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Éducation Nationale – La ville de Bondoukou se vide de ses enseignants !


Éducation Nationale – La ville de Bondoukou se vide de ses enseignants !
Il aurait été séant que ce soit les élus de la ville de Bondoukou qui appuient sur la sonnette d’alarme. Mais, devant leur silence coupable parce que plus obnubilés par la course aux postes électifs et au positionnement dans les hautes sphères de leurs partis politiques et de l’administration, j’aimerais une fois de plus attirer l’attention des autorités sur la situation dramatique de l’école dans la région du Gontougo, essentiellement due aux départs massifs et incontrôlés des enseignants vers des zones déjà en sureffectif numérique en termes d’enseignants. Tous ou presque, migrent invariablement vers la ville d’Abidjan et ses banlieues où ils sont payés à ne rien faire puisque ne travaillant pour la plupart que pendant six ou huit heures hebdomadairement pour les plus chargés au lieu des dix-huit ou vingt et une heures requises par les normes pédagogiques en vigueur. Au lycée moderne 1 de Bondoukou où j’exerce, c’est à une saignée continue que nous assistons depuis la publication des résultats des exéats qui constituent la voie officielle et normale en matière de départ et d’arrivée, pour le corps enseignant, de ou dans une ville. Toutefois, parallèlement à cette option conforme à la réglementation en la matière, il y a une autre, sujette à marchandage et plus prisée car vierge de tout principe normatif et éthique. Votre départ ou votre arrivée dans une ville y est fonction de votre poche et les enchères montent au fur et à mesure que l’on converge vers l’eldorado d’Abidjan. Aussi, plus vous déboursez d’argent, plus votre dossier est traité avec célérité. Via ce commerce honteux, la région du Gontougo réputée sinistrée, se vide pernicieusement de ses formateurs, de ses ingénieurs de l’esprit. Dans ce capharnaüm organisé, savamment pensé, il n’est pas rare de voir des classes avec seulement deux ou trois enseignants. Nos pauvres apprenants, sans voix ni moyens, sont évalués sur cette base et admis soit à passer en classe supérieure soit à redoubler. Alors, comment obtenir de bons résultats aux examens lorsque les élèves sont formés dans d’aussi putrides et exécrables conditions ? A la veille de la rentrée scolaire, plus précisément le 16 Septembre dernier, sur le plateau du 20h de la RTI1, Madame le Ministre de l’Education Nationale, répondant à une question du journaliste de service, Monsieur David Mobio, s’offusquait du déficit d’enseignants ; ce qui aurait motivé le recrutement d’enseignants contractuels. Avec tout le respect dû à Madame le Ministre, je m’inscris avec véhémence en faux contre cette réponse qui est loin de refléter la vérité. Elle est peut-être victime des rapports manipulés qui lui sont présentés pour ce qui concerne la répartition des ressources humaines relevant de son Ministère. Il y a certes un déficit d’enseignants. Mais, ce déficit est à des distances astronomiques des dimensions pantagruéliques qu’on s’emploie faussement et malhonnêtement à lui donner. La preuve en est que certains enseignants contractuels recrutés sont en ce moment en sous horaire dans certains établissements parce qu’affectés là où il n’y a aucun besoin. C’est dire que le problème, à la vérité, ne se pose pas en termes d’insuffisance d’enseignants mais plutôt en termes de mauvaise répartition. Nombreux sont les établissements de la capitale économique où les enseignants sont en surnombre. Certains, selon des indiscrétions n’auraient même pas d’emploi du temps et baignent dans l’oisiveté la plus absolue. C’est quasiment le même spectacle dans les villes attenantes, les banlieues alors que dans les villes comme Bondoukou, Tanda, Assueffry, Transua …, on oblige des enseignants à fournir des efforts surhumains à travers des heures supplémentaires pour ne recevoir en retour que des ‘’miettetes’’.

L’objectif majeur du chef de l’Etat, est de faire de la Côte d’Ivoire, un pays émergent, à l’orée de l’an 2020. Pour ne pas faire de ce noble dessein, une fantasmagorie, il serait souhaitable de donner à l’école ivoirienne, la place qu’elle mérite. Avec ces tares volontairement développées çà et là par ceux-là mêmes qui sont censés remettre l’école sur les rails, on ne peut que être gagné par le découragement. Ces défaillances volontaires ont été décriées sous Laurent Gbagbo, avec des plumes vitriolées, des propos quelquefois, à la limite de la courtoisie. Nous n’avons pas le droit de rééditer les mêmes erreurs qui ont perdu nos prédécesseurs. Bondoukou est bel et bien une ville de la Côte d’Ivoire et ses fils et filles ont aussi droit à l’instruction, à l’éducation. J’en appelle à une vigilance accrue de la part du premier magistrat de ce pays, Monsieur Alassane Ouattara. Je vous invite à faire des problèmes de l’école, une affaire personnelle. Cela parce que, en toute franchise, j’ai l’impression que des difficultés qui sont clairement évitables y sont artificiellement montées pour desservir les intérêts égoïstes de certaines personnes qui n’ont manifestement cure de l’intérêt supérieur de la nation. Je sais que l’âge que vous avez aujourd’hui ne vous permet plus d’avoir cette impétuosité, ce dynamisme qui vous caractérisaient lorsque vous teniez la Primature, mais je vous prie d’accorder une attention particulière à ce secteur déterminant de la vie de la nation qui, à mon sens, va un peu à vau l’eau. Que Dieu nous garde !

DIARRA CHEICKH OUMAR
Diarra.skououmar262@gmail.com



Lundi 8 Octobre 2012
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