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Forum économique d’Attijariwafa Bank /Le ministre marocain des Affaires Etrangères aux opérateurs : ‘’Il faut des pressions sur les gouvernements pour que la logique régionale prévale’’

Le rideau est tombé sur la première édition du Forum Afrique Développement. Qui est une initiative du Groupe Attijariwafa Bank, tenu les 29 et 30 avril 2010 à Casablanca, une des villes historiques du Maroc, pays maghrébin à mode de vie européen. En attendant la prochaine édition prévue en 2011, il importe de tirer les leçons de ce 1er Forum qui marque le début d’une renaissance de la coopération Sud-Sud.


photo : DR
photo : DR
Le Groupe Attijariwafa Bank a posé un acte de haute portée, en donnant l’occasion, pour la première fois, à des décideurs et opérateurs économiques de se rencontrer en un même lieu, à Casablanca (Maroc), pour débattre des questions de mise en relation et de recherche de solutions en vue de la promotion des échanges commerciaux entre pays africains. Aussi des participants qui ne s’attendaient pas à une telle réussite, ont-ils jugé utile, l’engagement pris par les responsables d’Attijariwafa Bank, en premier lieu le Président Directeur général, M. Mohamed Kettani, de promouvoir la coopération Sud-Sud, à travers des assises annuelles comme celles de Casablanca. Sur près de 500 participants attendus au départ, ce sont finalement 900 décideurs et opérateurs économiques qui sont arrivés et qui ont suivi de bout en bout les débats durant les panels. Une participation qui témoigne l’intérêt porté par les décideurs et hommes d’affaires à l’égard de l’initiative du Groupe Attijariwafa Bank. Ainsi certains, dont Guy M’bengue, administrateur-Directeur général de l’APEX-CI, et le Directeur général du Port autonome de Pointe Noire (capitale économique du Congo-Brazzaville) ont exprimé leur reconnaissance aux responsables du Groupe Attijariwafa Bank, pour cette belle initiative, de mettre les décideurs en relation afin de penser le développement du contient. Les participants au Forum économique d’Attijariwafa Bank ont été convaincus que sans une réelle coopération, ils ne pourront pas sortir du cercle vicieux de la pauvreté, ni même prétendre atteindre les objectifs du millénaire. C’est pour cette raison, qu’en privilégiant la coopération régionale, ils ont été conditionnés à relever les défis qui s’imposent à eux dont la réalisation constitue un levier pour la croissance des échanges au niveau régional. Il s’agit notamment de la réduction du coût du fret, de l’assurance, de la régularité des lignes de transport, de la réduction, voire l’élimination totale des droits de douanes et taxes similaires imposés sur les échanges inter-africains ou du moins sur une partie des produits, la levée des mesures non tarifaires. A cela, il faut ajouter la reconnaissance mutuelle des qualifications et des normes et l’investissement dans le développement des ressources humaines. Le forum aura ainsi permis à tous ces opérateurs économiques de s’affirmer, en tant qu’acteurs de développement. Mais à condition que leurs différents gouvernements acceptent de lever les barrières qui font jusque-là obstacle à l’investissement.

Le Maroc prêt à aider les Etats de l’UEMOA et de la CEMAC
Le royaume du Maroc rêve d’une renaissance de la coopération économique sud-sud avec les pays de l’UEMOA (Union économique et monétaire Ouest africaine) et de la CEMAC (Communauté économique monétaire d’Afrique centrale). Le ministre marocain des Affaires étrangères, M. Taïb Fassi Fihri en a parlé, lors de la clôture des travaux. Selon lui, sa Majesté Mohamed VI croit en cette coopération Sud-Sud. «Le Maroc croit en sa capacité de renouer avec l’Afrique subsaharienne», a déclaré le ministre. Ajoutant que sa Majesté souhaite faire revivre l’histoire culturelle du Royaume du Maroc entre les pays africains frères. Car, ‘’plus on s’intègre, plus on fait face à des perturbations dont un des cas patents est la crise financière internationale’’. Pour parvenir à une coopération économique Sud-sud, le ministre marocain des Affaires étrangères invite à un éveil de conscience à tous les niveaux. «Il faut que les patronats et les hommes d’affaires fassent pression sur les gouvernements, pour que la logique régionale prévale sur la logique nationale», conseille-t-il. Pour cette autorité du Roi Mohamed VI, ‘’le Royaume du Maroc souhaite partager ses expériences de réussite avec les pays de l’UEMOA et de la CEMAC’’. Toutefois, ‘’nous devons protéger le continent contre le trafic d’armes et de drogue’’, encourage-t-il. Pour que le Maroc atteigne le niveau actuel de développement, le pays a signé 400 accords et conventions. Toutes choses qui ont concouru à l’amélioration des cadres juridiques, permettant ainsi à un essor de l’économie nationale. C’est cette expérience que les autorités marocaines entendent partager avec les pays de l’UEMOA et de la CEMAC, dans le cadre d’une coopération gagnant-gagnant. En somme, la croissance des échanges intra-africains dépend des différents Etats qui devront prendre les mesures qui s’imposent.

