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FCFA : LE COPOJA RÉPOND AU GOUVERNEUR DE LA BCEAO, M. TIÉMOKO MEYLIET KONÉ


Lettre du COPOJA (collectif pour la promotion et l’orientation de la jeunesse africaine) au GOUVERNEUR DE LA BCEAO, M. TIEMOKO MEYLIET KONE sur sa sortie au sujet du FCFA


Douala, Cotonou, le 07/12/2016


M. Tiémoko Meyliet Koné, Gouverneur de la BCEAO, dans une interview accordée à Jeune Afrique, vous vous êtes positionné en faveur du Franc CFA, cette épée de Damoclès qui justifie la misère galopante actuelle dans les pays de l’UEMOA, CEDEAO et de la CEMAC. Ce positionnement ne nous surprend guère. Car, comme on dit en Afrique, il ne faut pas scier le tronc de l’arbre sur lequel on est assis. C’est donc logique que vous défendiez votre gagne pain. Mais quel honneur y a-t-il à défendre l’indéfendable, à trahir tout un peuple pour ses propres intérêts ?
Afin que vous puissiez mieux percevoir à quel point votre position est une trahison à l’endroit de l’Afrique, nous allons répondre à quelques unes de vos prises de position.
Vous opposez aux détracteurs de cette laisse coloniale la méconnaissance des textes de la BCEAO, ainsi que le rôle de la France qui la tient et de son trésor dans le système monétaire en vigueur dans notre espace communautaire, qui tisse ladite laisse. Cela est l’argument avec lequel vous voilez votre méconnaissance de l’histoire et manifestez l’aliénation des agents du néocolonialisme dont vous semblez êtes l’un des fiers et dignes représentants.
Revenons à l’histoire afin que vous sachiez que vos textes n’ont aucune légitimité et aucun poids juridique devant la souffrance actuelle de l’Afrique.
La France avait été, vous vous en doutez, colonisée par l’Allemagne Nazi d’Hitler. A cette époque, le moyen par lequel l’Allemagne de Hitler la dominait était de rattacher le Franc français au Mark allemand. Ainsi, l’Allemagne avait dévalué le Franc Français au point de fragiliser toute l’économie de la France. C’était cela la laisse coloniale allemande contre la France. Une fois qu’elle s’est libérée de cette dictature grâce en partie aux soldats africains devenus tirailleurs, elle a rompu avec ces liens monétaires. Elle a créé et fonctionné jusqu’ici avec sa propre monnaie. Mais ce qu’elle a fait d’immonde, une fois lancé à la quête du butin de la colonisation à Berlin, c’est d’avoir reconduit le même système de domination sur ses colonies. Alors même qu’à l’issue de la guerre, elle se trouve fragilisé, elle crée pour ses colonies le Franc des colonies françaises d’Afrique. Cette monnaie est, au commencement, plus forte que le Franc Français (1 FCFA = 20 FF). L’objectif étant, en principe, d’empêcher les autres pays du monde de faire aisément le marché avec les pays de la zone franc FCFA et donc, de s’approprier les richesses aux dépens de la France. Une fois cela évité, la France dévaluera la Franc CFA (1FCFA = 0,02 FCFA). Son objectif était clair : s’assurer que les matières premières convoitées lui reviennent à vil prix sinon gratuitement. Voilà le premier objectif de cette laisse coloniale. Si la France à toujours considéré le nazisme comme un crime contre l’humanité, il est honnête de dire que le FCFA est un crime contre l’humanité car, c’est un héritage du nazisme.

