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Le trafic d'êtres humains, face sombre du foot

C'est la face sombre du football moderne. Chaque année en Belgique, 300 à 400 jeunes footballeurs africains se retrouvent pris au piège dans un véritable trafic d'êtres humains.
Arrivés du Cameroun, de Côte d'Ivoire ou encore du Sénégal, ils ont cru aux mensonges d'agents peu scrupuleux qui leur promettaient une grande carrière. Mais le rêve a rapidement viré au cauchemar.


Le trafic d'êtres humains, face sombre du foot
Lâchés de toute part, ces joueurs venus de loin se retrouvent sans club mais aussi sans papiers.

Au Cameroun, Stéphane avait arrêté l'école pour se consacrer à sa seule passion: le foot. L'heure enfin venue, sa mère n'a pas hésiter à hypothéquer sa maison pour lui permettre de jouer dans un club européen. Coût du voyage 5000€ exigé par un agent des plus malhonnête.

"J'ai été approché par un manager dont je ne vais pas citer le nom. Et depuis c'est le calvaire total. Cela fait deux ans que cela dure", témoigne Stéphane.

Âgés de 16 à 23 ans, ils se voyaient tous à Manchester ou encore au Real de Madrid. Ils se retrouvent aujourd'hui sans papier et sans club. Alors chaque matin, ils s'entraînent sur ce terrain défraîchi d'Anderlecht.

"Je ne suis pas un club mais je fais le maximum d'efforts pour leur donner les sessions d'entraînements dont ils ont besoin pour intégrer un club", explique Séraphin Fodjo entraineur bénévole.

Et ce dont ils ont aussi besoin c'est d'un bon équipement distribué ce matin par Aloys Nong. Un parrain de choix. Attaquant en division 1 à Mons et victime il y a 10 ans d'un marchand de rêve.

"Je suis peut-être une exception. J'ai cette chance. Quand je suis arrivé en Belgique, j'étais comme eux. Aujourd'hui, j'ai la chance de faire le métier que je voulais", dit Aloys Nong, footballeur professionnel à Mons.

Un message d'espoir et un cadeau symbolique, de quoi aider Willy à ne pas désespérer. "Je voudrais vraiment jouer en Belgique. Je ne vais pas viser très très haut, parce que pour le moment, je ne suis pas très bien entrainé. Une D3, ça me suffirait."

Chaque année et rien qu'en Belgique ils seraient 300 à 400 jeunes africains à rester sur le carreau. Un chiffre que dénonce la Fondation Samilia qui se bat quotidiennement contre le trafic des êtres humains.

"En 2001 et 2002, une sous-commission sénatoriale s'était penchée sur la problématique du trafic et de la traite des êtres humains dans le football ici en Belgique. Depuis plus personne, ne semble s'intéresser au sujet. Et pourquoi, un business fructueux au niveau criminel s'arrêterait du jour au lendemain" Jean-Yves Tistaert, expert en trafic et traite des êtres humains, fondation Samillia.

Un appel clair à l'action urgente face à une lourde réalité venue d'Afrique. Un continent, réservoir de talents mais aussi des proies faciles.

N. Khaleefeh in rtbf.be

Lundi 10 Septembre 2012
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