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La bataille pour la souveraineté de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique en marche


L’Afrique, à l’image d’un énorme gâteau, a été découpée de l’extérieur par les Nations européennes avides d’expansions colonialistes. La Côte d’Ivoire, part reçue de la France a vu ses grands chefs réduits à un état de sujétion, ses vaillants guerriers condamnés à l’agriculture, son sol et son sous-sol fouillés pour satisfaire les intérêts cupides de ses nouveaux maîtres. L’économie de traite instaurée par la France a conduit, à la faveur d’une forêt toujours humide, d’un climat favorable et d’une main d’œuvre disponible (avec le travail forcé), au développement de riches cultures d’exportation. Ainsi cacao, café, bananes, ananas, etc., se cultivaient dès l’époque coloniale pour le compte des Français. La France a découvert, dès les premières heures de la colonisation, que sa part du gâteau contient une cerise à laquelle elle ne peut renoncer. Intervient tout de même l’indépendance le 7 août 1960. Felix Houphouët Boigny, chef du nouvel Etat, poursuit la politique agro-exportatrice et bâtit la “ fortune ‘’ du pays par le développement intense de l’économie de traite héritée des maîtres et tuteurs dont la présence se fait encore sentir dans le temps et dans l’espace. Sous des apparences généreuses et compatissantes aux intérêts du pays qu’elle a longtemps exploité, la France enferme la Côte d’Ivoire dans une situation de dépendance à travers ses instruments de coopération aussi liberticides les uns que les autres. Nous voulons citer entre autres la communauté française, le Fonds d’Aide et de Coopération (F.a.c.) qui finance les infrastructures et les cultures d’exportation comme l’huile de palme, le café, le cacao, le coton la banane vendus à bas prix aux Français ; le Fonds européen de développement (F.e.d.) qui privilégie aussi le financement des infrastructures et les cultures d’exportation et qui a contribué à l’essor des plantations de palmiers à huile en Côte d’Ivoire. Ces financements ont servi à développer la production en cultures d’exportation mais ont aussi favorisé la baisse des cours mondiaux. Ce qui rapporte plus à la France et ses amis du marché commun. Encore une générosité productrice de dividendes comme au temps de la colonie.
Avec la création de vastes plantations d’Etat et l’émulation instaurée en milieu paysan par les coopératives agricoles et la coupe nationale du progrès, la Côte d’Ivoire parvient au premier rang mondial des producteurs de cacao. Ce fut l’époque du miracle ivoirien ou du mal-développement. Les fonds français ne finançaient pas les cultures vivrières et le manque de volonté politique dans le domaine des vivriers a contraint le pays à vivre d’importations en la matière sans oublier l’acquisition des produits manufacturés, de machines agricoles et d’engrais qu’il faut obtenir à prix d’or. Toutes choses qui transforment le miracle en mirage. Mais les profiteurs sont les minorités privilégiées urbaines au pouvoir, ivoiriens et français. Le pays est de plus en plus endetté. Les exportations de bénéfices des nombreuses sociétés françaises en Côte d’Ivoire et le versement des salaires des coopérants français plus nombreux dans le pays qu’avant les indépendances ne sont pas de nature à améliorer la situation. Les intérêts français sont très nombreux en Côte d’Ivoire. Nous avons des banques et des établissements financiers (assurances), des écoles, France-Telecom, les conventions du groupe Bouygues sur l’eau et l’électricité, le groupe Bolloré avec le chemin de fer, la représentation du chocolatier Barry-Callebaut en Côte d’Ivoire, la part bénéficiaire sur la gestion du Franc Cfa, les édifices comme ceux qui abritent l’Assemblée nationale et le Palais présidentiel à Abidjan.
