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FOCUS : Le « HKB », en chiffres, en lettres et en …majesté !


FOCUS : Le « HKB », en chiffres, en lettres et en …majesté !


Si la cérémonie du premier coup de pioche relative à l’ouverture officielle et effective des travaux du pont Riviéra / Marcory, (qui a enregistré le 7 septembre 2011 la présence de deux grosses personnalités politiques nationales, à savoir le Président de la république M. Alassane Ouattara et son grand frère bien aimé, l’inénarrable Henry Konan Bédié, qui a bien voulu prêter symboliquement son nom à ce joyau du génie civil et qui aura la lourde mission de perpétuer à travers les âges, son immense œuvre tant au plan politique que professionnel), la date anniversaire du 07 septembre 2012, n’a pas réduit de facto d’un an, le délai d’exécution initial de 27 mois que mentionne fièrement le panneau de chantier ! Cependant si vous nous faites l’honneur et l’amitié de nous suivre attentivement à travers cette visite de chantier qui couvre une superficie de près 6 kilomètres 600, nous serons enclin à vous confier avec forces détails, les raisons pour lesquelles l’opération évidente de soustraction qui devait s’appliquer 12 mois après, n’est plus possible en l’état actuel des choses, malgré les travaux de la 1ère phase qui se résument en : des travaux de terrassement, de levé topographique, d’installation d’entreprise, de dragage, de construction de petits ouvrages d’art (hors lagune), de déblai et de remblai après que le Bnetd eût assuré avec brio en 1998, l’opération d’indemnisation des mouvements des populations rendue incompressible pour raison de pont !

