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EXHIBITIONNISME DE MAUVAIS GOÛT


EXHIBITIONNISME DE MAUVAIS GOÛT
Depuis quelque temps déjà, il y a une espèce de gangrène qui se repend sur l’une des jambes de la musique à telle enseigne qu’elle s’exécute de façon unijambiste. Il ne se passe pas de jour, où cette gangrène musicale ne traîne ses souillures sur les bonnes mœurs. Elle suit son cours et s’est accostée précipitamment à notre environnement immédiat tel un bateau en difficulté dans les eaux sous un ciel nuageux. Si cette gangrène pouvait se contenir dans sa propre sphère d’érosion, l’on n’aurait rien eu à redire. L’on se serait simplement écrié : Ô ! Ce sont des secousses passagères. Le temps de vivoter, elles passeront sans dégâts et s’en iront dans le lointain à mille lieux de l’entendement. Et puis chacun de nous, aurait continué son chemin, face aux problèmes qui, dans le domaine de l’éducation de base à donner aux enfants, s’étendent à perte de vue. Hélas ! Mais ce que l’on prenait pour une simple élucubration d’une grappe de personnages en manque de sensations, peu à peu, s’est installé dans notre quotidien avec son lot de forfaitures asociales. Du coup, des interrogations traversent la conscience collective qui se trouve tenaillée par un lot de vulgarités provoquant une nausée sociale en chacun de nous. A y voir de près-puisque c’est par le truchement de la musique qu’est exposée et exploitée cette déconvenue-il y a lieu de sauver ce qui doit l’être tant qu’il est encore temps. Même si notre plaidoyer n’a rien de commun avec celui des moralisateurs de la vie courante, il est de notre devoir parce que mère ou père, de prévenir cette sorte de paranoïa lyrique qui commence à prendre pied dans la cité en polluant de surcroît les esprits. Car, les consciences en souffrent lourdement par ces temps grisés qui se cherchent eux-mêmes. Ici et maintenant, il faut protéger l’avenir des tous petits, friands de tout ce qui parait être une mode quelle que ce soit sa nocivité. Ce qui fait planer le spectre de la peur des couteaux et pistolets en bois sur nos têtes, est que, c’est la musique qui sert de couverture à ces exhibitions qu’il est donné de voir non seulement dans les lieux publics, mais aussi et surtout sur le petit écran lumineux : La télévision. Or sur ce plateau-là, un os se couvre de chair et un ruisseau soudainement devient océan. De la lumière, l’on peut se retrouver en pleine pénombre. L’impensable et l’inattendue, peuvent être à portée de main. C’est dire que les limites non autorisées, peuvent à tout moment se produire comme poussées dans le dos par le miracle. Ne dit-on pas que le petit écran lumineux est une boîte à effets magiques ? Mis à part cela, les journaux people qui foisonnent depuis le printemps de la presse écrite, se sont mêlés à la danse. A un rythme soutenu, l’on nous fait miroiter toutes sortes de vilenies avec violence. Et les actrices patentées de ce spectacle dénudé, ce sont des filles qui ont trouvé-là, un terrain d’arsenal pour exposer toutes les facettes de la femme sous leurs aspects les plus humiliants et enlaidis. Femme notre mère, notre épouse, notre sœur dont les attributs sont formulés avec vulgarité au nom d’une certaine mode débridée qui voudrait qu’elle soit dévêtue. Tout soit mis au dehors. Mieux, des propos vulgaires du genre : « Nous, on gâte les foyers. Au lit, on est championne des quatre cents mètres plats, patati patata », sont servis aux pauvres individus, sur les visages desquels lesdits propos orduriers sont jetés pêle-mêle. Ces « artistes » d’une zone qui reste à déterminer, sous le couvert d’une nouvelle conception incertaine des arts, se pavanent dans la cité sans vergogne. Loin de nous l’idée de toute critique digne de ce nom, l’on peut dire que ces « nouveaux messies » sont des fabricants d’œuvres de carton dont les rafistolages musicaux ne résistent pas à la forme et teneur d’une mélodie de vraie. Celle destinée avant tout à des êtres éclairés en vue d’éclairer davantage leur vie afin d’amoindrir un tant soit peu, les angles de souffrances sociales endurées. Face à cette musique grippale à tous points de vue, il urge de prendre le taureau par les cornes sans être apeuré par le fait que l’on doit se garder de heurter la tête cornue du buffle. Oui, le buffle vivant dans la sombre et profonde forêt, est une bête sauvage qui, à tout moment peut se retourner contre l’arbre sous les feuilles duquel il a trouvé ombre protectrice. Alors que le taureau lui, est domestique et peut s’accommoder de la toge domestique en parodiant l’être humain au niveau de la réflexion à demi-teinte. En conclusion, il faut analyser toute œuvre avant son exploitation publique. Faute de quoi, l’avenir des tous petits risque d’être joué sur une trompette aux notes déshumanisées. Auditrices et Auditeurs du Carrefour Weekend, sans jouer les préfets de discipline comme il en existait dans les collèges catholiques, je vous prends à témoins. Simplement, sur l’Autre Face de la Mélodie.

Valen Guédé
Valen_guede@yahoo.fr
Lundi 21 Juillet 2014
La Dépêche d'Abidjan



Arts et Cuture
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1.Posté par Pla Monique le 21/07/2014 02:06 | Alerter
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e peux vous dire qu'en France, on ne voit pas ca a tout moment, c'est souvent reservé aux sorties en boite de nuit et il y a peu de parents qui acceptent de voir leurs filles dénudées à ce point, souvent elles sortent avec un sac ou elles cachent leur pseudo- vêtements pour les enfiler à l'extérieur dans des toilettes quelconques ou dans les voitures avant d'aller dans les boites de nuit et ce n'est pas dans toutes les boites que l'on voit ca, plutot dans les tres grandes villes car dans les petites tout le monde se connait et le pot aux roses est vite dévoilés , je crois malheureusement que les clips passant à la télé avec des artistes ou des filles vraiment dénudées est le reflets de ce qu'elle font en pensant que c'est normal d'imiter les chanteuses ou leur danseuses, mais c'est pas la vie la télé et je crois qu'aujourd'hui, les jeunes ne font plus la differences, ils ne comprennent pas que c'est pour le show simplement , comme quoi mesdames les chanteuses, chanteurs ou plus specialement les rappeurs, vous avez une trés grandes responsabilité dans ce que vous créez, n'oubliez pas que l'on vous regarde et on vous imite, il serait peut etre bon que vous même expliquiez aux fans que c est le showbizness et non la vie de tout les jours, ce n'est pas a imiter !

2.Posté par Pla Monique le 21/07/2014 02:07 | Alerter
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vraiment je ne comprends pas pourquoi la vulgarité est à la mode et l'exhibitionnisme deviennent quotidienne à ce point en Cote d'Ivoire mais aussi dans les autres pays autour, poitrine a l'air, bout de tissus qui ne cache presque rien, les fesses limitent à la vue de tous pour certain(e)s sans compter les attitudes et des gestuelles qui ne laisse aucuns doutes sur la personnes. mais pourquoi faites vous ca les jeunes là, expliquez vous ici que l'on comprenne vos mauvaises raisons

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