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Éditorial - Le roi Ouattara est nu


Éditorial -  Le roi Ouattara est nu
C’en devenait presqu’une éternité. Après ces trois jours d’enfer et les sulfureuses accusations de ceux qui sont nés avec la morgue dans le verbe, j’ai pu lire enfin les journaux. Surtout ceux qui sont en face de nous et qui devaient, à l’évidence, trouver dans ces événements matière à accuser, par euphémisme sans doute, le front populaire ivoirien, pour ne pas pousser le ridicule de dire que c’est Gbagbo lui-même qui coordonna la prise des deux camps militaires d’Akouédo. Et je ne fus pas déçu de la démesure dans laquelle la plupart se sont vautrés par tradition et par haine.
L’un d’entre eux s’est même permis de sortir certaines phrases du secrétaire général du FPI de leur contexte pour montrer qu’elles étaient d’amples preuves. Ainsi, pour avoir dit, je cite : « Le FPI se réveille, vous verrez. Ce n’est qu’une question de temps », fin de citation, Laurent Akoun mérite aux yeux du Patriote de faire un petit tour dans les goulags nordistes d’Alassane Ouattara et, pourquoi pas, pendant qu’on y est, d’être accusé de crime contre l’humanité dans le but évident de le déporter à la CPI. Ce journal a pourtant divisé la carte de la Côte d’Ivoire en deux, considérant que la partie septentrionale devait être rattachée au Burkina Faso. Quelques mois plus tard, la rébellion s’installait sur les parties indiquées et nul ne fit pourtant le moindre procès d’intention à leurs patrons et au plus illustre d’entre eux M. Ahmed Bakayoko. Un auteur dont j’ai oublié le nom a écrit un jour que l’ignorant croit toujours que le silence de l’autre est une preuve de faiblesse.
Mais à l’image de ce journal, le ministre de l’intérieur a affirmé que ceux qui avaient attaqué les casernes militaires étaient des apatrides. On peut comprendre l’émotion et la nervosité qui vont avec ce genre de situations, surtout lorsqu’on ne semble pas s’y être préparé. Cela dit, un ministre d’une République qui décrète que des inconnus, parce qu’ils ont attaqué un pays, seraient sans nationalité me semble d’une puérilité déconcertante. Surtout que dans la même journée, il tente ensuite de donner un visage à ces assaillants en accusant sa cible favorite les pro-Gbagbo. Va-t-il donc leur nier la nationalité et les déclarer apatrides ? Après tout, en ouattarandie, toutes les lignes rouges se franchissent allègrement. Surtout quand elles conduisent à la mise à mort de l’adversaire politique.
Ceci dit, la lecture des journaux verts m’a permis de comprendre que ce qu’ils tentaient de cacher était moins leur douleur que la réalité que Ouattara était dorénavant un roi nu. Pourquoi ? Le 11 avril 2011, Alassane Ouattara n’a pas seulement triomphé du président Laurent Gbagbo qui fut arrêté ce jour-là par les français après d’intenses bombardements de sa résidence ; on ne le sait que trop. Ouattara avait théorisé le carnet d’adresses comme arme politique pour venir à bout des réticences d’un peuple. La crise postélectorale lui donnait en effet raison que le monde entier était avec lui. Et on entendait aussi ces phrases de partisans engoncés dans des rêves inimaginables, persuadés que la Côte d’Ivoire ne serait plus jamais pareille avec Ouattara au pouvoir. « Si certains pouvaient utiliser les avions de leur pays pour lui, que ne donneraient-ils pas d’autre qu’il demande ? ». Puis ces aficianados nous apprirent aussi que les attaques n’étaient plus permises parce qu’elles étaient sans avenir. Tous savaient que derrière les FRCI, il y aurait des soldats français de la force Licorne. Parce que Ouattara est leur ami. Bref, c’est ce mythe qui est tombé avec les attaques des commissariats à Yopougon et à Abengourou. Ce mythe s’est effondré le lendemain lorsque les assaillants ont mis le cap sur les deux camps d’Akouédo où ils n’ont, de mémoire de Jeune Afrique, rencontré aucune véritable résistance. Qui tient ces camps et quelles sont les capacités opérationnelles de ses pensionnaires ? Dans un pays sérieux, ce sont ces questions que les médias se poseraient et auxquelles une enquête sérieuse apporterait des réponses. Mais poser les questions de façon démocratique comporte des périls pour Ouattara. Car, il ne veut pas qu’on sache que son système sécuritaire comporte des failles et que la réputation des FRCI n’est assise que sur des rivalités ethniques, y compris sur un profond sentiment de trahison que ne cachent plus la plupart de ceux d’entre eux qui ont été proscrits. Ouattara veut aussi dissimuler le malaise Soro, discrètement débarqué du gouvernement sans que son parachutage à l’Assemblée nationale ait réussi à apaiser sa rancœur. Ils savent tous cela. Mais il faut accuser le FPI et les pro-Gbagbo pour faire bien. Et botter en touche sur ce genre de boomerang qui risque de revenir comme des ressacs. A demain, peut-être, n’est-ce pas ?

Joseph Titi in Aujourd'hui

Mercredi 8 Août 2012
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