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Le Cameroun n’a pas besoin de violence


Le Cameroun n’a pas besoin de violence
On ne peut pas avoir enseigné le droit à plusieurs générations de Camerounais et bafouer soi-même ce droit. En annonçant sa victoire (« J’ai reçu mission de tirer le penalty, je l’ai tiré et je l’ai marqué ») avant la proclamation des résultats d’abord par ELECAM (Élections Cameroun), ensuite par le Conseil constitutionnel camerounais dont les décisions sont sans appel comme en France, Maurice Kamto piétine en effet les lois de son pays et se comporte, par la même occasion, comme un hors-la-loi. Dire cela ne signifie pas qu’on est pour la réélection de Paul Barthélemy Biya qui à mon goût est resté trop longtemps au pouvoir malgré un bilan que les observateurs sérieux et objectifs trouvent très négatif. Ceux qui ont lu mon papier sur l’assassinat de Mgr Jean-Marie Benoît Bala savent combien je déteste la politique de Biya que je pourrais résumer en quelques mots: progressif appauvrissement des couches populaires, promotion outrancière des Fangs-Bétis, meurtre jamais élucidé de Camerounais parmi lesquels le savant Engelbert Mveng et Mgr Yves Plumey, gaspillage des deniers publics dans des séjours inutiles et prolongés en Suisse.
J’étais au Cameroun quand le Nordiste Ahmadou Ahidjo démissionna du pouvoir. C’était le 4 novembre 1982. Même si le premier président n’était pas un enfant de chœur (c’est avec sa bénédiction que Um Nyobè, Félix Roland Moumié, Ernest Ouandié et d’autres nationalistes camerounais furent liquidés par le colonialisme français), le pays avait fière allure, était respecté. Au moment où il passait le flambeau au Sudiste Biya, parmi les structures qui marchaient encore, il y avait la SOTUC (l’équivalent de la SOTRA en Côte d’Ivoire). Quelques années plus tard, cette société cessa de fonctionner. Aujourd’hui, pour se déplacer, les gagne-petit sont obligés d’emprunter les motos-taxis, les dangereux « Ben skin ». Pour un pays qui possédait plus d’atouts et de moyens que la Côte d’Ivoire, il faut avouer que c’est un recul. Et ce n’est pas le seul secteur où le Cameroun a énormément reculé pendant le règne de Biya. Car je pourrais parler aussi des détournements de milliards par ses proches enfermés certes à Kondengui mais à qui on n’a jamais ordonné de rembourser l’argent volé au peuple camerounais.
Tout ceci pour dire que je ne roule pas pour ce président jugé fainéant (les conseils de ministres sont rarissimes dans le Cameroun de Paul Biya) et accusé de financer des sectes criminelles comme l’Ordre du Temple Solaire. Je ne roule pas non plus pour l’opposition pour la simple raison que la monnaie africaine, le départ de l’armée française de l’Afrique, la sortie du Cameroun de la CPI et d’autres questions de fond ne figurent pas dans le projet de société des challengers de Biya. Le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) pourrait avoir remporté le scrutin du 7 octobre 2018 puisque les premiers décomptes partiels relayés sur les réseaux sociaux le mettent en tête dans plusieurs bureaux de vote de Yaoundé et Douala. Mais, quand on a été professeur de droit pendant des années et qu’on est sur le point de devenir le garant de la Loi fondamentale, peut-on se permettre de se déclarer vainqueur avant la fin des opérations prévues par la Constitution? Certains pourraient poser la question suivante : que devrait faire Kamto si ELECAM, qui est à la botte de Biya, le spoliait de sa « victoire » ? Dans ce cas, la Constitution l’autorise à déposer des réclamations auprès de la Cour suprême. J’aurais voulu que Kamto épuise toutes ces voies de recours avant de déclarer qu’il a gagné et « reçu du peuple un mandat clair qu’il entend défendre jusqu’au bout ».
Que signifie « jusqu’au bout » ici ? Que Maurice Kamto est prêt à mettre le pays à feu et à sang ? Parle-t-il ainsi parce qu’il se sait soutenu par les Francs-maçons, Georges Soros et d’autres forces tapies dans l’ombre ? Si le jusqu’au-boutisme installa Dramane Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire, celui de Jean Ping au Gabon fut un flop. Dans les deux cas, il y eut malheureusement des blessés, des morts et la destruction de biens privés et publics. Maurice Kamto veut-il la même chose dans son pays ? Souhaite-t-il une guerre civile au Cameroun et sera-t-il dans le pays pour vivre les affres de cette guerre? Des institutions comme ELECAM et le Conseil constitutionnel peuvent être imparfaites et leurs décisions, contestables mais est-ce une raison suffisante pour brûler et détruire son propre pays ? « La victoire obtenue par la violence équivaut à une défaite, car elle est momentanée. » Puisse cette parole de Gandhi inspirer aussi bien Kamto que Paul Biya !
Mais déconseiller la violence, ce n’est pas prêcher la résignation ou l’acceptation du faux. Ce que nous souhaitons, c’est que le candidat Kamto utilise d’abord toutes les voies pacifiques que lui offre la Constitution pour réclamer sa « victoire ». Si Biya se maintient au pouvoir malgré cette démarche républicaine, alors le président du MRC n’aura plus d’autre choix que d’appeler le peuple camerounais à prendre ses responsabilités.

Jean-Claude DJÉRÉKÉ
Vendredi 12 Octobre 2018
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La Dépêche D'Abidjan | 04/05/2011 | 2026 vues
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