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L’esprit des lois, épris des lois… pour un Sénégal émergent à l'horizon 2035

Le paysage politique sénégalais traverse depuis quelques semaines une zone de turbulences à la suite de la diffusion d’un documentaire contrasté de la BBC, sur la gestion et la découverte de ressources pétrolières et gazières au large des côtes du Sénégal.


L’esprit des lois, épris des lois… pour un Sénégal émergent à l'horizon 2035
Cette découverte majeure ouvre des perspectives qui provoquent dans toute la société sénégalaise des réactions diverses qui vont de l’espoir dans un avenir économique prometteur pour tous à la suspicion ou au désir de revanche électorale chez des adversaires du régime en place. C’est pourquoi certains observateurs estiment qu'il existe une volonté d’ébranler le pouvoir actuel sur fond de lutte d’influence sociale et politique, en instrumentalisant des rumeurs puissamment véhiculées via les réseaux sociaux.
Le reportage de la BBC diffusé soulève bon nombre de questions qui sèment le doute et soulèvent des interrogations légitimes parmi la population. Les premières réactions s'étant concentrées sur Aliou Sall, qui a par ailleurs démissionné de ses mandats sociaux afin de se mettre à la disposition de la justice et prouver « son innocence ». Ces réactions tendent maintenant à demander un éclairage juridique pour plus de clarté. La société civile sénégalaise se pose une cohorte de questions sur la société PETRO TIM (ce qu’elle représente, quels sont ses objectifs pour le et au Sénégal).
Heureusement, ce documentaire ne suffit pas lui seul à influencer toutes les consciences et à les ériger en procureurs. C’est pourquoi, il est essentiel que des enquêtes et contre-enquêtes soient effectuées sur l’ensemble des accusations formulées, dans l’esprit de la loi, comme le veut la Constitution du Sénégal, et ce dans une plus grande sérénité.
Il serait souhaitable et même profitable que cette zone de turbulences qui vient d’affecter la société sénégalaise, puisse devenir une opportunité pour comprendre sa volonté et son désir de transparence tant de la part de la classe politique que de celle des acteurs économiques.
Face aux défis liés aux nouvelles exigences de transparence que l’on constate partout dans le monde, la société sénégalaise ne doit pas être en reste. Dans ce contexte, l’État sénégalais a engagé un programme exhaustif de réformes dans le cadre du Plan Sénégal Émergent (PSE) qui couvre la période 2019-23. Ce plan a comme objectif non seulement de créer des emplois pour une population en pleine expansion mais aussi d’obtenir de la part de l’administration une complète transparence en matière de marchés publics.
Seconde puissance économique de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), le Sénégal a la ferme volonté d’accélérer son développement en s’appuyant sur ses propres ressources : un positionnement géostratégique de premier ordre à la force géopolitique reconnue sur le plan international et un capital humain fer de lance de la communauté nationale sénégalaise.
La découverte récente de ces nouveaux gisements de ressources naturelles (pétrole et gaz) aura des bienfaits macro-économiques et sociétaux considérables. La part des hydrocarbures devrait ainsi atteindre environ 5% en moyenne dans le PIB du pays entre 2022 et 2040 selon les sources du FMI. Rien ne serait pire que le Sénégal ne succombe, à son tour, aux sirènes du mirage que peut parfois constituer la manne pétrolière. Il convient, avant tout, de veiller à ce que les récentes découvertes pétrolières off-shore bénéficient aux entreprises sénégalaises.
Par ailleurs, membre de la Communauté Économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) depuis sa création, à Abuja au Nigéria, en mai 1975, le Sénégal est une puissance sur le plan régional et continental incontournable. Très impliqué dans le processus de création de la ZLECA (Zone de Libre Échange Continentale en Afrique), le pouvoir en place est pleinement conscient de la nécessité d’établir des règles claires et transparentes de ce marché commun inclusif, visant à faire monter en puissance le pays et le continent africain sur le plan du PIB mondial, en s’appuyant sur les meilleurs pratiques.

Par Jean Claude FELIX - TCHICAYA
Chercheur au sein de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE)

Lundi 15 Juillet 2019
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