Connectez-vous S'inscrire
La Dépêche d'Abidjan

La Dépêche d'Abidjan

LA LIBERTÉ D'INFORMER








Juger ou amnistier pour se réconcilier en Côte d’Ivoire ?

À moins de 18 mois de la prochaine élection présidentielle, la Côte d’Ivoire fait encore face à deux épineux dossiers : la réconciliation et le processus de justice transitionnelle. Sur ce dernier point, la balance semble pencher vers un seul camp.


Juger ou amnistier pour se réconcilier en Côte d’Ivoire ?
Quel mécanisme en Côte d’Ivoire pour garantir une réconciliation nationale parfaite ? C’est à cette question que tentent de répondre tous les acteurs engagés dans le processus de réconciliation nationale. Depuis la fin de la crise, la CDVR (Commission électorale indépendante), les élus locaux et le gouvernement multiplient les rencontres et activités de promotion du vivre ensemble.

Difficile de conjuguer réconciliation et chasse aux sorcières

Pendant que ces actions de cohésion sociale sont menées dans les quartiers et hameaux du pays, la justice ivoirienne continue de rechercher les auteurs ou co-auteurs des crimes liés à la crise post-électorale. De nombreux Ivoiriens s’expliquent toujours mal que l’on veuille parler de réconciliation et mener concomitamment une "chasse aux sorcières" ; surtout que la recherche des bourreaux ne semble se faire que dans un seul camp.

En effet, les nombreux rapports relatifs au monitoring des droits de l’homme soulignent que jusqu’à ce jour seul le camp Gbagbo doit faire face à la justice. Or les conclusions de la CSE (Cellule spéciale d’enquête) insistent sur le fait que les criminels de guerre se comptent dans les deux camps.

La place d'un Ivoirien n'est pas une cellule de la CPI


Alors à défaut de pouvoir juger les proches d’Alassane Ouattara au même titre que les partisans de Laurent Gbagbo, certains Ivoiriens préconisent une loi d’amnistie générale. Que tout le monde retrouve sa liberté pour que "les fils et les filles du pays" puissent s’asseoir et trouver en interne une orientation nouvelle pour une véritable réconciliation.

Sébastien Dano Djédjé, ancien ministre de la Réconciliation nationale sous le président Gbagbo et membre du Front populaire ivoirien, est aussi convaincu que la place de Laurent Gbagbo et même de tout autre Ivoirien n’est pas une cellule de la CPI. "La réconciliation se construit avec tous les Ivoiriens et l’absence de personnalités du FPI [le Front populaire ivoirien, fondé par Laurent Gbagbo] n’est pas de nature à favoriser la réconciliation", dit-il.

Pour certains, justice doit être rendue


Cette libération de Laurent Gbagbo et des détenus tant souhaitée par les partisans de l’ancien Président ivoirien pourrait bien s’inscrire dans le cadre d’une loi d’amnistie générale. Mais si l’idée est soutenue par certains Ivoiriens, celle-ci ne semble pas faire l’unanimité. "Par le passé, des lois d’amnistie ont été prises dans ce pays, je veux parler principalement de l’époque du coup d’État du général Robert Guéï. L’objectif était d’aboutir à la paix mais nous n’y sommes pas arrivés", observe soutient Diaby Ousmane, secrétaire chargé des affaires juridiques au sein du Sénat des jeunes de Côte d’Ivoire, une organisation de la société civile.

Selon Diaby Ousmane, c’est de justice qu’a besoin la Côte d’Ivoire : "Il est grand temps pour les Ivoiriens de connaître la vérité et que justice soit rendue", soutient-il. Pour lui, faire justice signifie que les victimes soient entendues par les juridictions nationales ou internationales et que les auteurs de crime ne se réfugient pas sous une loi d’amnistie qui pourrait consacrer une certaine impunité.
Lire la suite
Samedi 26 Avril 2014
La Dépêche d'Abidjan



Lu pour vous
Notez

Nouveau commentaire :
Twitter

Conditions d'utilisation
Merci d'écrire dans un langage correct et d'éviter des affirmations sans preuves.




Actualité | Opinion | Contributions | Zouglou Feeling | Vidéos | People | Reportages | Tribune | Lu pour vous | Arts et Cuture | Insolite | Communiqué | Sports | Santé | Économie | Tourisme - Voyages | À ne pas manquer | VOTRE PUBLICITÉ SUR LA DÉPÊCHE D'ABIDJAN | Espace Kamite



"Le Franc des Colonies Françaises d'Afrique (FCFA) est une propriété à part entière de la France."

La Dépêche d'Abidjan | 14/07/2020 | 2778 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
La Dépêche d'Abidjan | 31/03/2019 | 3015 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
La Dépêche d'Abidjan | 26/02/2019 | 3818 vues
33333  (1 vote) | 0 Commentaire
La Dépêche d'Abidjan | 20/12/2017 | 3124 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
La Dépêche d'Abidjan | 09/11/2015 | 6359 vues
00000  (0 vote) | 0 Commentaire
La Dépêche d'Abidjan | 09/06/2015 | 5163 vues
33333  (1 vote) | 0 Commentaire