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JUNIOR GBAGBO : "La CPI m'a proposé plus de 2 milliards POUR TÉMOIGNER CONTRE GBAGBO"


JUNIOR GBAGBO : "La CPI  m'a proposé plus de 2 milliards POUR TÉMOIGNER CONTRE GBAGBO"
Chers camarades en GBAGBO, je vous dis vraiment merci pour tous vos messages de ce matin laissé sur la publication de Léo cote d'Ivoire. Retenez ceci : Je suis GBAGBO et GBAGBO est mon père. C'est la mort qui me séparera de lui. Toute ma famille est GBAGBO. Pour rien au monde nous le laisserons. Je suis Libérien et j'ai combattu aux côtés de mon président volontairement. Nous étions 45 dans ce cas. GBAGBO ne nous a rien donné, même pas un rond. Nous les 45 avions combattu gratuitement et parce qu'on l'aimait. Nous étions à la résidence lors des bombardements. Nous avons tenu jusqu'au dernière jour. Sur les 45, un seul fut tué. Nous les 44 autres sommes revenus au Libéria. Nous sommes fiers d'avoir combattu pour le president. GBAGBO est dans mon sang. Je n'ai jamais travaillé pour Ouattara et dans les heures qui suivent je vous ferai des révélations via le profil de mon frère Leo cote d'Ivoire. Après la CPI je suis rentré au LIBERIA et j'y ai retrouvé ma grand mère très malade, avant mon départ, décédée. La CPI m'a proposé plus de 2 milliards, pensant que je témoignerai pour eux, mais après mon témoignage, je suis rentré avec rien parce qu'ils ont vu que mon témoignage était en leur défaveur. Je ne pourrai jamais trahir mon GBAGBO...

Mi 2015, je reçois l'appel d'un agent de l'ONUCI me disant qu'il faut que j'aille témoigner. Je dis témoigner où ? Il ne me donna aucune réponse. Après, une dame de la CPI m'a appelé me disant de témoigner et qu'elle viendrait vers moi. J'ai donc donné ma position et elle est venue vers moi. Elle m'a dit qu'elle voudrait forcément que je témoigne car si je ne témoignais pas, la vie de ma famille et de moi même seraient en danger. Mais aussi qu'elle voudrait que je témoigne contre le président GBAGBO, chose qu'elle ne m'a pas dit ouvertement. Mais je l'ai senti. Ils ont commencé à me faire des cadeaux (Portables, argent, aides, habits et tout). Moi je m'en foutais. En ce moment, l'audition pour mon témoignage n'était pas encore fait. Mais lors des échanges, elle n'était pas satisfaite de mes réponses car la vérité que je donnais ne l'arrangeait pas. Pour me blaguer, La CPI m'a envoyé au Maroc faire un long temps là-bas. Je ne manquais de rien.

La même dame est venue me rejoindre là-bas, elle me posait des questions mais elle n'était pas satisfaite car je n'accablais pas mon père GBAGBO. Après ça, la CPI m'a envoyé au Sénégal. J'y suis resté 2 mois et c'est là-bas que mon interview fut faite. Ils m'ont tourné, tourné après m'ont re-envoyé à Casablanca. En effet, ils ne voulaient pas me faire témoigner car ils avaient peur que je blanchisse le président à La Haye. Ils m'ont promis voiture, maison, et assez assez d'argent si je témoignais contre mon président GBAGBO. Ma femme m'a dit notre président c'est LAURENT GBAGBO, ne va pas le vilipender ou le salir à cause de l'argent. Même si on n' a rien pour s'occuper des enfants, RESTONS DIGNES. Nous nous sommes rendus pour une première fois même à la Haye avec la dame de la CPI sans toute fois savoir que c'est la procureurs qui me poserait des questions. J'y ai fait même 2 semaines. C'était prévu que je passe mais ils m'ont ramené à Dakar parce qu'ils ne savaient pas si je ferais leur affaire. C'est ainsi que je me suis fâché et ils m'ont programmé pour le témoignage.

Arrivé sur les lieux , on m'octroya un avocat Noir. Ce dernier m'a dit : JUNIOR je sais que tu n'as pas dit la vérité au procureur mais n'aie pas peur d'eux , dis la vérité ici. Blanchis le président GBAGBO. Nous sommes tous Africains et il faut que la vérité soit dite.

C'est ainsi que le premier jour de témoignage, j'ai expliqué comment les choses se déroulaient. Après ce premier jour, j'ai eu les félicitations du bureau du procureur avec un peu d'argent et tout.

Les autres jours qui ont suivi, en rentrant dans les détails, j'ai dit la vérité sur le président GBAGBO. À partir de ce jour, la CPI ne s'occupait plus de moi. Ils ont bloqué mon passeport, m'ont arraché tous les portables et appareils qu'ils m'avaient donné. Ils m'ont remis 60€ pour le reste de mon séjour. Je me suis donc plaint au juge qui a exigé qu'on me redonne mon passeport. C'est par la suite que ma femme m'a envoyé de l'argent.

Je suis rentré avec 0FCFA sur moi. Tout ce qu'ils avaient promis ils ne m'ont rien donné. Mais je voulais leur dire que je m'en fous car j'ai dit la vérité sur mon président et j'ai sauvé ma dignité. J'aime GBAGBO et pour rien au monde je le laisserai. Je ne fus même pas appelé par la CPI depuis que je suis venu. Jamais je ne trahirai mon GBAGBO.

Ils m'ont arraché tous les habits de froid. Le froid m'a bien chicotté et depuis j'en souffre. Mais pour GBAGBO je garde ma dignité...
(...)


Source : Facebook Léo Cote d'Ivoire III
Jeudi 2 Février 2017
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