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Électricité, carburant : Le Fmi coince Ouattara



Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour faire face aux pressions exercées par la hausse mondiale des prix de l’énergie, notamment sur les mécanismes d’ajustement, de fiscalisation et de subvention des prix des produits pétroliers et de l’électricité. C’est la principale recommandation de la mission conjointe Fmi-Banque mondiale qui a séjourné en Côte d’Ivoire du 19 septembre au 3 octobre. Il s’agit de discuter avec les autorités ivoiriennes de la deuxième revue du programme soutenu par la facilité élargie du crédit. Dans la déclaration qu’il a faite à la presse, hier, à l’auditorium de l’immeuble Sciam, le chef de mission, Michel Lazare, a indiqué que la mise en œuvre de certaines réformes a pris du retard.
Notamment celles ayant trait à l’énergie et à l’électricité, deux secteurs dont le Fmi refuse que l‘Etat supporte seul le déficit. Un clin d‘œil au gouvernement qui avait promis de faire appliquer le mécanisme d’ajustement automatique du prix à la pompe et ajuster les prix de l’électricité. Interpellé, le ministre de l’Economie et des Finances, Charles Koffi Diby, a fait observer qu’il n’est pas facile pour le gouvernement de prendre certaines mesures. Il a révélé que le secteur de l’électricité traine un déficit de 129 milliards FCFA contre une estimation de 69 milliards FCFA. « C’est vrai qu’il faut bien arriver à un équilibre du secteur, mais ce sera des mesures difficiles à prendre. Il en est de même pour le carburant. Nous cherchons des moyens de partager le déficit afin d’éviter que l’Etat ne le supporte tout seul », a-t-il dit. Le représentant de la Banque mondiale a indiqué que le gouvernement t est attendu sur la gestion de la dette et la réformer du secteur financier. « Ce sont deux agendas qui nous intéressent en priorité. Car, il ne s‘agit pas de se désendetter pour se rendetter », a-t-il dit. La mission a tout de même expliqué que des progrès ont été réalisés dans l’avancement des réformes structurelles « dont la plupart visent à renforcer la gestion des finances publiques et améliorer le climat des affaires ». C’est pour cela qu’elle table sur une croissance de 8,6%. « Mais ce ne sont que des projections. Il reste encore un trimestre », nuance Michel Lazare.

J-S Lia in Notre Voie
Jeudi 4 Octobre 2012
La Dépêche d'Abidjan



Économie
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