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Le mal spirituel de l’Afrique : le christianisme et l’islam

Les avocats de Gbagbo veulent faire de son procès celui de la Françafrique

La décision est tombée hier soir. Laurent Gbagbo sera jugé par la Cour pénale internationale pour "crimes contre l'humanité". Interrogé par "Marianne", Emmanuel Altit, un de ses avocats, prévient déjà : "Ce procès nous permettra d’éclairer l’opinion publique sur ce qui s’est vraiment passé en Côte d’Ivoire, le rôle qu’y ont joué la Françafrique et les Etats-Unis"...


Les avocats de Gbagbo veulent faire de son procès celui de la Françafrique
Pour l’instant, Laurent Gbagbo est le seul, l’unique acteur de la crise ivoirienne de 2011 que la Cour pénale internationale (CPI) a finalement décidé de juger pour « crimes contre l’humanité ». Hier, en fin de journée, la chambre préliminaire de la CPI a retenu quatre charges contre l’ancien président ivoirien : viols, meurtres, tentatives de meurtres et persécutions. Lui, et nul autre, aurait donc été le principal donneur d’ordre dans les mois qui ont suivi le résultat contesté de l’élection présidentielle de novembre 2010.

Selon la « communauté internationale », son rival Alassane Ouattara en était sorti en indiscutable vainqueur. Après avoir en vain demandé un recompte des voix, Gbagbo et ses partisans en contestaient le résultat. Le conflit entre les forces militaires et civiles qui lui étaient restées fidèles et les rebelles sécessionnistes du Nord soutenant Ouattara fit près de 3 000 morts. D’après plusieurs ONG, et à en croire aussi des rapports de l’ONU, chacun des deux camps se distingua par son lot d’horreurs, d’exactions et d’exécutions sommaires. Mais, à ce jour, le glaive de la CPI n’est tombé que d’un côté puisque la CPI détient également Charles Blé Goudé, l’ancien dirigeant des Jeunes patriotes pro Gbagbo, très actif aux côtés de son mentor pendant les cinq mois de guerre civile.

Au premier abord, la décision de renvoyer Laurent Gbagbo devant une chambre de première instance constitue une victoire pour Fatou Bensouda, la procureur générale de la CPI. En février dernier, les magistrats estimaient pourtant que son dossier d’accusation était bien trop léger, « largement fondé sur des rapports d’ONG et des articles de presse. » Procédure peu courante dans la relativement brève histoire de la CPI, ils lui avaient accordé un délai de quelques mois pour l’étoffer, lancer de nouvelles enquêtes, trouver des preuves accablantes et de première main contre Laurent Gbagbo. Est-ce le cas ? Deux juges en ont semblé convaincus dont l’un a changé d’avis. Le troisième, la spécialiste en criminologie belge Christine Van den Wyngaert est restée sur une « position dissidente. »
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Vendredi 13 Juin 2014
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