La sécurisation de ces intérêts français a nécessité la création d’une base militaire française chargée aussi d’assurer la protection d’un pouvoir politique acquis à la cause de la métropole. Peut-on dire que la Côte d’Ivoire est décolonisée ? Non! Elle est plutôt surcolonisée. Cet état de fait est symptomatique d’un espace engorgé voire étranglé par la présence française. Ainsi, pendant le règne du Président Felix Houphouët Boigny, la Côte d’Ivoire a été gouvernée depuis Paris ; les dirigeants n’étaient que des instruments du néocolonialisme français. Ces dirigeants, qui comme au temps colonial, aimaient recevoir les cadeaux politiques et les satisfécits du maître colonial français, agissaient de façon à contenter la France au risque d’une éjection du fauteuil présidentiel. Car comment comprendre qu’avant chaque séance du conseil des ministres, l’ordre du jour est d’abord soumis à la France pour approbation. Retenons que les chefs d’Etats fidèles sont amis de la France. C’est ainsi que dans l’ex-Zaïre, Mobutu a été soutenu pendant longtemps. En revanche, ceux qui ne garantissent plus les intérêts français sont tout simplement évincés. Bokassa en a fait les frais lui qui fut soutenu par la France malgré son ridicule couronnement a été renversé par l’armée française et remplacé par son cousin David Dacko, le protégé de la France. Le dauphin du père de la nation ivoirienne, Aime Henri Konan Bedie, qui n’a pas pu obéir aux règles de sujétion imposées par la France n’a pas survécu à son discours de fin d’année 1999 devant les diplomates occidentaux accrédités en Côte d’Ivoire. Le pays vient de tomber dans la spirale des coups d’Etat. La France qui espérait installer aux commandes des affaires de l’Etat des défenseurs de ses intérêts désenchante lorsque les élections générales d’octobre 2000 portent à la tête du pays une équipe de dirigeants nationalistes pilotée par le Président Laurent Gbagbo et qui rompt avec l’ancien ordre politique, économique et social savamment édifié par la France en accord avec les dirigeants d’hier. Craignant de perdre la poule aux œufs d’or, la France s’est crue en droit de défendre ses intérêts. Mais quels sont les moyens de cette défense ?
La Constitution de la deuxième République de Côte d’Ivoire rédigée sous la transition militaire a conduit à des élections qui ont porté Laurent Gbagbo au pouvoir. L’homme dont le programme politique de Refondation a séduit le peuple ivoirien a reçu, à travers les urnes, l’onction de ses concitoyens. Mais avant de poursuivre, essayons de définir sommairement le concept de Refondation. Selon le professeur Mamadou Coulibaly, c’est tout simplement « une méthode de gouvernance qui consiste à creuser dans les fondations de la société ivoirienne pour corriger certaines tares structurelles qui bloquent et ralentissent la réalisation du bonheur et de la prospérité tels qu’exprimés dans la Constitution. En d’autres termes, la Refondation, c’est gouverner autrement pour apporter un mieux être. Mais la Refondation bien que saluée par les Ivoiriens longtemps spoliés et assoiffés de liberté et de justice, heurte les intérêts de ceux qui ont bâti des fortunes sous l’ordre ancien et au premier chef la France. La France ne peut supporter cette liberté que se donnent les nouveaux dirigeants ivoiriens qui, sans consultation et sans prendre conseil à ses côtés, s’offrent des reformes de leur vie politique, économique et social au point de porter atteinte à ses intérêts sur leur sol. Le crime commis par la politique de la Refondation est d’avoir voulu créer un Etat moderne épris de liberté et de justice, ouvert à tous ceux qui désirent coopérer avec lui de façon égalitaire et dans le respect de sa souveraineté. Ce désir d’ouverture de sa “chasse gardée “ est perçu par la France comme une menace pour ses intérêts. C’est le lieu de rappeler que la France n’a pas d’amis, mais rien que des intérêts. De Gaulle lui-même a défendu sa politique de coopération en montrant que, en réalité, elle rapportait plus à la France qu’elle ne lui coûtait.
