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La Dépêche d'Abidjan

La portée historique de la candidature du président Gbagbo


La portée historique de la candidature du président Gbagbo
Dans le débat qui a cours au FPI, un débat surréaliste dans lequel certains voudraient absolument que le président Gbagbo s'exprime pour dire qu'il est candidat au poste de président du FPI, le parti qu'il a créé, beaucoup oublient que celui qui a été déporté, à cause de l'idée qu'il a de notre liberté, est un historien.

Gbagbo ne parlera pas, et il ne parlera pas parce que c'est à nous de parler pour lui. C'est à nous de réaffirmer que malgré la déportation et l'injuste détention dont il est l'objet, il reste notre leader.

Gbagbo ne parlera pas parce qu'il est historien, et parler viderait de son sens historique une telle candidature. Hier, Kwame Nkrumah n'a pas parlé, tout comme Nelson Mandela n'a pas parlé. Ils se sont contentés de résister, et ce sont ceux qui étaient dehors, plus ou moins libres de leurs mouvements, qui ont parlé pour eux, pour les rendre incontournables en faisant d'eux leurs leaders, contre vents et marées.

Quand les britaniques avaient incarcéré Kwame Nkruma et voulaient le remplacer par un autre interlocuteur qu'ils voulaient moins revendicateur, plus modéré selon eux, les partisans du leader ghanéen se sont tournés vers leur leader qui leur a demandé de se tourner vers le congrès. Et le congrès lui réaffirma son soutien total. Libéré, il remporta les élections pour devenir le premier président de la république du Ghana.

La candidature de Gbagbo a été proposée, et c'est au congrès de le plébisciter pour réaffirmer son leadership, comme cela a été le cas pour Kwame Nkrumah hier.

On est donc surpris de voir que certains se lèvent pour réclamer des choses, comme s'il s'agissait ici d'une candidature banale qui émanait du président Gbagbo lui-même. Et ils demandent que le président Gbagbo écrivent pour dire qu'il est candidat, de prouver qu'il paie ses cotisations, de démontrer qu'il fait partie des instances du FPI. Ils vont même jusqu'à réclamer qu'on rejette sa candidature parce qu'il ne remplirait pas , selon eux, les conditions pour " diriger " le parti du fait de son éloignement et de sa détention, qu'il ne pourrait pas être présent pour son investiture, qu'il ne pourrait pas défendre les choix des membres du secrétariat général, etc. Bref, ils oublient l'histoire, et le sens de l'histoire, car il y a l'histoire, et il y a le sens de l'histoire.

Ce n'est pas à Gbagbo l'historien de parler, et il ne le fera pas. C'est plutôt à nous de parler pour lui. Il parlera après le congrès, après que nous lui aurons réaffirmé notre soutien total et sans ambiguïté.

Quatre ans après la prise de pouvoir violente de Ouattara qui a été imposé au peuple de Côte d'Ivoire par la france, la réconciliation n'est toujours au rendez-vous en Côte d'Ivoire, et point n'est besoin d'être un spécialiste de la politique pour se rendre compte et admettre que la principale pierre d'achoppement de cette réconciliation est la détention injuste d'un homme qui s'est battu pour les libertés.

Le président Gbagbo est l'interlocuteur pour que la réconciliation devienne une réalité en Côte d'Ivoire et tous, le premier ministre Pascal Affi N'guessan y compris, nous devons nous rassembler autour de lui.

Alexis Gnagno
Lundi 24 Novembre 2014
La Dépêche d'Abidjan



Tribune
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1.Posté par Didigbé le 24/11/2014 13:25 | Alerter
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Vivement qu'Affi et ses affidés comprennent cette réalité historique qui devrait les guider dans la conduite de ce grand combat de libération politique et économique engagé par le Président Laurent Gbagbo. Il y va de la vie des vrais ivoiriens et de tout le peuple africain,mais aussi de la survie politique d'Affi N'Guessan lui-même.C'est une simple question de pariotisme et d'efficacité dans la lutte.

2.Posté par Akossia Pierre le 25/11/2014 01:57 | Alerter
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J’ai lu pour la CPI :

Amara Le Gros menace « c’est nous on a mis ADO au pouvoir, si tu es contre lui, tu es contre nous »

Amara Le Gros, caporal au Français approximatif des FRCI, semble s’en prendre au commissaire de la commune d’Abobo, le commissaire Diarrassouba qu’il accuse d’être contre lui et son champion Alassane Ouattara. Le message menaçant est sans ambages: « C’est nous qui avons mis Alassane Dramane Ouattara au pouvoir, si tu es contre lui, c’est que tu es contre nous. »

Mon commentaire !

Les mutins se sont révoltés contre Alassane Dramane Ouattara du fait qu’il leur avait promis à chacun 5 millions FCFA et une villa, mais en toute certitude, la CPI se porte sourde dans tous les cas.

C’est pour cela que c’est nécessaire que le président Laurent Gbagbo prenne la direction pour faire bouger le droit du peuple et la mise en ordre de lutte, la ligne du FPI.

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