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Football Après sa réélection à la tète de la Caf: Que peut encore apporter Hayatou au football africain ?

Cela ne faisait l'ombre d'aucun doute. Tout le monde savait depuis longtemps que le président sortant de la Confédération africaine de football (Caf), Issa Hayatou rempilerait pour un septième mandat. Le 10 mars 2013, à Marrakech, au Maroc, cela a été rendu officiel, au terme d'un ''semblant'' d'élection.


Football Après sa réélection à la tète de la Caf: Que peut encore apporter Hayatou au football africain ?
Ainsi donc le ''Prince de Garoua'' va rempiler pour un autre mandat de quatre ans. Et il jure la main sur le cœur que c'est le dernier. Il aura alors 70 ans. «La seule limitation est 70 ans, et j’ai 66 ans, je peux donc me présenter. Et cette fois, ce sera mon dernier mandat. », a-t-il dit pour justifier sa décision de quitter la scène en 2017.

Soit, mais qu'est-ce que Issa Hayatou peut apporter au football africain en quatre ans, alors qu'il a eu 25 pour le faire? Comme toujours, ses partisans brandiront le nombre de représentants africains au Mondial qui est passé de deux à cinq (tout en oubliant que ne nombre de participants est passé de 24 à 32), la coupe d'Afrique des clubs champions qui est devenue ligue des champions dont les phases de poules sont retransmises sur les chaînes de télévisions étrangères. Ils évoqueront aussi le Championnat d'Afrique des nations (une nouvelle trouvaille), la Coupe d'Afrique des nations féminin et la Coupe de la Confédération. «On a crédibilisé la Can, augmenté les ressources. Avant, personne ne voulait jouer des matches amicaux contre des équipes africaines, et aujourd’hui, elles sont sollicitées partout à travers le monde. Le foot africain est en train de monter. On va continuer l’action pour qu’une équipe africaine puisse un jour gagner la Coupe du monde.», dit Hayatou pour défendre son bilan. Mais ce que le président de la Caf ne dit pas, c'est que les pays investissent souvent beaucoup d'argent lors de la préparation de leur sélection, pour, à la fin, se voir remettre 1,5 million de dollar (environ 750 millions de f Cfa) en cas de victoire finale.

Alors, où va l'argent des sponsors, des droits de retransmission de la Ca ? Le Camerounais s'est fixé des objectifs pour les quatre années à venir «Le premier défi est la promotion du football. Le deuxième, combattre les mauvaises mentalités. Il suffit d’un rien, par exemple le comportement d’un arbitre, pour qu’on dise que la Caf n’aime pas telle ou telle équipe. Nous sommes la cible. On n’entend jamais ce genre de propos en Europe contre Platini ou Blatter », argue Issa Hayatou.

Effectivement, si la Caf est la cible des critiques, c'est parce que souvent ça pu l'odeur de la corruption ou du moins de la légèreté. Car à écouter Roger Milla qui se confiait à lemonde.fr le 8 mars 2013, il y a du deux poids deux mesures à certains niveaux «On ne peut pas organiser une CAN et ne pas avoir un regard sur les fédérations, ce n'est pas logique. Certaines falsifient les licences, d'autres naturalisent un footballeur et le font jouer au bout de deux mois alors qu'il doit vivre cinq ans dans son nouveau pays avant d'être sélectionnable. C'est ce qui s'est passé avec la Guinée-Equatoriale, lors de la CAN 2010... Ce n'est pas normal ! Le Brésilien Santos a attendu cinq ans avant de pouvoir jouer avec la Tunisie. On a voulu le faire jouer avant, mais on a dit non. On doit le faire aussi pour les autres: nul n'est au-dessus des lois, et quand cette loi est écrite, il faut respecter son écriture », avance-t-il.

A la vérité, Issa Hayatou et sa ''cour'' ne peuvent plus rien apporter au football africain. Enfin, tant que le système de copinage ne changera pas. Il n'y a qu'à voir les dernières Can pour se rendre compte que l'imagination n'est plus de mise. Des rencontres qui se déroulent devant des gradins vides lorsque le pays hôte ne joue pas.

La Caf n'a semble-t-il pas encore trouvé le mécanisme pour créer une vraie adhésion populaire autour de ses compétitions. Plus encline à brasser le maximum de sous, la Caf ressemble de plus en plus à un royaume où les courtisans du roi, ont des privilèges. Si le football africain veut atteindre le niveau de développement qu'est celui de l'Europe, il doit rompre avec ses vieilles habitudes.



Guillaume AHOUTOU in Soir info
Mercredi 13 Mars 2013
La Dépêche d'Abidjan



Sports
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