La France de Jacques Chirac veut absolument contrôler le commerce du cacao et du café qui sont très lucratifs, mais le Président Gbagbo à cédé ce secteur aux producteurs, remettant ainsi le pouvoir à ceux qui le lui ont donné. Quelle personnalité politique imprévisible et gênante pour les intérêts français ! Souvenons-nous que pendant la colonisation, les chefs de villages insoumis étaient tout simplement évincés et remplacés pas les hommes liges. Le même procédé est mis en exécution en Côte d’Ivoire. Sous la forme d’une rébellion armée (d’un terrorisme) et ayant l’aspect d’un iceberg dont la pointe visible s’appelle Allassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro, le pays est violemment attaqué dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002 à un moment où une campagne médiatique internationale l’accablant de xénophobie et d’être une Nation esclavagiste. Après l’échec des pourparlers de Lomé et d’Accra, c’est à Marcoussis et à Kleber en France ; c’est-à-dire dans l’espace où le colonisateur a coutume de diriger la vie politique ivoirienne, qu’on a voulu dépouiller le chef de l’Etat de ses pouvoirs régaliens en opérant des transferts importants de certains de ses attributs à un Premier ministre dit de consensus. Le Président Laurent Gbagbo accepte de payer ce prix sur l’autel de la paix de son pays. La France qui a refusé d’actionner les accords de défense signés avec la Côte d’Ivoire pour repousser les rebelles (les terroristes) et qui est opposée à la politique des nouveaux dirigeants d’Abidjan est devenue, par la force des choses, arbitre du règlement d’une crise dans laquelle l’on voit sa main.
La France n’est pas prête à lâcher la Côte d’Ivoire. Elle tient fort à cet espace riche et envié dans la sous-région parce que bien doté par la providence. Comment renoncer à un pareil Eden représentant plus de 40 % du Pib de la sous-région et disposant de ports futuristes ? Non ce n’est pas possible au moment où le sous-sol continue de révéler ses réserves de pétrole et que les firmes transnationales implantées en Côte d’Ivoire font tourner l’économie française ?
Même si la vocation de pays colonialiste et néo-colonialiste de la France en Côte d’Ivoire semble battre de l’aile, elle voudra s’accrocher car il y a trop d’intérêts en jeu pour la voir céder facilement. De Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy, la France reste inflexible. Elle exige le départ du Président Laurent Gbagbo réélu par tous les moyens. Mue par les objectifs économiques, la France applique le rapport de force et auréolée de son titre de membre permanent du Conseil de sécurité de l’Onu elle tente de délégitimer les autorités ivoiriennes actuelles en vue de spolier les richesses ivoiriennes au profit de la France néo-colonialiste. On entend les médias français dire que Gbagbo s’accroche au pouvoir. On serait tenté de rétorquer pourquoi la France s’accroche-t-elle à la Côte d’Ivoire ? Face à l’acharnement de la France et à sa soi-disant communauté internationale, le Président Laurent Gbagbo soucieux du bien-être de ses concitoyens a procédé à une réforme de vie politique, économique et sociale sous la deuxième République en vue de sortir le pays de son enlisement dans la dépendance néo-colonialiste. Toutes ces intimidations opérées n’ébranlent nullement le peuple ivoirien et son Président déterminés à arracher leur indépendance vraie. Toutes les manœuvres injustes dont le but est de permettre à la France de préserver sa place au cœur de l’économie ivoirienne et de doter à nouveau le pays de dirigeants défenseurs des intérêts français seront une aventure sans lendemain. Le sursaut national s’est mis en branle.
La bataille pour la souveraineté de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique est en marche. Pays africains de tous bords, unissons-nous pour chasser l’impérialiste à la base de nos malheurs.

Gilbert Kouamé
Professeur de collège
05 74 85 69 / 07 69 78 84
gilbertkouame@yahoo.fr

Vendredi 11 Février 2011
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La Dépêche D'Abidjan | 04/05/2011 | 2075 vues
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