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LE ROMAN D'ABASS NDIONE ADAPTÉ AU CINEMA : «Ramata» film posthume avec Katoucha comme personnage principal

Adapté au cinéma par le réalisateur congolais Léandre Alain Beker, «Ramata» a été projeté pour la première fois, ce samedi, à l'Institut français Léopold Sédar. Ce film est comme une sorte d’hommage posthume à Katoucha Niane, puisque la défunte Top-modèle incarne le personnage principal du film.


Photo :DR
Photo :DR
C'est dans le jardin de l'Institut français Léopold Sédar Senghor qu'a eu lieu la première projection du film «Ramata», samedi dernier. À l'origine roman de l'écrivain sénégalais Abass Ndione, cette oeuvre a été adaptée au cinéma par le réalisateur congolais Léandre Alain Baker. Comme dans le roman, le film d'une durée de 1h30 raconte l'histoire de Ramata Kaba, une femme d'une grande beauté naturelle. Et qui, bien que gâtée par son mari ministre, ne trouve pas le bonheur auprès de lui. Après avoir été violée par Ngor Ndong, un taximan, elle tombe follement amoureuse de ce dernier, dont elle avait pourtant tué le père.
Ce film a ceci de particulier qu’il est une sorte d’hommage posthume à la Top-modèle sénégalaise, Katoucha Niane, décédé il y a trois ans. Katoucha incarne en effet le personnage principal de ce film réalisé avant sa disparition. Par ailleurs, selon l'auteur du livre, «Ramata est le Sénégal durant les quarante premières années d’indépendance».
Félicitant le réalisateur, Abass Ndione indique : «Je suis très satisfait d'autant plus que j'étais le scénariste du film. Et c'est une oeuvre de longue haleine à l’écrit. Ce qui j'ai vu, ça traduit exactement le roman. J'ai été témoin d'un fait divers et tout le reste du roman, c’est de la fiction». Encourageant des productions du genre, M. Ndione indique qu’«il faut une collaboration entre écrivains et réalisateurs. Parce que celui qui crée l'histoire est le romancier». Et pour la promotion du cinéma africain, il est d’avis que «les autorités en charge de la culture doivent mettre de l'argent dans le cinéma. Parce que c'est un véhicule de la culture d'un pays».
Pour Ibrahima Mbaye, le comédien qui interprète le rôle de Ngor Ndong, «le roman est une chose et le cinéma, c'est cette même chose plus autre chose. C’est ma propre conviction. Nous savons tous qu’une oeuvre adaptée au cinéma ou au théâtre change de personnalité. Le film Ramata en est la parfaite illustration. Donc l'oeuvre d'Abass Ndione vu aujourd'hui en image est un lien qu'il y a entre les métiers d'art, quelles que soient leurs formes». «Et le fait que le lien soit cassé entre Ngor et Ramata, c'est ce qui donne le sens du roman», d’après lui.
Le réalisateur congolais Léandre Alain Beker décortiquant ce film explique que «c'est une adaptation libre, pas une transposition, tout en essayant de ne pas trahir le roman. Et moi, ce qui m'intéressait, c'était de garder le sens du roman. Les cinéastes africains doivent aller vers les romanciers et trouver de la matière. Même si le financement est le plus grand problème du cinéma africain, il faut que les cinéastes africains travaillent bien les scénarios pour qu'ils soient compétitifs à l'échelle mondiale».

Awa DABA (Stagiaire) in popxibaar.com
Mardi 8 Février 2011
La Dépêche d'Abidjan



Cinéma
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