Connectez-vous S'inscrire
La Dépêche d'Abidjan

Les poupées sexuelles ou quand l’industrie du X va trop loin

Elles s’appellent Roxxxy, Harmony ou Stéphanie. Elles détrônent leurs ancêtres, les poupées gonflables, et peuvent ressembler à un proche ou à une célébrité. Décryptage.


Les poupées sexuelles représentent une réalité dérangeante : penser la sexualité comme un objet de consommation. Et, en proposant des expériences toujours plus immersives, grâce à l’intelligence artificielle (IA) et aux objets connectés, les fabricants se heurtent à des questions d’éthique et à des polémiques de plus en plus virulentes. D’autant que la législation demeure floue quant à la conception de ces mannequins en silicone. Le vide juridique est encore plus béant concernant les poupées sexuelles qui ressemblent à des personnes, voire à des personnalités (au Japon, un modèle «Scarlett Johansson» a déjà été créé par un particulier). Une «objectification» du corps féminin que dénoncent nombre d’associations, de psychologues et d’universitaires. De là à garantir l’extinction de ces jouets sexuels 2.0 ?

Des poupées plus vraies que nature

«Poupées sexuelles». Si leur nom semble explicite, leurs usages diffèrent selon les consommateurs. Les uns comblent la baisse du nombre de rapports sexuels dans un couple, les autres pallient une timidité maladive et paralysante, quand d’autres, encore, remplissent un vide, plus qu'assouvissent un besoin sexuel… Et l’intelligence artificielle de démultiplier encore ces relations entre hommes et objets sexuels. Car il est loin le temps des poupées gonflables disgracieuses. Désormais, les mannequins en silicone, troublants de réalisme, sont modulables à l’infini.

Libre à chaque utilisateur de choisir la couleur des cheveux, du vernis, la taille des seins, la forme du vagin… Résultat ? Les poupées livrées arborent souvent des attributs démesurés. «La grande blonde aux yeux bleus et à forte poitrine, reste le modèle le plus demandé», confiait Matt Mac Mullen, fondateur de Real Doll, au Monde en juillet dernier. Une hyper-sexualisation qui, à l’ère de Photoshop et d’Instagram, contribue un peu plus encore à «instrumentaliser le corps de la femme», déplore Nathalie Parein, psychologue et sexologue.
Lire la suite
Samedi 3 Février 2018
La Dépêche d'Abidjan



Lu pour vous
Notez

Nouveau commentaire :
Twitter

Conditions d'utilisation
Merci d'écrire dans un langage correct et d'éviter des affirmations sans preuves.




Actualité | Opinion | Contributions | Zouglou Feeling | Vidéos | People | Reportages | Tribune | Lu pour vous | Arts et Cuture | Insolite | Communiqué | Sports | Santé | Économie | Tourisme - Voyages | À ne pas manquer | VOTRE PUBLICITÉ SUR LA DÉPÊCHE D'ABIDJAN | Espace Kamite



"Le Franc des Colonies Françaises d'Afrique (FCFA) est une propriété à part entière de la France."

La Dépêche d'Abidjan | 14/07/2020 | 2716 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
La Dépêche d'Abidjan | 31/03/2019 | 2975 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
La Dépêche d'Abidjan | 26/02/2019 | 3790 vues
33333  (1 vote) | 0 Commentaire
La Dépêche d'Abidjan | 20/12/2017 | 3107 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
La Dépêche d'Abidjan | 09/11/2015 | 6342 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
La Dépêche d'Abidjan | 09/06/2015 | 5139 vues
33333  (1 vote) | 0 Commentaire