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La Dépêche d'Abidjan

Guiglo Criminalité: Une femme de 80 ans violée et tuée, son corps retrouvé dans le fleuve N’zo


La population de Guiglo est encore sous le choc, avec la découverte, le 13 juin 2012, du corps sans vie d’une vieille dame, violée et tuée, flottant nu sur le fleuve N’zo, qui ceinture la ville de Guiglo.
Qu’est-ce qui peut expliquer un tel acte et qui en sont les auteurs ? Récit d’un scénario signé des mains d’odieux individus. Lundi 4 juin 2012, tôt le matin, veuve Gnonsian Madeleine, la victime, une retraitée de 80 ans, flanquée de sa fille Séhi Jeannette, se met en route pour la cité des Antilopes (Daloa) pour y toucher sa pension au trésor général. C’est que depuis la crise post-électorale, le trésor de Guiglo a fermé ses portes.

Le mardi 5 juin 2012, son retrait fait, l’octogénaire n’entend point passer une seule seconde de plus dans la cité des Antilopes, contrairement à Janette, qui y a encore des courses à faire. Cette dernière conduit alors sa génitrice à la gare pour le retour à Guiglo.

Aussi dans le véhicule de transport, la vieille dame est-elle confiée à un autre passager. Ce dernier, d’ailleurs un parent, a pour mission de veiller à ce que l’octogénaire arrive à bon port. Mais malheureusement quand le car s’immobilise à la gare, en face du lycée Moderne de Guiglo, il est 20h30’ et le parent en question, qui lui poursuit encore le voyage, a juste le temps d’aider la retraitée, qui éprouvait des difficultés à descendre de véhicule, à traverser la voie centrale.

Rassurant qu'elle pouvait rentrer seule à son domicile, on voit s’enfoncer la veuve, dite mémé Mado, dans la ville dans l’espoir de se retrouver à Nicla, son quartier. Malheureusement ce domicile, mémé Mado ne le retrouvera plus jamais. Du moins vivant. De fait, de retour à son tour plus tard, Séhi Jeannette, une fois à la maison, s’empresse de s’enquérir des nouvelles de sa mère, quand ses enfants lui répondent : « Mais, maman tu es allée à Daloa avec mémé Mado et tu nous demandes… » Alors, Jeannette tombe des nues. Le cri de détresse qu’elle pousse alerte le voisinage, qui accourt. Tous mènent des recherches afin de retrouver la mémé. La police et la gendarmerie sont saisies.

Tous les quartiers sont passés au peigne fin. Pendant une semaine, point de «mémé Mado ». Ce n’est que le mercredi 13 juin 2012 que, des jeunes gens, allant à la pêche dans le fleuve N’Zo, découvrent, aux environs de 8h, le corps de la mémé, inerte et nu, flottant sur l’eau. Le commissaire Aka, informé, se déporte sur les lieux, en compagnie de ses éléments.

Au constat d’usage, le corps de l’octogénaire présente des traces de violence. A la nuque et dans ses parties intimes. Il n’y a pas de doute, la vieille dame a été violée, assommée et jetée dans le fleuve. Ses habits sont accrochés à une branche d’arbre au bord du fleuve, quand ses documents administratifs et la somme de 50 000 F Cfa, sa pension, ont été emportés.

C’est la consternation au sein de la population, notamment la famille éplorée. Une enquête est en court afin de mettre le grappin sur le ou les criminels, auteurs de ce crime. Par ailleurs, il importe d’attirer l’attention du ministère de l’Economie et des Finances afin que le trésor public de Guiglo rouvre rapidement ses portes et permettre aux retraités, dont certains d’un âge avancé, de faire leurs opérations bancaires sur place. Sans mettre leur vie en danger, en parcourant de très longues distances, quand on sait que la région est infectée de coupeurs de route et autres grands bandits, toujours prêts à commettre des méfaits.


Chancelle GOUDALE in Soir info

(Correspondant régional)


Mercredi 27 Juin 2012
La Dépêche d'Abidjan



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