Lorsque ceux des Ivoiriens qui habitent dans l’entourage ou qui exploitent assez souvent la rue qui passe devant la célèbre résidence de l’ex-première Dame de la république de Côte d’Ivoire, examinent à l’aide de leurs yeux les différents types de travaux qui s’y déroulent, pour les néophytes le plus souvent, ils se perdent en conjectures. A y voir de près, les raisons d’être foudroyée furtivement par une brassée de questions aux prurits complexes, ne manquent pas jugez-en vous même : au total, cet espace au relief autrefois rebelle et progressivement dompté par les machinistes chargés de la pacification et de la recomposition du site, donnent à voir malgré les 12 % de travaux réalisés à ce jour et dont la vitesse de croisière est programmée pour janvier ou février 2013, un enchevêtrement de plusieurs sous-projets qui sont : 1 échangeur côté Sud de la lagune, la réalisation d’une voie rapide urbaine longue de 6.600 m de chaussées en 2 fois deux voies en remblai/déblai pour la partie Nord, d’un canal parallèle à la chaussée, dans le silencieux talweg auquel s’adosse la partie Est de la clôture de la nouvelle université ; un petit ouvrage d’art (« loandroit ») qui va dans le sens de la petite mosquée de la Riviéra Golf, d’un ouvrage à double portique en béton armé, d’un pont dalle en béton armé disposant de deux travées, lequel sera réalisé juste en face de l’ex première dame, et enfin la coquette silhouette d’une passerelle pour piétons. Toute cette harmonieuse armada se laisse découvrir dans la partie Nord du chantier où il se déroule en ce moment même, les travaux les plus significatifs! Le «nouvel obstacle» tout de blanc vêtu et serti de sable de la même couleur qui offre « son large dos » à tous ceux qui aimeraient apprécier sa douceur fine, se trouve être une digue de 400 mètres qui va offrir à terme, un lacis régulier dont le nombre oscille entre 21 et 30 voies faisant office d’aire de péage. Le simple passage aller qui pourrait coûter autour de 700 francs aux usagers du pont qui fera 1500 m longueur, sera composé d’une bagatelle impressionnante de 30 travées de 50 mètres chacune avec des pieux dont les profondeurs vont varier « glacialement » entre 18 et 77 m. Pour la partie Sud qui a pour terre d’accueil et terre de travaux la vieille cité de « Marcory au Gasoil frelaté», il y aura deux voies d’accès et une chaussée de 2 fois 3 voies latérales qui vont permettre aux automobilistes de se jucher sur l’échangeur riche de près de 25 milliards, « empruntés » cette fois, dans le généreux trésor public ivoirien ! Pour la musicalité technique et technologique de tout cet ensemble éminemment convergent, pas moins de quatre entreprises de travaux divers dont deux de contrôle, s’adonnent à leurs missions dans une ambiance qui a fait la preuve de son incapacité à produire des effets pyrotechniques ! Il s’agit pour le contrôle, du bureau VERITAS délégué par les bailleurs de fonds dont la filiale du nom de SOCOPRIM du groupe Bouygues sous-traite les travaux avec l’entreprise S.A. CPRM. Remarquons au passage que pour la réalisation de ce chantier, le bureau VERITAS est réputé contrôleur indépendant de travaux ! Contrairement au Bnetd qui effectue presque, un contrôle « régalien » au profit de l’Etat de Côte d’Ivoire. D’ailleurs à ce propos, il n’est pas dit, que toutes les observations qui sont maculées de Bic fluo, par la perspicacité du représentant du Bnetd, qui était déjà en 1998 chef de mission des tous premiers travaux de conception relatifs à ce pont déjà mythique, entraînent un séisme de magnitude 7, sur l’échelle de Richter ! Toutefois dans le cadre de la rubrique approbation des plans, le Bnetd qui a eu, de 1998 à 1999, à élaborer l’A.P.S. (Avant-Projet Sommaire), a son mot à dire grâce au charisme de son ingénieur génie civil dont la carrière se confond avec la vie intime de cet ouvrage d’art ! Pour ce qui est des A.P.D. (Avant Projet Détaillé), les travaux ont été entièrement exécutés par l’entreprise concessionnaire SOCOPRIM entre 1999 et 2000. Chose importante à noter, cet A.P.D. avait été approuvé à cette époque par l’incontournable bureau national d’études techniques (Bnetd) ! Pour ceux qui aiment les précisions chiffrées, notons qu’à ce jour il ne reste plus qu’une maigre poignée de plans à signer représentant 20 % du total. Selon les spécialistes de la validation, les 20 % de plans « en souffrance », n’ont pas le coefficient nécessaire pour remettre en ballotage, l’intégralité du pourcentage contrôlé conforme. Si besoin était, tous ces B.P.E. (Bon Pour Exécution) qui sont concomitamment certifiés par le Bnetd et le bureau VERITAS, témoignent de l’hégémonie transfrontalière du bureau d’études (bnetd) le plus capé au sud du Sahara, dont le professionnalisme est reconnu et magnifié dans le gotha des bureaux de même nature à l’échelle internationale ! Malgré la contribution « inattendue » à hauteur de 50 milliards destinés au démarrage anticipé des travaux dès l’ouverture officielle du chantier en septembre 2011, cette injection de fonds publics avait pour objectif de suppléer au bouclage financier qui est intervenu seulement, ce 28 juin 2012, et qui détient le mot de passe qui permet d’actionner le bouton du compte à rebours en matière de respect de délai. Si l’Etat qui tient au bien-être des automobilistes ivoiriens n’avait pas consenti cet effort qui était presque au-dessus de ses forces à cette époque là, les choses auraient eu pour conséquence de trainer en longueur.