Davantage, allons en profondeur pour exposer la démarche. D’abord, au sujet de l’appellation de cette monnaie qui n’appartient pas aux pays où elle est utilisée, sachons que c’est la France colonisatrice qui crée la zone Franc CFA dans 14 pays africains. Son objectif était de booster le Franc Français alors affaiblit par l’Allemagne Nazi lors de sa colonisation. Puis en 1945, elle crée le Franc des Colonies Françaises d’Afrique qu’elle dévaluera aussitôt. C’est le nom qui convient le mieux à cette laisse. Car, qu’il soit nuancé en 1958, pour devenir le Franc de la Communauté Française d’Afrique et en 1960, dans les pays de la zone UEMOA, le Franc de la Communauté financière Africaine et pour ceux de la zone CEMAC, le Franc de la Coopération Financière en Afrique centrale, il s’agit simplement de simples manipulations terminologiques pour désigner la laisse coloniale qu’est le FCFA.
Ensuite, au sujet des textes qui régissent ledit FCFA dans les institutions bancaires centrales des pays utilisant cette monnaie : la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest), La BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale) et la BCC (La Banque Centrale des Comores), M. le gouverneur de la BCEAO, vous semblez passer sous silence le fait que, dans le conseil d’administration de ces banques, siège la France avec un droit de véto. Ce qui lui permet de s’opposer à toutes les mesures prises contre les intérêts immédiats ou lointains de la France. Ceci traduit l’un des obstacles à la souveraineté desdits pays sur la gestion de leurs banques et de cette monnaie.
Voici à quoi renvoient les principes majeurs des accords monétaires du FCFA. Il y a le principe de la libre convertibilité du FCFA. Il s’agit ici de la garantie française de convertir en Euro de tous les FCFA qui viennent de la zone FCFA (1 Euro = 656 FCFA). Le second principe est celui de la fixité des parités. Ici, il doit avoir un lien fixe entre le FCFA et l’Euro. L’Euro ne sera jamais inférieur au FCFA, ni ne pourra varier à cause du FCFA, mais l’inverse est possible. Le troisième principe est la libre transférabilité des fonds. Ici, les investisseurs étrangers et locaux peuvent transférer leurs capitaux dans leur pays d’origine et de leur pays d’origine pour les pays de la zone FCFA, ceci concerne aussi bien le capital que les bénéfices. Le quatrième et dernier principe est celui de la centralisation des changes qu’on connaît sous le nom des comptes d’opérations. C’est à travers ce dernier principe que se fait l’arnaque financière du siècle.
Les comptes d’opérations sont des comptes logés dans le trésor français où les pays de la zone franc CFA doivent verser, sous l’exigence de la France, des sommes colossales pour payer les services qu’elle lui rend lorsqu’elle se propose d’assurer la libre convertibilité du FCFA, la parité fixe et la transférabilité des fonds. En 1973, les pays de la zone franc CFA devaient verser 65% de leur revenu dans ledit compte d’opération. Aujourd’hui, grâce aux critiques, la France est passée à 50% desdits revenus. Donc, le citoyen africain lambda qui travaille et gagne 1000 FCFA, doit recevoir 500 FCFA et l’Etat doit reverser 500 FCFA dans le trésor français. Aucune raison légitime de fond n’explique que cet argent y soit versé. Seul le principe arbitraire de la centralisation des changes figurant dans ces textes l’exige et mérite d’être clarifié.
Sur le marché des changes, c’est-à-dire le marché de la monnaie, c’est la loi de l’offre et de la demande. Chaque monnaie se défend en fonction de son importance sur le marché. Et si une monnaie est moins forte que celle avec laquelle elle veut faire une transaction, c’est à elle d’équilibrer la balance commerciale et de perdre des dividendes. Donc, si vous avez le FCFA et que vous voulez commercer avec les USA, c’est en dollars que vous achèterez et non en CFA. Et les USA doivent bénéficier des dividendes issus de ladite transaction. En ce qui concerne les pays de la zone CFA, les accords de coopération monétaire les contraignent à solliciter auprès de la France leur monnaie. Car, ils ne peuvent pas directement commercer avec les autres devises. L’offre des pays de la zone FCFA est d’acheter les CFA à la France qui utilise l’Euro et non plus le Franc Français (FF). Donc au lieu de payer 100 FCFA pour 1 Euro, on paie désormais 656 FCFA pour 1 Euro. Le passage de la France à l’Euro a dévalué le FCFA. Sur le marché des changes, l’offre devient donc supérieure à la demande. Cela revient à dire que les Africains doivent acheter en une devise reconnue dans le système monétaire mondiale (ici l’Euro) leur propre monnaie. Or, pour éviter d’être absorbés voire détruit par ce système monétaire mondial colossal, où la variation des taux de change pourrait aggraver la dévaluation du FCFA, France exige que ces pays reversent 50% de leur revenu dans ses comptes d’opérations. C’est avec cela que ces pays paient en Euro pour que la France assure la convertibilité du FCFA, la parité fixe et la transférabilité.
