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Il porte le même nom qu'un criminel et passe 5 mois sous les verrous

Un homme de 39 ans, emprisonné par erreur pendant plus de cinq mois en 2001 en raison de son homonymie avec un violeur condamné, a interpellé le garde des Sceaux afin d'obtenir réparation après une nouvelle arrestation, a indiqué jeudi son avocat.


Il porte le même nom qu'un criminel et passe 5 mois sous les verrous
Ses ennuis avec la police et la justice ne s'arrêtant pas, il demande réparation. Tout commence en 2001. Mohamed Camara, né à Conakry, en Guinée, le 15 janvier 1973, est interpellé dans un train Paris-Bruxelles par la police belge. Celle-ci agit en vertu d'un mandat d'arrêt international contre...un homonyme, également né en 1973. Mohamed Camara passe trois mois à la prison Saint-Gilles de Bruxelles avant d'être extradé vers la France. "Après deux nouveaux mois de détention, la chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Paris l'a finalement libéré, contre l'avis du parquet : les victimes et la famille du condamné ne le reconnaissaient pas", a expliqué son avocat, Me Frédéric Berna.

L'autre Mohamed Camara, violeur condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la Cour d'assises de Paris en 2001, est également né en Guinée, mais à Dubréka, "une des rares différences qui a permis de prouver qu'il ne s'agissait pas du même", a observé Me Berna. Depuis, installé à Nancy, l'injustement accusé Mohamed Camara a à nouveau été interpellé la semaine dernière, encore dans un train, à Thionville, en Moselle. "Il a été placé en garde à vue, cette fois-ci ‘uniquement' 24 heures", a souligné son avocat. "Les policiers ont compris qu'ils avaient fait une erreur, mais ils lui ont dit que la situation risquait de se reproduire", a dit Me Berna, qui demande "une sorte de ‘sauf-conduit' qui lui permettrait de clarifier sa situation en cas de contrôle de police".

Mohamed Camara a également interpellé le Garde des Sceaux pour obtenir une indemnisation pour sa détention en 2001. "Aujourd'hui, la loi dit qu'on ne peut être indemnisé qu'en cas de non-lieu, de relaxe ou d'acquittement. Dans ce cas de figure, on n'a aucune décision, puisque c'est l'éxécution d'une peine. C'est ubuesque!", a dénoncé Me Berna. L'avocat a assuré qu'il ferait "un recours contentieux administratif contre l'Etat pour faute lourde" si le ministère de la Justice ne répond pas à sa demande.

Source : lci.tf1.fr
Mardi 6 Août 2013
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