En d’autres termes, les décaissements effectifs par tranches de milliards ayant pour cumul selon les propos du ministre des infrastructures économiques la bagatelle de 124,6 (voir le Patriote du 29 Juin 2012) milliards de francs CFA, allaient débuter seulement à compter de ce mois d’octobre (2012). La phase de déblai et de remblai à laquelle les abidjanais assistent avec le lourd ballet de vrombissements des bulldozers, des chargeurs, des graders, des pelleteuses et bientôt d’une nouvelle génération de grues, indique 12 % au compteur des travaux réalisés. Ceux des riverains notamment qui s’imaginent que l’ampleur des travaux à venir couplée à la hantise du respect des délais, va immanquablement occasionner la fermeture ne serait-ce que d’une portion de la voie au niveau de la Riviéra Golf, doivent savoir que dans la partie Nord-Ouest du chantier de Cocody, une voie de rétablissement dénommée V1, sera construite sous la nature d’une voie rapide urbaine et livrée gracieusement à la circulation. Ainsi les effets induits par la fermeture subséquente qui va forcément survenir à un moment ou un autre de l’évolution des travaux, trouveront une solution adaptée grâce à l’ouverture opportune de cette voie. Toutefois, l’ouverture récente du chantier de la construction de l’échangeur au niveau du carrefour de la Riviera II, pourrait influer sur l’achèvement des travaux dans la partie située non loin de la petite mosquée de la Riviera. Pour ceux qui ne le sauraient pas, la majesté du pont H.K.B. réside dans le fait qu’il aura des pieux circulaires arborant une profondeur de près de 77 m, qu’il est un pont en caisson et en précontraint ce qui nécessite une technique très élaborée. Certains travaux comme il nous l’a été signalé, exigent de l’environnement dont on vient troubler l’harmonie naturel, qu’il offre une certaine température jugée idéale. Naturellement pour obtenir cette température qui se situe aux alentours des premières marches du thermomètre, nul doute que des équipes de nuit seront constituées pour dérouler ce pont de 1.500 mètres de long ! Vu que la technique et les moyens qui seront mis en œuvre pour la réalisation de ce pont exceptionnel ne courent pas les rues restées prostrées sous nos tropiques, la construction d’un ouvrage d’art de cette envergure, est en soit un évènement aussi bien pour les curieux, que pour toutes les générations d’ingénieurs T.P. ! Pour ce faire, tous les spécialistes dignes de ce nom et qui ont un profond respect pour leur prestigieuse corporation, se démènent comme de beaux diables afin d’être du nombre très intime des privilégiés témoins/oculaires qui pourraient à bon droit, se gargariser d’être les bâtisseurs historiques et héroïques de cette curiosité technologique dans quelques années ! Subjugués par les attraits de ce pont qui sont révolutionnaires par rapport à ceux des deux autres qui l’ont précédé dans l’histoire nationale routière, certains spécialistes en extase devant les prouesses technologiques qui seront mises en œuvre, vont jusqu’à évaluer la chance de vivre pareille expérience, une fois tous les cent ans ! Pour ne pas en dire d’avantage, être présent sur ce pont, représente pour les ingénieurs, ce que la coupe du monde du football représente dans la carrière d’un footballeur de haut niveau ! De toutes les façons, il est de plus en plus illusoire de vouloir s’inscrire dans l’intime postérité de son pays, en ayant pour seul argument, sa citoyenneté ; chose commune et en partage entre plus de 20 millions d’hommes et de femmes attachés à la nationalité Ivoirienne !

En attendant de se rendre désormais en un temps record pour les habitants de Cocody notamment ceux de la Riviera Golf, à Marcory en moins de 5 minutes et à Port-Bouet en moins de 10, le H.K.B. va se livrer très précisément aux alentours de la date indicative de janvier 2015 ! La bonne nouvelle qui pourrait asseoir définitivement le caractère populaire et le succès routier de cet ouvrage d’art, objet de fierté nationale pour les Ivoiriens, et à l’évocation de laquelle nous jubilons au nom de tous, il se pourrait, car l’information est gérée dans le conditionnel, que l’Etat décrète contre « toute attente », la gratuité du pont malgré le régime du B.O.T. (construction, exploitation et transfert) auquel il est formellement assujetti ! Si tel était le cas, ce serait assurément le meilleur cadeau de fin d’année 2014 ! D’ici là, que chacun vaque à ses occupations habituelles, l’œil rivé sur cette délicieuse éventualité ! On allait oublier ! Le H.K.B. après son inauguration qu’on imagine féérique à cause des bénéfices politiques et économiques, va incarner pendant 100 ans, à condition qu’il soit bien entretenu au cours de la concession de 30 années accordées à SOCOPRIM, et les années d’après, lorsque celui-ci va retomber dans le patrimoine public ! En d’autres termes, la longévité du HKB dépendra en partie de notre ambition à en faire « un patriarche dominant dans la famille des infrastructures routières » à forte rentabilité économiques et sociales ! Et si dans sa phase de construction actuelle, eu égard à son intérêt technique et technologique ; aussi bien pour les étudiants que pour un certain nombre de professionnels africains, le H.K.B. devenait un sanctuaire sur lequel des pèlerins viendraient des quatre coins du continent, pour s’imprégner de cette expérience unique !? D’ici là pour ce qu’il représente, il faut que nous transformions ce chantier dont le degré de convoitise a atteint des pics record, en une salle à ciel ouvert de TP, avec pour ambition d’être celle dont les caractéristiques n’ont jamais été égalées dans l’histoire de la formation académique de haut niveau à travers le monde !

Par Koné Kobali in L'Éléphant Déchaîné
Mercredi 31 Octobre 2012
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