A présent montrons en quoi cette logique des comptes d’opérations est mensongère et illégitime. D’abord, il y a une grosse fourberie ici qui consiste à faire croire aux pays africains de la zone FCFA qu’ils ont une monnaie. Car on se demande comment avoir une monnaie dont on est obligé de l’acheter en devise étrangère pour l’utiliser aussi bien à l’intérieure qu’à l’extérieure ? N’est-ce pas la preuve que ce FCFA n’a jamais été et ne sera jamais une vraie devise ? Depuis 1945 jusqu’à ce jour, de cette manière, la France prive les citoyens africains de leurs revenus et donc organise la misère. Voici pourquoi elle est coupable et pourquoi elle reste redevable à l’Afrique et que vous semblez vouloir dire qu’elle n’a rien à verser aux Banques centrales africaines des pays de la zone franc.
Par la suite, tâchons de nous inspirer des analyses critiques d’un éminent économiste, le Pr AGBOHOU, pour voir si la France respectent les accords de coopérations financières avec les pays de la zone CFA. Vous pourrez voir comment vous participez à la mystification qui voudrait laver la France et cette laisse coloniale de tout défaut criminel.
Au sujet de la convertibilité du Franc CFA. La France dit devoir garantir la libre convertibilité illimitée du Franc CFA. C’est dire que le FCFA est convertible dans n’importe quelle autre monnaie. Et donc, dans n’importe quel bureau de change, il peut être converti. Seulement, remarque le Pr AGBOHOU, dans la réalité, « le franc CFA n’est pas convertible ». Il se fonde ici sur les expériences multiples des citoyens africains issues des pays de la zone CFA qui, une fois dans les aéroports de France et étrangers, ne parviennent jamais à convertir leur argent (FCFA), vu qu’il n’est pas reconnu. Davantage, la même convertibilité n’est pas possible entre les pays de la BCEAO et de L’UEMOA. Car un ivoirien et un camerounais ne peuvent pas convertir le même FCFA et vice-versa. Du coup, il est difficile de faire circuler le Franc CFA dans les pays de la zone CFA. Ainsi la France a pris des dispositions pour diviser commercialement ces deux zones monétaires. Pourtant, les africains doivent commercer avec elle-même.
Par ailleurs, pour le Pr AGBOHOU, il est faux que la France prétende assurer la garantie de convertibilité illimitée du FCFA. C’est cet argument en plus qu’elle avance pour justifier sa présence aux conseils d’administrations des banques des pays de ladite zone. Aussi, c’est la France qui décide de la quantité d’argent qui doit circuler dans ces pays, et alors, a le contrôle sur la quantité d’argent qu’elle doit fournir à l’Afrique. Nous savons que c’est à Chamalières qu’est fabriqué le CFA. On remarquera aussi que la France ne peut pas fournir les Euro à l’Afrique, vu qu’elle n’a pas le pouvoir de fabriquer cette monnaie. Avec cette incapacité, elle ne peut pas assurer le caractère illimité de la convertibilité du FCFA.
Au sujet du principe de la fixité des parités, la France veut nous assurer que taux de change reste fixe et ne varie pas. La France voudrait nous assurer qu’ainsi on ne court pas le risque d’avoir une monnaie faible et en plus, instable. Le Pr AGBOHOU observe qu’il ne s’agit là que d’une pure manipulation. Elle cache le fait que sur le marché international, avec une monnaie forte, le FCFA n’est pas compétitif. Dans ce cas, elle ne peut pas vendre à l’extérieur, et se contente d’importer les produits extérieurs. Car la concurrence est telle que ses produits, parce qu’ils sont trop chers pour le commerce extérieur, en raison de son lien avec l’Euro, elle ne pourra trouver une clientèle. Ainsi, ces pays accusent déjà un déficit de la balance commerciale. « Or, dit le Pr AGBOHOU, nous importons déjà capitaux, donc on a déjà un déficit de la balance des capitaux. Nous importons des services, donc au niveau de la balance des invisibles nous avons encore des déficits. Ce qui veut dire que la somme algébrique de la balance commerciale, de la balance des invisibles et de la balance des capitaux, qu’on appelle la balance des paiements, elle est, de façon structurelle, négative, elle est déficitaire. Or, l’une des conséquence majeur de la balance des paiements, c’est la dévaluation du Franc CFA ». Avec cette dévaluation du FCFA, dû au fait d’un commerce fondé sur l’importation, on ne pourra pas se développer.