Propos de….
Kouyaté Aboubacar, ivoirien, dirigeant d’entreprise au Maroc:

‘’Ce forum est une initiative à encourager’’
«Je pense que c’est une initiative qui est à encourager. C’est un forum important. Parce qu’il nous a permis d’identifier des partenaires, de faire vraiment de la coopération Sud-sud, un moteur dans le développement de notre continent. Grâce à ce forum, nous avons pu rencontrer des opérateurs économiques ici et identifier des partenaires économiques qui peuvent nous accompagner dans le montage de nos projets. C’est véritablement une initiative très intéressante. En tant que responsable de L2KA Holding, nous faisons tout ce qui est mise en relation des entreprises marocaines avec les entreprises subsahariennes. Nous travaillons beaucoup avec la Côte d’Ivoire.
Et là, je remercie le groupe Attijariwafa Bank d’avoir organisé ce forum. C’est également ce groupe qui nous accompagne tant au niveau financement et des montages de projet, que de l’identification des partenaires. Cependant, nous rencontrons des problèmes au niveau du transport. J’encourage le gouvernement ivoirien à multiplier les contacts avec les partenaires marocains afin de nous faciliter la tâche pour tout ce qui est du partenariat Sud-sud, la mise en œuvre de programmes de développement. Le potentiel du marché des fruits est important au Maroc. Aujourd’hui, le Maroc est une population de près de 25 millions d’habitants. Il y a plus de 22 hypermarchés au Maroc. C’est un potentiel qui est très intéressant au niveau de la grande distribution. Nous avons pu identifier une population cible qui peut consommer nos produits. Nous travaillons sur un projet d’exportation des fruits ivoiriens au Maroc. Nous avons identifié des partenaires marocains qui sont très intéressés par notre projet. Grâce au forum, nous avons aussi identifié d’autres partenaires au niveau de la grande distribution, qui font du carton. Dans le cadre de notre partenariat, ceux-ci vont vendre nos produits dans les rayons des supermarchés. Ils nous donneront aussi des cartons pour des produits ivoiriens. Aussi le président de l’OCAB m’a-t-il chargé de le représenter à ce forum. Il m’a demandé de remettre un livre blanc aux participants de cette rencontre ».

Guy M’bengue, administrateur-Directeur général de l’APEX-CI :
‘’Il faut qu’il y ait des résultats‘’

«Je pense que c’est une bonne initiative d’Attijariwafa Bank. On a eu l’occasion de soulever des problèmes pertinents, nécessaires pour l’augmentation des échanges et pour l’augmentation des investissements. Je crois que c’est un dialogue franc, clair pour une visibilité de ce que chacun doit faire, de manière à mettre en place une infrastructure pour les investissements et les exploitations. Je tire mon chapeau à Attijariwafa Bank. Il y a eu les problèmes relatifs aux obstacles au commerce, problème de facilitation au niveau des investissements, le problème de financement des infrastructures, puis de financement des PMI/PME. Il y a eu ensuite une clarification du rôle des bailleurs de fonds. Compte tenu de cette grande mobilisation de cette grande banque, nous croyons savoir que les responsables d’Attijariwafa Bank visent sur la pérennisation de cet événement. Or, pour pérenniser, il faut qu’il y ait des résultats. Donc la pérennisation dépendra des résultats de la mise en œuvre de ce qui a été défini. C’est dommage qu’ils (les décideurs et opérateurs économiques d’Abidjan) ne soient pas là. Mais, je pense que nous sommes-là pour les représenter. Nous pourrions dans le cadre d’un séminaire de restitution, les informer de toutes les recommandations ».

Avec le partenariat de L'Intelligent d'Abidjan / par Honoré Kouassi, Envoyé spécial

Samedi 8 Mai 2010
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