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Les montants pour avoir un matricule Nouvelle armée: Un ex-combattant dénonce des rançons au sein des FRCI

Il nous a parlé sous le couvert de l'anonymat le jeudi 22 novembre 2012, lors d'une visite dans nos locaux sis à Marcory zone 4C. Ce que ses camarades et lui demandent, c'est la reconnaissance de l'Etat après leurs ‘’efforts durant la période de crise’’. Cet élément des FRCI dénonce un système de rançon dont des ex-combattants sont l’objet pour espérer une insertion la vie professionnelle.


Les montants pour avoir un matricule Nouvelle armée: Un ex-combattant dénonce des rançons au sein des FRCI
Que nous vaut votre visite dans nos locaux ce jour ?

Bien évidemment, je ne vais pas vous donner mon nom. Je suis simplement un élément des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI). Pour aller droit au but, j'ai remarqué beaucoup d'injustices et je suis venu vers vous pour les dénoncer.

De quoi s'agit-il?

Nous avons fait beaucoup d'efforts pour le pays, toute modestie mise à part. Il faut dire qu'on a travaillé comme il faut pour aider notre pays. Et le pays reconnaissant nous a proposé du travail. Hélas, c'est là qu'il y a problème. Il y a des individus qui marchandent ce qui nous revient de droit, allant même jusqu'à attribuer des places à des personnes ne les méritant pas, qui n'ont rien fait pendant la crise. Bien sûr, ça ne vient pas d'en haut, ce sont des gens qui gravitent autour.

De qui voulez-vous parler exactement ?

Je parle de ceux à qui on a confié ces responsabilités. On leur dit par exemple : ‘’X, prend tel nombre de personnes dans les rangs des FRCI’’. Mais ce X se permet de demander de l'argent avant d'intégrer les jeunes, à tous les niveaux. Aujourd'hui, il faut débourser entre 150.000 et 200.000 francs CFA pour se voir proposer un matricule au sein des FRCI. Alors que ce sont des choses qui devaient nous revenir normalement. Tout en sachant que cela fait maintenant deux ans que nous travaillons pour le pays sans salaire, où allons-nous trouver ces moyens pour rentrer en possession de ce qui nous revient de droit ? C'est là que se situe le problème. Et bien entendu, ce sont ceux qui ont de l'argent qui travaillent aujourd'hui, qui ont un matricule, alors qu'ils n'avaient rien fait pour le pays.

Avez-vous été enrôlé ?

J'ai été enrôlé fin 2010, mais il faut dire que l'enrôlement ne s'est pas fait à l'appel. Cela a commencé par des protestations, des marches, jusqu'à ce qu'on prenne des positions. Ça a commencé par les pierres, après c'est devenu les armes, comme vous le savez, pour sécuriser tout notre périmètre c'est-à-dire toute la grande zone de Marcory et Koumassi. Après, on nous a demandé de libérer les endroits que nous occupions puisque ce n'était pas des camps. Bien évidemment, nous avons obéi et nous sommes partis dans des casernes. Après cela, nous avons été profilés pour voir qui pouvait faire quoi. Après les attaques perpétrées contre la Côte d'Ivoire, nous continuons de faire des patrouilles, de sécuriser la zone, de faire des contrôles de véhicules.

Vous voulez dire que vous êtes en exercice sans matricule?

Bien sûr ! Après deux ans, on se dit qu'on verra quelque chose, qu'on nous donnera quelque chose. On ne demande pas forcément de l'argent. Il y a un proverbe qui dit qu'il vaut mieux apprendre à quelqu'un à pêcher plutôt de lui donner toujours du poisson. Passer deux ans sans faire un autre boulot, vous comprenez que c'est dur.

Avez-vous le sentiment de n'avoir pas été récompensés à la hauteur de vos efforts ?

Pour être honnête, c'est la raison de ma présence à votre rédaction. On ne demande pas de l'argent. Nous sommes des jeunes, nous avons la force, la vigueur, nous ne demandons qu'à servir notre pays. Mais, si en retour, le pays nous donne quelque chose, que ceux qui sont autour aient pitié pour nous donner ce à quoi on a droit. C'est tout ce que nous réclamons. Je dis nous parce que je parle de tous mes camarades qui vivent la même situation que moi.

Vous êtes combien à subir cette injustice que vous décriez ?

Donner un chiffre serait dire du mensonge. Je n'ai pas un nombre précis mais voici comment ça fonctionne. On dit qu'on a besoin de tel nombre de personnes dans un domaine d'activité bien identifié, pour travailler. Mais, c'est là que commence le problème. Celui qui dirige les opérations recrute les jeunes moyennant de l'argent, et très souvent, ils prennent des gens qui n'ont jamais porté de fusil, qui n'ont jamais lutté. Nous estimons qu'il faut qu'on nous donne ce qui nous revient de droit.

Quand le président de la République dit que tel nombre de personnes doit intégrer des secteurs d'activités comme la Fonction publique, il faut que les gens arrêtent de marchander les places. Nous voulons juste interpeller les gouvernants parce que je me dis qu'ils ne savent pas. Nous sommes sur le terrain, c'est nous qui savons. Ce soir même (jeudi 22 novembre 2012, Ndlr) j'irai en patrouille, avec tous les risques que cela comporte, sans un matricule. Et quand on me proposera d'intégrer un secteur d'activité, des gens me demanderont de l'argent ; et si je n'ai pas d'argent, je resterai sur le carreau. C'est ce que nous dénonçons.

Recueillis par Hervé KPODION in Soir Info
Mardi 27 Novembre 2012
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