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Entre réconciliation et soumission, quelle option Ouattara a-t-il choisi ?


Alassane Ouattara veut-il réconcilier les Ivoiriens ? C’est une question que personne ne semble vouloir se poser, tant il est évident pour tous qu’un chef d’Etat qui s’est emparé du pouvoir au terme d’une guerre civile n’a d’autre priorité logique que de ramener la cohésion sociale s’il veut gouverner en rond selon les canons d’une république. Cette évidence est si marquée dans le subconscient collectif ivoirien, que le mot ‘réconciliation’ s’est imposé à tous. Y compris à Alassane Dramane Ouattara qui a mis en place à grand renfort de publicité la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) en septembre 2011.
Depuis bientôt 2 ans, de l’avis général, cette structure fait du sur-place. Les médias d’Etat, sollicités à foison pour servir de relais de propagande, font beaucoup de bruit que, du reste, personne n’écoute plus. A l’image des partenaires au développement, qui ne se gênent plus désormais pour interpeller le chef de l’Etat ivoirien sur le dossier réconciliation.
A force, Alassane Dramane Ouattara a fini par leur jeter à la figure que cette priorité n’est pas la sienne, étant entendu que les occidentaux eux-mêmes ont mis des décennies à réconcilier leurs peuples.
Au final, 2 ans après le 11 avril 2011, les Ivoiriens se regardent toujours en chiens de faïence. Pire, la haine silencieuse s’installe insidieusement dans les cœurs et chairs meurtris. Et les ingrédients d’un autre Rwanda se mettent en place sans que cela n’émeuve les pouvoirs publics qui, à l’inverse, n’ont d’autre souci que de veiller à mettre en place au plus tôt une dictature qui impose silence et soumission.
Force est donc de se rendre à l’évidence. Alassane Dramane Ouattara est en quête de tranquillité pour gouverner selon ses propres critères. Le vocable ‘réconciliation’ lui sert de subterfuge pour mettre en œuvre son plan de soumission. Le disant, nous fondons notre conviction sur un argumentaire appuyé sur les faits suivants.
Lorsque Alassane Dramane Ouattara s’installe au pouvoir le 11 avril 2011 avec les armes de la France de Sarkozy, il fait détenir, 24 heures durant à son quartier général de campagne où il réside lui-même, son adversaire Laurent Gbagbo vaincu, sans lui accorder un regard. Un vainqueur soucieux de se réconcilier avec cet adversaire et surtout avec ses partisans aurait fait, dès ce 11 avril 2011, un geste de ‘gentleman’. Ouattara ne l’a pas fait.
Pire, le lendemain, il expédie son adversaire comme un colis encombrant à Korhogo, à la merci de Koffi Fofié, un des com’zones de la rébellion de Soro Guillaume, accusé de crimes contre l’humanité par l’ONU. D’avril à novembre 2011, Laurent Gbagbo y subit les sévices les plus dégradants pour un ancien chef d’Etat. Au vu et au su de tous. Comme pour dire aux partisans du président déchu qu’il n’a pas besoin de leur adhésion à sa politique pour gouverner en rond.
Puis, le 29 novembre 2011, à la surprise générale, Alassane Dramane Ouattara livre lui-même son adversaire crédité d’au moins 50% de soutien populaire à la CPI, à La Haye. Pourquoi le fait-il alors que rien ne l’y oblige et qu’il sait pertinemment qu’il s’aliène ainsi durablement les mauvais sentiments d’au moins la moitié des Ivoiriens ? Simplement parce que la réconciliation n’est pas sa tasse de thé. Il en a si peu cure qu’il maintient en prison, dans des goulags séparés à travers le pays, l’épouse Simone et le fils Michel de son prédécesseur, le chef d’Etat qui lui a fait payer 10 millions de francs cfa de pension mensuelle de 2001 à 2011. En dépit de leurs divergences politiques. Durant 10 ans !!!
Plus généralement, tout le monde sait que le FPI est le parti le plus significatif dans l’Opposition ivoirienne. Alassane Dramane Ouattara ne peut donc ignorer que tant qu’il n’aura pas obtenu de modus vivendi avec ce parti, il devra se contenter de gouverner avec, au plus, 50% de légitimité. Or, depuis plus de 20 mois, Alassane Dramane Ouattara maintient les principaux dirigeants de ce parti en prison dont le Président Pascal Affi N’Guessan et le 1er vice-président Abou Drahamane Sangaré. Et, au total, pas moins de 500 partisans réels et supposés de Laurent Gbagbo croupissent dans les mouroirs du pays. Sans jugement. A ceux-ci, il faut ajouter les quelques 70.000 Ivoiriens en exil qui hésitent à rentrer au pays, au vu de ce qu’ils savent du sort de certains de ceux qui ont osé franchir le Rubicon.
Pour couronner le tout, il y a moins d’une semaine, le traitement réservé à Mme Simone Gbagbo, ramenée manu militari sous anesthésie à Odienné contre l’avis du médecin traitant, achève de convaincre que le chef de l’Etat suit un autre agenda aux antipodes de la réconciliation. Alassane Dramane Ouattara, comme tout ‘monocrate’ bien trempé, ne supporte pas que ceux qu’il a vaincus par les armes (même si c’est la France de Sarkozy qui a fait le travail) lui opposent des droits. Sa démarche est donc claire et sans ambages depuis le 11 avril 2011. Elle est la même pour tous. Pour gagner la tranquillité, synonyme pour lui de stabilité, il a choisi de substituer la soumission à la réconciliation. Y compris pour ses alliés du RHDP. C’est le sens profond de la loi d’habilitation que le parlement monocolore a récemment votée sans broncher.



Par Bamba Franck Mamadou
In Notre Voie

Mercredi 15 Mai 2013
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