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LA CÔTE D’IVOIRE EST TROP SALIE. VITE, DES COUPS DE BALAI ET DE SERPILLIÈRE !


LA CÔTE D’IVOIRE EST TROP SALIE. VITE, DES COUPS DE BALAI ET DE SERPILLIÈRE !
Depuis plusieurs semaines, plus exactement depuis que Pascal Affi N’Guessan et ses compagnons de lutte sont sortis des ergastules ouattariennes, je suis posté sur une guérite de distanciation et j’observe attentivement les événements qui se déroulent en Côte d’Ivoire, parce qu’ils ne manquent pas d’intérêt.

J’observe, dis-je, et je constate avec un certain bonheur que le FPI retrouve peu à peu sa vocation : incarner le rêve des Ivoiriens de se doter d’une nation de liberté et de progrès. Oui, le parti fondé par Laurent Gbagbo est métaphysiquement convaincu d’être toujours la vraie solution, le meilleur remède, sous toutes les formes galéniques (buvable, injectable, comprimés, gélules, suppositoires, sirop, pommade), contre les maux de la Côte d’Ivoire.

Vous avez bien lu « solution » et non « ADOsolutions », ces cautères sur une jambe de bois proposés par le « candidat de l’étranger ». Ces slogans de campagne désormais rangés au grenier des promesses impossibles.

Et j’observe également que tous les patriotes ivoiriens, tétanisés jusqu’alors par la répression sauvage organisée par le régime d’Alassane Dramane Ouattara et exécutée par les FRCI, passent aujourd’hui de la glaciation à l’éruption, grâce à la mèche de l’espoir et du courage allumée par un Pascal Affi N’Guessan qui manie habilement la grosse caisse qui mène la fanfare.

Le FPI retrouve donc sa vocation, mais son emblème révolutionnaire n’a pas changé : il n’est ni un marteau ni une faucille, il reste une rose qui ne sera jamais au bout d’un fusil.

Contrairement à ce que j’entends raconter dans la galaxie rebelle au pouvoir. Chez ces gens-là, chez ces faucons et ayatollahs du RDR, la porte s’ouvre soudain au brouillard de toutes les confusions. Ils sont agités, apeurés par un éventuel effet boomerang de leurs propres turpitudes. Ils sautent ici et là comme des cabris ayant aperçu un loup dans la bergerie, bêlant à tue-tête. Quand les plus pusillanimes d’entre eux poussent des cris d’orfraie. En réalité, ce que racontent (à grands flots typographiques) les feuilles de chou qui leur servent de caisse de résonance n’est que de la petite chronique de sous-préfecture.

Malgré tout, certains militants du RDR, gagnés par une once de lucidité, laissent entendre des sons discordants, écœurés d’avoir été futilement utilisés comme des serfs de service pour porter à bout de bras une politique de répression barbare et de rattrapage ethnique idiot.

Pour ces militants revenus de leur ADOration, comme pour 95 % d’Ivoiriens, la réalité ivoirienne est triste. L’échec d’Alassane Dramane Ouattara qui était inscrit se révèle plus cuisant qu’on aurait pu le croire. Le pauvre ci-devant commis du FMI s’est complètement fracassé sur son bilan économique, social et sécuritaire. À telle enseigne qu’il a perdu toute sa crédibilité aux yeux des ses soutiens de la « communauté internationale ».

Plus grave : en deux ans de règne, Alassane Dramane Ouattara, accumulant les fautes politiques et administratives, prenant des mesures impopulaires, et faisant enregistrer des lois antidémocratiques, a réussi le grand exploit de découper la Côte d’Ivoire en camps rivaux, la transformant ainsi en une poudrière promise à des affrontements communautaires putativement fort destructeurs. De quelque côté que je tourne et retourne la question, je ne vois pas comment il peut s’en sortir honorablement.

Au-delà de la petite personne d’Alassane Dramane Ouattara, c’est le RDR tel que je l’observe qui représente un gros furoncle sur le corps politico-social ivoirien naguère propre et lisse d’une beauté à nulle autre pareille. On connaît le sort d’un furoncle : on le casse ou il se casse seul.

Il faut rapidement désamorcer toutes les bombes que ce parti et son mentor ont posées çà et là dans le pays.

Le rôle d’artificier doit ressortir au tandem FPI-PDCI, seul capable de nettoyer une Côte d’Ivoire trop salie, d’y passer les coups de balai et de serpillière nécessaires.

Concrètement, comment tout cela va s’agencer, se mettre en musique ? L’on susurre qu’un gouvernement de transition va bientôt se mettre en place. Personnellement, j’en accepte l’augure.

Alors, le roulement de tambour doit se faire fort. La mise en place de cet orchestre gouvernemental doit être harmonieuse. La baguette du chef consensuel Pascal Affi N’Guessan devra être parfaitement maniée. Et nous attendons que tout s’exécute avec rythme, en une envolée allegro qui puisse faire vibrer le peuple ivoirien dans une grande symphonie. Jusqu’aux élections de 2015.

À partir de là devra démarrer la grande et indispensable palingénésie de la Côte d’Ivoire.

Jacques K. Mian d'Anomatuepin
Lundi 16 Septembre 2013
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