Avec l’inverse de ce principe de la fixité de la parité, la dévaluation du FCFA avec l’arrivée de l’Euro est fortement à l’avantage des pays étrangers, et de la France elle-même. Si le Franc CFA reste fixe lorsque l’Euro augmente, alors celui qui vient de la zone Euro pour faire le marché en Afrique, il s’approprie gratuitement des ressources naturelles de l’Afrique. Car avec 1FF, on avait 100 FCFA. A présent, avec 1 Euro, on obtient 656 FCFA, soit 6 fois plus qu’avant. Pour le kilo de café, coutant 500 FCFA, il fallait 5 FF, et donc pour 10 kilos de café, il fallait 50 FF. Actuellement, alors que le kilo de café est le même, avec 1 Euro, on obtient 1,25 kg. Avec 10 Euro, le citoyen de la zone Euro aura 6560 FCFA, il pourra acheter 13 kilos. Donc, 3 kilos gratuitement.
C’est désormais par là, que n’officiant plus directement sur le sol africain, la France peut se permettre de se servir gratuitement ou presque sur les richesses africaines. Le Franc CFA a dès lors un coût fort pour le simple paysan ou les masses populaires qui ne peuvent pas alors avoir accès aux crédits pour investir. Les banques des pays de la zone franc ne font pas de crédits aux investisseurs locaux pour booster la production. Et moins d’investissements entrainent le sous développement car sans infrastructures, pas de travail ni de salaire et donc la débrouillardise prend le pas dans l’économie de la zone franc. Les populations qui font vivre le FCFA n’ont pas en retour les avantages de cette laisse en termes d’infrastructures routières, sanitaires, éducatifs et sécuritaires. Comment ces populations là, celles qui vivent cette misère au quotidien peuvent-elle apprécier selon vous le Franc CFA ? Le principe de la liberté dans la circulation de la monnaie dans les pays de la zone FCFA, ne pouvant pas être suffisamment assuré par les investisseurs locaux, en raison de l’action efficace des français dans les organes décisionnaires des institutions bancaires, la France se taille la part du lion en devenant le principal investisseur dans ces pays et peut alors s’offrir à vil prix les ressources naturelles dans ces pays.
Vous voyez donc que, pour s’assurer de la prétendue légalité de cet état de fait, La France s’est assurée que ce que vous appelez Textes de la BCEAO et de l’UEMOA soit en sa faveur, tout en laissant croire qu’elle est une solution miracle pour l’économie africaine. Mais vous, ignorant ce que signifie la misère dans son essence, celle dont le paysan, l’artisan, le diplômé chômeur, le bye and sellam vivent au quotidien, vous y voyez une aubaine et non l’arme de ce crime. Votre ignorance de l’histoire vous autorise à défendre l’indéfendable. Vous êtes un fils de l’Afrique qui sert les intérêts de son bourreau, quand vous persistez à sanctifier le Franc CFA.
Par ailleurs, en estimant que les critiques du système actuel sont rarement appuyées par des études scientifiques crédibles, de quelles études avez-vous besoin pour évaluer la pauvreté des Africains ? Doutez-vous que la misère, la souffrance, le manque d’infrastructures sont des réalités en Afrique francophone utilisatrice du FCFA ? Avez-vous besoin que nous vous amenions des vidéos d’enfants mourant de faim que les occidentaux ont du plaisir à venir filmé chez nous ? Monsieur le Gouverneur de la BCEAO, même seules de simples observations sur le terrain peuvent permettre de conclure que le franc CFA nous maintient dans le chômage, dans la pauvreté et nous avilie. N’avez-vous pas honte de voir vos frères Africains s’embarquer sur des bateaux de fortune et aller chercher une vie meilleure en Europe pour cause de souffrance en Afrique ? Nous, nous en avons honte, et nous sommes convaincus que c’est dû au FCFA, qui empêche l’industrialisation de nos pays. Veuillez nous expliquer comment une industrie en pays CFA peut concurrencer sur le plan international si 50% de ses ventes à l’international doivent rester en France ? Veuillez revoir vos positions et comprendre que vous gagnerez bien plus d’argent en devenant investisseur industriel par exemple en Afrique sans le CFA que de continuer à bénéficier des ristournes officieuses de la part de la France pour vos actions en maintenant l’existence du Franc CFA. N’avez-vous pas envie de devenir les prochains PEUGEOT, TOYOTA, HONDA ou autre en Afrique fabricant les voitures par exemple ?
Davantage, vous êtes ignorant ou semblez passer sous silence le fait que certains lieder ont pris la parole et affirmé que toute la misère de l’Afrique vient de ce pillage que la France exerce depuis toujours. Jacques Chirac, Vladimir Poutine, un grand journal allemand, marie Lepin, Laurent Gbagbo, Idris Déby-Itno et bien d’autres ont déjà eu à signaler le mal que le FCFA fait à l’Afrique. Point n’est besoin de leurs discours ici pour que vous vous en rendiez-compte.

Monsieur le Gouverneur, l’entité COPOJA (collectif pour la promotion et l’orientation de la jeunesse africaine) vous donne à travers cette lettre la position de la jeunesse africaine et de l’ensemble des africains honnêtes et soucieux de l’avenir du continent.

Le COPOJA
www.jeunessepanafricaine.org/copoja2015@yahoo.fr

Lundi 19 Décembre 2016
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