec pour ambition "d'être un modèle'' -allusion à notre hymne nationale. C'est pour cela, Monsieur le Ministre, que quand il vous était venu de dire certaines vérités à Gbagbo sur le coup d'état de 1999, vous aviez perdu votre poste. Puis, plus tard, Monsieur Gbagb a même dissout le gouvernement APO (Accord Politique de Ouaga) dans lequel nous siégions tous sans honte. Lui s'est permis, à raison d'ailleurs, de "jeter le bébé et l'eau du bain" pour reprendre votre boutade que vous employiez ! Et même si nous le contestons, je regrette de le reconnaître, Monsieur le Ministre, il avait au moins une logique dans son engagement.
Aujourd'hui, j'ai l'impression que vous avez tellement retenu la leçon à l'envers que vous vous engagez à porter l'estocade plutôt à votre propre parti. La vraie question est aujourd'hui, à quoi sert-il finalement, pour le PDCI, d'être aux affaires en étant dans l'opposition ? La question est d'autant plus cruciale qu'il n'y a plus d'opposition directe sur notre échiquier politique. Et le PDCI est en train de sombrer dans l'illusion d'un RHDP unitaire dans ce climat d'acteurs politiques changeants que celui que notre pays offre ces dernières années. Un parti qui se dit ''pionnier'' et ''bâtisseur de la Côte d'Ivoire moderne'' ne doit-il pas se nourrir d'un peu de cure d'orgueil au lieu de s'empêtrer dans les postes nominatifs et vivre l'humiliation à tout vent ? D'autre part, quand on ne dispose pas d'armée ni de milice dans un contexte politique post-crise où tous ceux qui nous entoure sont presque armés, on doit avoir l'argument de la lucidité et de la détermination dans ses vues. Faute de cela, la première victime est naturellement le peuple des militants débonnaires, toujours trahis et abusés de leurs efforts. C'est pourquoi, même quand il s'avère nécessaire, tout « contrat » avec un parti frère doit se fonder sur des closes clairement fixées et connues de tous les militants à une certaine étape. D'autre part, nous avons le droit, d'inviter notre allié à revoir ses copies sur certaines actions qui pourraient nous salir tous. Cet argument, nous le partageons sans doute avec vous, sauf que vous semblez le troquer au gré des circonstances. Sur ce chapitre, je citerai le cas du « rattrapage », qui, s'il n'est pas un concept assumé, existe dans les faits. Je crois pour ma part qu'il est de toute évidence pire que l'ivoirité que certains ont passé le clair de leur temps à peindre en noir. Si nous voulons à notre tour être tolérants pour l'intérêt national, nous ne pouvons pas nous empêcher de réaliser que ce concept -qui s'oppose au « vivre ensemble », ou du reste l'édulcore- nous forcera à vivre plutôt côte à côte comme dans une jungle ; c'est-à-dire sans franchise et sans confiance les uns dans les autres. C'est pourquoi je le définis cumulativement comme ceci : une préférence ou exclusion ethnique, une pathologie du clan qui implique le délit de faciès, de patronyme et de religion ; c'est, en somme, on pourrait dire, un apartheid régionaliste et, soufflez un peu Monsieur le Ministre, une atteinte aux droits humains et par conséquent, un déficit d'esprit démocratique. Pour cette raison, il doit être combattu sans faiblesse ni polarité politique au-delà des contingences contextuelles
En dénonçant ces choses, personne ne prétend demander au RDR de céder ses postes au PDCI -quoique le Président Ouattara ait parlé de partage équitable de postes entre partis du RHDP lors du second tour de la campagne de 2010. Il l'a dit à la maison du parti, jurant même qu'il n'a pas "deux bouches" ; et nous avons encore confiance en ses propos. Mais nous aurons tort d'être naïfs car des ivoiriens, il en existe partout à l'Ouest, à l'Est au Sud et au Centre, militants non pas forcément du RDR mais de la grande famille ivoirienne. Jusqu'à présent le constat est atroce et parfois gênant. Enfin, si le FPI ne veut pas de la réconciliation, le RDR le veut-il vraiment ? Face à ces vérités qui sont aussi vitales à notre alliance qu'à notre pays, Monsieur le Ministre, dites au RDR notre allié que le PDCI-RDA est fondé à formuler des critiques. Son devoir n'est pas de s'en plaindre mais d'en mesurer l'objectivité !
Oui, le RDR nous a accordé la Primature ; c'est vrai. Il nous a accordé des postes ministériels dont celui des ressources halieutiques ; c'est vrai -d'ailleurs sans vouloir m'y attarder, j'aimerais savoir un jour d'où vous vient cette préférence pour ce ministère. Nous avons eu en sus, le Conseil Economique et Social ; c'est vrai ! Mais rassurez-vous Monsieur le Ministre, un parti politique ne se nourrit pas de postes mais de vérité et d'engagement pour la société. Ses actions doivent se fonder sur un principe qui gage la paix et la démocratie. Au lieu de cela, je vois que vous vous fondez, trop de bonne foi du reste, sur ce que vous appeliez le « Jurement de Yamoussoukro ». Mais qu'est-ce que c'est au fond ? C'est un engagement entre deux hommes, pas vraiment entre deux partis politiques ; sinon les procédures auraient été différentes ! Mais, toute réconciliation n'est-elle pas bonne à prendre pour qui cherche la paix ? Nous devons néanmoins être lucides et alertes envers nous-mêmes car un pays qui sort de guerre, implique que tous, nous avons une part de responsabilité à assumer. C'est pourquoi, vous ne pouvez pas être fondé à réclamer silence à des militants, furent-il de votre bord, que vous n'avez pas réussi à convaincre. En tout état de cause, au-delà des générations, vous le devinez sans doute, Monsieur le Ministre, il va s'instaurer dans notre parti -n'en déplaise-, un dialogue constructif, fait d'analyses et de contre-analyses, d'objections, de propositions et de contre-propositions qui vont prouver la vitalité de notre formation politique. Et les jeunes seront à l'avant-garde de cet éveil. Si cela contamine positivement nos alliés, tant mieux ! Pour le reste, l'honneur me revient d'avoir partagé ces réflexions avec vous. Monsieur le Ministre et cher professeur, à vous mes sincères et cordiales considérations.

Dr LANGUI Konan Roger
Enseignant-Chercheur
Université de Cocody-Abidjan
Mail : langui_kr@yahoo.fr
Membre du Conseil Politique de la JPDCI-RDA


Mercredi 11 Juillet 2012
La Dépêche d'Abidjan



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La Dépêche D'Abidjan | 04/05/2011 | 2026 vues
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