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La Libération de Laurent Gbagbo, Les Élections 2015 et la CEI : Le FPI à l’Épreuve de Trois Pertinences Majeures


La Libération de Laurent Gbagbo, Les Élections 2015 et la CEI : Le FPI à l’Épreuve de Trois Pertinences Majeures
La libération de Laurent Gbagbo, au vu des statuts qui étaient les siens lors de sa déportation à la Haye, (Leader-fondateur du Front Populaire Ivoirien (FPI) et Président en Exercice de la Côte d’Ivoire, référence à la décision du Conseil Constitutionnel Ivoirien No. CI 2010 – EP 340312 Cc sg. Du 3 Décembre 2010), la pressante problématique de sa libération devient littéralement pour le FPI, son mandat, une obligation morale, un devoir de solidarité envers le « camarade » Président et une responsabilité incontournable qui s’impose au corps du système politique FPI et à l’esprit collectif des militants. Ce devoir pèsera aussi longtemps que possible sur la vie politique du parti, en même temps que l’événement lui même revêtira le FPI d’un caractère idéologique teinté d’une particularité africaine qui fait du socialisme « africain » ce que le socialisme français ou hexagonal n’est pas. Cette même problématique opposera au FPI la réelle mesure de sa vocation de l’éthique que nous aurons intérêt à associer à sa capacité à gouverner pour un idéal de vie pour chacun et à promouvoir les valeurs non-catégorisantes telles que la justice, la démocratie, la liberté, l’indépendance, la nation et la fraternité dans la dignité entre les peuples.
Si le FPI et les militants du parti à la « fleur » peuvent renier ces valeurs à Gbagbo ou se faire complice de ceux qui ont intérêt à lui denier particulièrement la justice et la liberté, ce n’est pas à l’ivoirien lambda que le parti s’évertuera à protéger en se proposant comme une alternative crédible.
Ceci dit, Gbagbo ne se résume donc pas à une simple question de libération par rapport au devoir que nous avons envers un camarade de lutte. Son parcours politique et sa vision du monde nous ramène à ce même budget de valeurs idéales que nous avons cité plus haut et qui sont par accoutumance recherchées à travers toute création de partis politiques pour leur traduction littérale en programmes de gouvernement.
Qui voudra donc tourner la « page Gbagbo » risque de tourner aussi la page des valeurs qu’il représente encore aujourd’hui. Alors la question que nous nous posons est de savoir, si ces valeurs ne sont pas auto-évidentes pour déterminer l’action politique d’un leader ou d’un parti politique, quoi d’autre le serait qui réussira à contourner le scrutin des consciences maintenues veillées ?
Les élections, c’est la seule voie qui légitime l’accès au pouvoir d’Etat à travers un processus qui optimise la recherche du consensus par la libre expression des préférences. Étant aussi donné que gagner le pouvoir d’Etat est un principe qui sous-tend l’existence objective d’un parti politique, le FPI en tant que système politique ne peut se soustraire d’une telle échéance au risque de désavouer le motif principal de sa formation. Et ce principe ne peut nullement être assujetti à la libération de Gbagbo ou quiconque, car c’est pour cet idéal (qui garantit les libertés individuelles et la justice pour tous) que le FPI travaille pour accéder au pouvoir d’Etat.
Il serait donc incongrue d’amputer le parti du plus gros de ses options stratégiques. Participer aux élections est donc conforme à la vocation du parti à la seule condition que le jeux électoral est libre de toute manigance intentionnelle ou prétentieuse qui confine certaines formations dans un rôle de faire valoir pour seulement injecter une certaine dose de crédibilité. Faut-il insister que les élections est une option concourante qui au bout du processus, facilite l’affirmation des libertés pour tous et le rétablissement des mêmes droits pour chacun y compris ceux du citoyen Laurent Gbagbo que nous cherchons aussi à obtenir à travers d’autres instruments de pression. Si on est donc cohérent, l’illusion qui embastille la vraisemblance des élections de 2015 dans la perception de bon nombre de personne, ne rend pas moins cette voie digne de notre regard. Nous devons plutôt chercher à qualifiée les méthodes en appropriant les stratégies à la réalité des choses. Ou encore en contournant les conceptions partisanes préméditées sur lesquelles il faut insinueusement anticiper pour rendre ces élections transparentes pour le FPI et équitables pour tous.

Alors si je veux donc être honnête, le problème pour le FPI n’est pas son intention de participer aux élections à venir en souscrivant à la CEI, c’est plutôt le déficit de crédibilité qu’a provoqué les récents réaménagements qui n’ont pas permis d’analyser à froid la situation actuelle. Ceci dit le processus électoral comporte des points qui nécessiteront des accords qu’il faudra lire en fonction de sa capacité à garantir la transparence et la libre expression du droit de vote. On peut donc anticiper pour instruire que la liste électorale et le besoin de son assainissement, la sécurité des votants à travers la marginalisation du sentiment de la peur, la présence de Youssouf Bakayoko le fauteur impénitent par qui le malheur est venu, sont autant de sujets pour lesquels personne ne devrait se précipiter à la porte de sortie de la CEI. Car les raisons pour le faire sont multiples si nous admettons comme établit, la prédictibilité du RDR de ne faire aucune concession significative.
Faudrait-il maintenir la participation active du FPI en l’état et aviser plutard selon la marche du processus et comment les questions de principes seront traitées ?
Bonne chance donc à la nouvelle Secrétaire Nationale pour la libération de Laurent Gbagbo et nous entendons de sa charge le niveau d’autonomie nécessaire pour converger toutes les forces démocratiques et renouveler la dynamique autour de l’objectif de libération à travers une responsabilité distributive soutenue.

Georges Beyllignont
Écrivain & Analyste Politique
Jeudi 28 Août 2014
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