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Le culte d’Isis et la naissance du Christianisme

Dieu existe. L’Égypte ancienne l’a rencontré. Les Égyptiens écoutaient Ses commandements avant l’Ancien testament. Ils s’aimaient en Dieu, dans le verbe incarné, avant le Nouveau testament. Ils le connaissaient sous tous Ses noms avant qu’ils ne soient cités dans le Troisième testament : le Coran.


Le culte d’Isis et la naissance du Christianisme
Dans un papyrus égyptien, il est écrit : « Dieu est trois, il n’y a pas son second : il est Amon (l’invisible). Son visage est Ra (le soleil). Son gosier est Thot (la parole). » Il est l’Unique qui se dit diversement. Son nom monte de la verte vallée du Nil aux étoiles au firmament.

Dans son livre, « Révolutionnaires et contre-révolutionnaires, parmi les disciples de Jésus et les compagnons de Muhammad », Sarwat Anis al Assiouty, ancien professeur à la Sorbonne aux nombreux ouvrages érudits, affirme, que le christianisme constitue une révolution cosmopolite qui, dès son origine, dépasse son contexte proprement juif.

La Palestine était peuplée par des Égyptiens, Arabes, Nabatéens, Iduméens, Syro-Phéniciens, ainsi que par des Grecs, des Romains et bien sûr par des Juifs qui peuplaient la Palestine. Cette pluralité d’ethnies entraîne une pluralité de cultes, tous présents au Temple de Jérusalem. C’est dans ce milieu cosmopolite que Jésus exerça son ministère.

« En somme, les premiers adeptes de Jésus incarnent plutôt le reflet de la population cosmopolite de la Palestine, composée principalement de Nations.

Chaque apôtre parle dans son propre idiome et s’adresse à sa propre ethnie. Le Grec prêche parmi les grecs, l’Oriental parmi les Orientaux, le Juif parmi les Juifs. D’autres disciples sont des Chypriotes, des Cyrénéens, des Samaritains et des Romains. Marc l’Évangéliste est d’origine égypto-syrienne. L’évangélisation des Nations a été l’œuvre des Nations.

« Autour de Jésus se rassemblent principalement les faibles, broyés par la maladie et la faim, pêcheurs de Galilée, prolétaires et paysans, esclaves et affranchis ».


Le culte d’Isis et la naissance du Christianisme
Cheikh Anta Diop, dans son livre «Civilisation ou Barbarie», écrit « L’histoire de Wosiré (Osiris) est la première dans l’histoire de l’humanité qui parle d’un être qui a fait le bien durant sa vie, qui a souffert, qui est mort et ressuscité et qui est monté au ciel, et dont il fallait manger le corps et boire le sang » :

« O Seigneur de l’éternité, Maître de l’Amenti, gardien de la grande salle des deux Maat, tu es né, mort, ressuscité et réincarné pour guider le troupeau de Râ sur les chemins radieux de la Maât ! »

Dans la pyramide d’Ounas, on peut lire : « Bois, Ceci est le propre sang d’Osiris. Mange, ceci est sa chair ».

Les recherches historiques montrent que l’histoire de Horo (Horus), réincarnation d’Osiris, est la première dans l’histoire de l’humanité qui parle d’un enfant divin, qui est né miraculeusement sans rapport sexuel.

Cela nous permet de comprendre le cadre historique de la naissance de ce qui sera appelé plus tard Christianisme par l’empire romain.

Al Assiouty nous dit, dans le tome II de son livre « Recherches comparées sur le Christianisme primitif et l’Islam premier » (pages 49 et 50), que « c’est à la suite de l’occupation assyrienne meurtrière, qui a causé tant de malheurs, que les Égyptiens à partir de 651 A.-C. sous la 26ème dynastie fondée par son libérateur Psammétique 1er, propagent le culte humaniste et universaliste d’Isis et en font graduellement le culte dominant, tant en Égypte qu’a l’étranger, dans le but de faire régner la paix et la fraternité dans le monde. Les dominations perse, macédonienne et romaine ne font qu’accroître, au cours des siècles, les souffrances. Partout le peuple s’appauvrit, le nombre d’esclaves augmente, les femmes et les enfants sont écrasés sous le poids de l’injustice. Le culte d’Isis porte un remède à ces maux, un message aux souffrants, un avertissement aux oppresseurs ».

Ce sont donc les Égyptiens de la Basse époque (7ème siècle avant l’ère actuelle), période marquant le déclin et la fin de la civilisation pharaonique, qui répandent le culte humaniste d’Aissata (Isis) dans le but de ramener la paix, l’amour, la charité, et l’humanisme dans le monde.

Les principes du culte d’Isis de cette époque

Sarwat Anis al Assiouty nous dit dans les pages 61 et 62 que :

« Dans le domaine social, le culte d’Isis est imbu de l’idée de Maât, principe de justice, qui instaure l’égalité et libère les opprimés, principe si cher au christianisme.

Dans le domaine du rituel citons la régénération par le baptême dans le culte d’Isis, ou l’initié meurt pour son ancienne vie et renaît dans la foi nouvelle ; l’usage de l’eau, principe de régénération, sans laquelle périraient plantes, animaux et hommes, dans l’aspersion des fidèles durant les rites d’Isis ; la confession publique des péchés dans les temples isiaques ; le repas sacramentel en commun qui achève l’initiation au culte d’Isis ; Viennent ensuite les mystères de l’incarnation du dieu fait homme, mort pour la rédemption des hommes, puis sa résurrection d’entre les morts, qui assure la survie aux êtres humains ».

Ce que Sarwat Anis al Assiouty nous explique ici est clair : la plupart des rites qu’on retrouve dans le christianisme plus tard étaient des rites pratiqués dans le culte d’Isis à cette période finale de la civilisation pharaonique (Basse époque), soit plusieurs siècles avant la naissance officielle du Christianisme.
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Dimanche 2 Août 2020
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