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La Dépêche d'Abidjan

Le mal de l’Afrique, c’est l’Afrique elle-même…

Toutes les initiatives en faveur du développement de l’Afrique sont bonnes. Toutes les résolutions en faveur de l’émergence de l’Afrique sont salutaires, toutes les mobilisations faites pour accompagner l’Afrique vers le développement durable sont nobles.
Là où il y a le gros du problème, c’est la mentalité, la rigueur, la responsabilité, le suivi et le contrôle des actions, la transparence, l’impunité, l’intégrité, l’union, la discipline, et le travail...


L’Afrique ne souffre pas de cerveaux (intelligence, compétence, expertise, ressources humaines jeunes et valides, ressources naturelles …) pour amorcer son développement. Elle ne souffre pas d’idées géniales pour être propulsée aux rangs des grandes nations. Rien qu’en regardant le nombre de savants, de chercheurs, de technocrates, d’universitaires et de professionnels logés dans toutes les grandes compagnies et pays occidentaux de ce monde.
L’Afrique a plutôt besoin de repère, de modèles, de nouveaux leaders pour impulser le changement. Elle a soif de grandeur. Il faut refonder le format de réflexion et de pensée des Africains. Il faut réinventer une nouvelle culture aux dirigeants, aux administrés puis à la population. Et cela doit se faire depuis le bas âge jusqu’aux dignitaires, hauts fonctionnaires et dirigeants de la république.

Cela commence par des choses simples. Respecter le bien d’autrui, protéger le patrimoine de l’État, ne pas uriner dans les lieux publics, tenir propre les latrines publiques, les parcs publics et les lieux d’habitation. Éviter de se servir dans les fonds de l’État, Être responsable de ses actes, apprendre à rendre sa démission lorsqu’on ne partage plus la même vision ou lorsqu’on est en faute, la tricherie, la gabegie et le gain facile. Savoir que la politique n’est pas la seule voie pour arriver à la prospérité. Et tout le monde ne peut se réaliser ou s’assumer nécessairement que par la politique. On peut servir dignement son pays à tous les postes.

L’action doit être menée sur l’homme (population). C’est à ce niveau que se situe le gap de développement entre l’Occident et l’Afrique. Refonder nos valeurs culturelles et morales, reformater nos habitudes et nos façons de faire puis, les aligner sur les perspectives stratégiques de développement de l’Afrique.

Sahourey Konan
Mercredi 21 Février 2018
La Dépêche d'Abidjan



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La Dépêche D'Abidjan | 04/05/2011 | 2182 vues
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