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FPI - À TOUS LES POTENTIELS CANDIDATS À LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE : METTEZ LES CARTES SUR LA TABLE !




En France, Alain Juppé, est candidat à la la candidature à l'élection présidentielle de 2017. Il se présentera donc aux primaires de l'UMP si elles ont lieu. Avant lui , et pour l'élection présidentielle de 2012 qu'il remportera face à Nicolas Sarkozy, François Hollande, alors qu'il n'était plus dans l'appareil dirigeant du Parti Socialiste français avait clairement indiqué qu'il entendait briguer la présidence de la république et était pour cela prêt à se soumettre aux primaires organisées par son parti pour désigner son candidat. Partout, y compris en Afrique, ceux qui veulent briguer la présidence de la république disent clairement leur intention parce que, plus que le fait de porter les couleurs d'un parti, il s'agit d'abord d'assumer un destin personnel qui conduit un homme à demander au peuple qu'il veut servir de lui faire confiance pour le conduire selon une vision qu'il a partagée avec lui tout au long de sa carrière politique. Ainsi, Gbagbo, Bédié et Ouattara étaient candidats avant la tenue d'un congrès de leurs partis. Même Koulibaly Mamadou est déjà présenté comme un candidat à l'élection présidentielle de 2015.

Aujourd'hui, il y a un débat au FPI, le parti du président Gbagbo, sur l'opportunité d'une participation à l'élection présidentielle que compte organiser le régime Ouattara alors qu'il n'y a pas un seul membre de ce parti qui ait déclaré sa propre candidature, et qui serait donc candidat.

L'élection présidentielle étant une rencontre entre un homme et le peuple, ce n'est pas au FPI de décider si un de ses membres doit être candidat ou pas. La candidature d'un de ses membres devrait d'abord s'imposer naturellement, mais comme ce n'est pas actuellement le cas, cette ambition devrait au moins être clairement déclarée par ceux qui voudraient éventuellement solliciter les suffrages du peuple de Côte d'Ivoire.

Répondant à une question sur l'éventualité de sa candidature à l'élection présidentielle de 2015, le président du FPI avait répondu ceci : " Ce n'est pas moi qui décide, c'est le congrès, parce que si je décide et que le congrès ne me suit pas. ". Cette réponse soulève évidemment quelques questions dont celles qui suivent :

Doit-on être candidat avant le congrès ou après le congrès puisque les résolutions marqueront la fin du congrès ?

Autrement dit, peut- on dissimuler ses ambitions pour ne les dévoiler que lorsque le congrès se sera prononcé ?

Nous pensons que si un homme juge que son heure est venue de demander au peuple de Côte d'Ivoire de lui confier son destin, c'est à lui de décider et de dire s'il est candidat ou pas. Le FPI lui, a le choix de le soutenir ou pas. Parce que la question d'une candidature à l'élection présidentielle est éminemment une question de responsabilité personnelle, et elle prend un sens particulier dans la situation actuelle où le leader historique est embastillé, et donc où une candidature ne s'impose pas naturellement.

N'est-ce pas biaiser le débat que demander aux militants du FPI s'ils souhaitent une candidature issue de leurs rangs, pour motiver ensuite un choix personnel qui se veut nécessairement la conséquence d'un dialogue qu'on a eu avec le peuple tout au long d'une carrière politique ? Ce n'est pas le FPI en tant que tel qui se présente à l'élection présidentielle. Les élections qui le concernent principalement sont les législatives, les municipales et les régionales.

Il faudrait donc éviter le raisonnement opportuniste qui consisterait à dire : si le FPI est pour une candidature à l'élection présidentielle, alors je suis candidat à l'élection présidentielle. Ou, comme le FPI n'est pas pour une telle candidature, je ne suis pas candidat. C'est le candidat qui doit mobiliser le parti sur sa candidature, et non le parti qui doit mobiliser le militant, fut-il son président , pour qu'il soit candidat.

La position du FPI, à qui on ne cesse de demander de participer aux prochaines élections, ne devrait donc pas servir de prétexte pour une ambition qui est d'abord personnelle, et qu'on n'ose pas exprimer clairement. Une position qu'on essaie d'ailleurs d'influencer en jouant sur la peur du vide ou du néant.

Le président du FPI avait déclaré : « Je souhaite que le FPI participe aux prochaines élections ». Puis, il a indiqué à Dimbokoro le 12 octobre 2014, les conséquences d'une non-participation aux élections ( à quelle élection?) : « «Si jamais nous ne partons pas aux élections, le parti n’aura pas sa raison d’être, et chacun ira de son côté. Ceux qui doivent aller au champ s’en iront, ceux qui veulent s’adonner à d’autres choses, s’y adonneront. Parce qu’en réalité, on crée un parti pour prendre le pouvoir d’Etat»

De quelle élection parle précisément le président du FPI ? Personne ne le sait puisqu'il ne le dit pas, mais on peut penser à l'élection présidentielle.

Alors, peut-on raisonnablement envisager la disparition du Fpi comme la possible conséquence d'une non participation à l'élection présidentielle ? Car c'est de cette élection qu'il est en réalité question dans l'immédiat, même si le président Affi Nguessan a volontairement choisi d'entretenir le suspense, en parlant d'aller " aux élections ". Cependant, il apparaît aussi que le président Affi ne pense pas qu'à l'élection présidentielle, et je vous propose de consacrer mon prochain point de vue sur cet autre aspect de sa démarche politique et le rapport que cela pourrait avoir avec les remous actuels au FPI

Ceux qui sont pour une participation à l'élection présidentielle et qui voudraient être candidats devraient le dire avant le congrès et après, convaincre pendant le congrès de la pertinence de leur position, c'est-à-dire convaincre de ce que les conditions sont réunies pour aller à cette élection. Car la question fondamentale n'est pas de savoir si on doit aller à des élections ou pas, mais plutôt si les conditions sont réunies pour aller à des élections. C'est d'abord à cette question que les éventuels candidats devront répondre avant tout . Ils devront également expliquer leurs stratégies pour emporter l'adhésion à leur démarche.

Mais nous voudrions insister sur le point qui nous semble essentiel : Que les ambitions présidentielles s'expriment clairement, ici et maintenant, pour que ce parti en tire toutes les conséquences lors de son congrès.

À TOUS LES POTENTIELS CANDIDATS À LA PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE DONC, METTEZ LES CARTES SUR LA TABLE !

Alexis Gnagno
Mercredi 29 Octobre 2014
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