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Les réseaux sociaux : un danger pour la jeunesse africaine ?


Les réseaux sociaux : un danger pour la jeunesse africaine ?
T’es-tu déjà imaginé, ce que seraient nos vies sans aucun réseau social ? Que ferais-tu à ton réveil ? Que ferais-tu de tes journées libres ? Comment recevrais-tu les dernières informations ? Qui ferait partie de ta liste d’amis réels ?
A ces questions, il apparaît évident que les réseaux sociaux sont devenus une part inhérente de nos vies. A tel point que sans réseau social, à notre ère, nous serions littéralement déconnectés. Non seulement déconnectés du virtuel, mais à travers celui-ci, déconnectés d’une certaine réalité. L’on peut donc le dire : les réseaux sociaux sont la nouvelle réalité.
Arrivés en Afrique dans les années 2000, les réseaux sociaux ont atteint leur apogée ces cinq ou dix dernières années et leur impact continue de grandir. Ainsi en 2018, plus de 453 328 534 d’africains soit plus de 37% de la population africaine utilisaient les réseaux sociaux en majorité Facebook et Instagram[1]. De jeunes africains et pas que, sont aujourd’hui connectés et hyperactifs. Plus encore, les personnes à faibles revenus trouvent également le moyen d’avoir une connexion internet et passer du temps sur les réseaux sociaux.
Si l’on ne se limitait qu’au but des réseaux sociaux à savoir socialiser et tirer le meilleur de ces mondes virtuels, la rédaction de cet article n’aurait pas lieu d’être. Or, cette utilisation devient de plus en plus nocive avec un effet pervers sur les populations, bafouant ainsi les mœurs africaines. Les réseaux sociaux africains manifestent une telle anarchie où règne très peu de contrôle.
La situation empire lorsque la jeunesse africaine dépense plus d’énergie sur les réseaux sociaux que dans la construction de son avenir. A l’affut du moindre buzz, tout devient objet de dérision et de railleries. Aujourd’hui nos réseaux ressemblent plus à des foires à moulins, où, entre Bad buzz, fausses informations ou encore les frasques des influenceurs, l’on ne sait où donner de la tête.
Une interrogation légitime s’impose : la jeunesse africaine est-elle négativement influencée par les réseaux sociaux ? Comment expliquer qu’aujourd’hui celle-ci a-t-elle autant de temps à passer sur les réseaux sociaux ? Comment parvenir à une meilleure gestion des réseaux sociaux en Afrique ?

Une génération livrée à elle-même

Si la jeunesse africaine passe autant de temps sur les réseaux sociaux, c’est bien là le problème : Elle a beaucoup de temps. Non pas beaucoup de temps à mettre à profit, mais beaucoup de temps à tuer.
En effet, une fois diplômés, les portes de l’emploi sont cloisonnées pour la plupart des jeunes africains. Car il faut le dire, le système est conditionné à la bureaucratie, avec des formations qui plus est, en inadéquation totale avec nos réalités. Les jeunes sortants de l’université, se retrouvent donc livrés à eux-mêmes sans perspectives d’avenir. L’entreprenariat devenu le refuge de certains, par dépit, n’est pas non plus accessible par manque soit de moyens, soit de soutien de l’Etat.
A fortiori, parmi la toute petite poignée de jeunes qui se risquent à créer leur propre emploi avec peu ou rien, une pléthore n’arrive pas à joindre les deux bouts. Résignés à devenir gérant de cabine téléphonique ou commerçant de produits de fortune, les activités décollent à peine. Les années passent et l’avenir devient de plus en plus incertain. Le chômage et la pauvreté grandissent à mesure que les inégalités sociales se creusent.
Or l’oisiveté étant la mère de tous les vices, les réseaux sociaux deviennent donc un échappatoire où la jeunesse espère pouvoir oublier ses inquiétudes, ses incertitudes et ses déceptions. En quête de reconnaissance, certains sont prêts à tout pour gagner de la notoriété. L’argent facile et les buzz sont devenus les moyens privilégiés pour paraître afin d’obtenir des likes et des followers.
De même, pour reprendre une expression courante, « le respect est mort et enterré sur Facebook ». Les injures, le manque de respect sont pris à la légère. Pourtant ces actes constitue des sous-ensembles de la Cybercriminalité.
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Dimanche 19 Septembre 2021
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