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La Dépêche d'Abidjan

France - William est grutier pour 3 143 euros par mois

Dans le bâtiment, on dit que les grutiers sont bien payés. Si William s’en sort si bien, c’est aussi parce qu’il est propriétaire et économe. Au pied de sa grue, en Seine-Saint-Denis, il nous a ouvert son porte-monnaie.


France - William est grutier pour 3 143 euros par mois
Sur le chantier d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) où il travaille en ce moment, tous les ouvriers connaissent William. "C’est normal", explique-t-il :

"Tout le monde a besoin de moi : même ceux qui ne connaissent pas mon nom, ils m’appellent, ils crient "Grutier!""

Depuis la cabine de sa grue, à 30 m de haut ("Mais c’est une petite celle-là"), William (il ne souhaite pas dévoiler son nom de famille), 49 ans, lève donc des charges et transfère du matériel d’un point A à un point B aux quatre coins du chantier, toute la journée, selon ce qu'on lui dit dans le talkie-walkie.

Un travail qu'on dit "bien payé" dans le bâtiment : 2 100 euros net dans le cas de William. Il faut dire que le grutier est le "premier arrivé, dernier parti". A 5h30, l’entreprise de BTP qui l’a embauché fin 2012 les emmène en camionnette, lui et le reste de son équipe, de Fontainebleau jusqu’au chantier situé au nord-est de Paris. Il prend place sur son siège vers 7h30 et n’en redescend qu’à midi. Rebelote l'après-midi, et ce n'est pas pour lui déplaire.

"En bas c'est dur, mais au moins, ça déconne"

Le matin, c’est un moment que William apprécie particulièrement, vu le nombre de photos de levers de soleil qu'il a dans son téléphone. Avec ses jumelles, il aperçoit même le tarmac de l’aéroport du Bourget. Oui, car entre deux manœuvres, surtout en fin de chantier, il y a parfois des temps morts. William le dit d'ailleurs lui-même : là-haut, il est "tranquille".

Au sol, certains ouvriers disent qu’il l’est un peu trop, tranquille, alors qu’eux travaillent souvent dans le froid. Le grutier concède :

"Oui, c’est vrai que c’est dur en bas, mais au moins, ça déconne. Moi, je suis seul. Parfois, c'est pesant."

Et à ceux qui lui disent qu'il est trop bien rémunéré pour ça, il répond qu’il y a de la demande dans la profession, et que "n’importe quel ouvrier de base peut le faire".

Après avoir été magasinier, coursier, artisan et chef d’une petite entreprise, William a lui-même entrepris de se faire financer une formation de grutier. Une fois diplômé, le permis adéquat (Caces) en poche, il a « trouvé du boulot tout de suite », en intérim.
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Samedi 1 Mars 2014
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